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BHL ne voyagera plus pour éviter que des guerres ne se déclenchent sur son passage

1/04/2016 | par Alexis Feertchak | dans Philo Contemporaine | 11 commentaires

 

BHL en Libye
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Bernard-Henri Lévy ne quittera plus la France et passera la majeure partie de son temps entre Saint-Paul de Vence et la capitale. C’est ce que le philosophe engagé a dévoilé à la rédaction d’iPhilo dans une conversation touchante de sincérité. Le nouveau philosophe souhaite se désengager de la vie publique car il doit faire le deuil de la Libye. « C’était une erreur, une faute morale », juge-t-il. « J’en ai fait beaucoup dans ma vie. Dans les Balkans, en Ukraine, au Moyen-Orient, en Afrique, beaucoup de conflits se sont déclenchés alors que j’y étais et que je m’exprimais en philosophe. Je mesure aujourd’hui toute l’étendue des conséquences ».

Et BHL d’annoncer tout de go : « Désormais, je vais me consacrer à un livre critique sur ma propre personne. En plus, cela me permettra de dire moins « moi je ». L’usage de la troisième personne du singulier me fera un bien fou pour mieux me comprendre, me mettre à distance. Je pense l’appeler Botul, juge de BHL. Mais c’est un chantier de grande envergure car je dois faire le bilan de toute ma vie. Cet examen de conscience qui récapitulera toutes mes fautes fera plusieurs tomes, j’en suis certain. C’est un vrai tournant pour moi », ajoute-t-il encore. Le philosophe pense même en faire un film, à l’image du Serment de Tobrouk, qui fut tant acclamé par la critique jusque dans les salles de cinéma, à l’époque bondées de monde venu écouter l’intellectuel français. Ce film sera un exercice de style, entre Raymond Queneau et Karl Lagerfeld. En effet, le philosophe nous a révélé que le texte qu’il lira pendant deux heures trente ne comportera aucun « je », une contrainte stylistique particulièrement difficile. Mais ce n’est pas tout, BHL promet qu’il apparaîtra à l’écran vêtu ni de son col mao immaculé et largement ouvert, ni de son complet sombre et cintré. Il concluait en notre présence : « j’ai décidé de me mettre à nu, d’abandonner mon personnage ».

 

Alexis Feertchak

Alexis Feertchak est journaliste au Figaro et rédacteur en chef du journal iPhilo, qu'il a fondé en 2012. Diplômé de Sciences Po Paris et licencié en philosophie de l'Université Paris-Sorbonne après un double cursus, il a été pigiste pour Philosophie Magazine et collabore régulièrement avec l'Institut Diderot, think tank de prospective. Suivre sur Twitter : @Feertchak

 

 

Commentaires

c’est nouvelle tactique commerciale BHLoise.
Et trop tard meme.

par sahli - le 1 avril, 2016


Ce Mr est l’archétype du mensonge et de la manipulation , sa responsabilité dans les atrocités en Lybie et ailleurs depuis trente ans est indéniable. aujoud’hui il veut encore nous « flouer  » par sa tentative de mea-culpa et par des nouveaux habits. Il s’est trahit lui meme. Bravo pour sa nouvelle boite de comm pour ce coup , aussi ,commerciale ,mais , malheureusement son image est ternie en France et ailleurs et il restera toujours dans l’histoire le PHILOSOPHE DE LA GUERRE ET DU SANG , et , UN PHILOSOPHE DE PENSEES PARTISANES.

par sahli - le 1 avril, 2016


si cela pouvait être vrai!!!

par nevao - le 1 avril, 2016


Un peu facile ce poisson !!!

par Dupont - le 1 avril, 2016


C’est un poisson d’avril !

par Pensée - le 1 avril, 2016


Merci Alexis pour ce bon fou rire ! Tout le monde en a bien besoin. Et si cette farce pouvait, comme par enchantement, devenir réalité, qui s’en plaindrait?

DGL

par Daniel Guillon-Legeay - le 1 avril, 2016


Trop beau comme poisson d’avril ! Tout y est, ah si même il décidé de faire retraite en silence !

par charlotte clerc - le 2 avril, 2016


J attends le film avec impatience 😂😂😂

Très belle quenelle philosophique 👍🏻😌

par Alan - le 3 avril, 2016


Excellent ! Je me suis délectée !

par isabelle - le 3 avril, 2016


il me semble que ce projet est contradictoire. Il projette de faire son « mea culpa », et de s’installer pour cela dans une attitude philosophique, attitude permettant l’exercice de sa raison critique. Cela présuppose une certaine extériorité, pour le moins une certaine distance, entre ces deux pôles. Qu’est-ce qui lui fait croire en cette distance suffisante?
La simple envie de faire ce « mea culpa » semble prouver l’existence de cette raison. Mais elle prouve tout autant l’existence des errements sa pensée antérieure, pensée qu’il voulait rationnelle. Peut-il vraiment croire en sa capacité de produire une nouvelle pensée rationnelle? La raison n’est pas une puissance autonome, elle est mise en oeuvre par un individu, et il aura beau changer de vêtements, on le reconnaitra à travers sa production à venir.
Vouloir montrer notre pensée rationnelle reste une démarche dans laquelle on se montre soi-même caché/déguisé sous un habit de forme universelle. Ce qui est contradictoire avec la forme personnelle exigée par l’exercice de la confession

par schneider georges - le 4 avril, 2016


Je (re)découvre cet article et j’avoue que le poisson m’a fait bien sourire à postériori… ce devait être une morue qui a abusé de ma bonne foi. J’avais aussi cru au père Noël jusqu’à 8 ans hélas !

par Abate - le 24 avril, 2016



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