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#BacPhilo : la conscience, ce regard de soi sur soi-même

18/09/2020 | par Sylvain Portier | dans Le Bac philo

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LE BAC PHILO : À partir de 2021, les élèves de Terminale se confrontent à une réforme du Baccalauréat. iPhilo se propose donc de publier des extraits d’analyses de notions de philosophie faites par Sylvain Portier dans Philosophie, contrôle continu (Éd. Ellipses). Ce mois-ci, la conscience.


Docteur en philosophie, Sylvain Portier est professeur de lycée en Loire-Atlantique, conférencier et rédacteur en chef d’iPhilo. Il a notamment publié  Fichte, philosophe du Non-Moi (Éd. L’Harmattan, 2011), Philosophie, les bons plans (Éd. Ellipses, 2016) et Philosophie, contrôle continu (Éd. Ellipses, 2014 et 2020). Il a réalisé des conférences pour les Éditions M-Éditer. Un compte philosophique Instagram peut être suivi.


Ce qui définit le sujet c’est la capacité de penser en général et de penser qu’il existe en particulier. Autrement dit, le sujet est ce qui existe physiquement, matériellement, mais aussi comme esprit qui sait qu’il est. L’être humain n’est donc peut-être pas le seul sujet qui existe dans l’univers, mais c’est le seul que nous connaissions à ce jour. Plus précisément, on peut dire qu’être un sujet, c’est pouvoir dire oralement et se dire intérieurement « je ».

Lire aussi : Conscience, liberté et mécanismes cérébraux (Jean-Michel Muglioni)

Mais, comme l’explique Hegel, la conscience n’est pas une capacité seulement passive, une contemplation du fait que l’on existe sans conséquences concrètes. Elle est également un principe dynamique d’interaction entre le sujet et le monde. L’homme va transformer son milieu naturel, inventer des objets, les manipuler, créer des techniques et des technologies toujours nouvelles. Dès l’origine, son but est de maîtriser le monde qui l’entoure, à la fois pour être heureux et pour le simple plaisir de se prouver qu’il en est capable. Autrement dit, la conscience est transcendance du moi, elle inscrit en l’homme une tendance naturelle au dépassement de soi.

Lire aussi : Jean-Paul Sartre : conscience de soi et conscience d’autrui (Daniel Guillon-Legeay)

Reste un problème : si nous savons que nous existons, nous ne savons pas forcément pour autant qui nous sommes. Autrement dit, je sais que je suis, mais sais-je exactement ce que je suis ? Qu’est ce qui fait l’identité du sujet ? La difficulté vient notamment ici du fait que, étant un sujet, je suis un être libre, dont l’avenir reste indéterminé et qui est capable, au moins en partie, de s’auto-déterminer, c’est-à-dire de faire des choix et de refuser certaines choses. Mon avenir n’étant pas écrit d’avance, mon identité profonde ne peut pas être définie comme le serait celle d’un simple objet.

(…)

Pour aller plus loin : Sylvain Portier, Philosophie, contrôle continu, Éd. Ellipses, 2020.

Inclus, un corrigé de dissertation : Suis-je seul au monde ?

 

Sylvain Portier

Docteur en philosophie, Sylvain Portier est professeur de lycée en Loire-Atlantique, conférencier et rédacteur en chef d'iPhilo. Il a notamment publié Fichte, philosophe du Non-Moi (Éd. L’Harmattan, 2011), Philosophie, les bons plans (Éd. Ellipses, 2016) et Philosophie, contrôle continu (Éd. Ellipses, 2014 et 2020). Il a réalisé des conférences (disponibles en ligne) pour les Éditions M-Éditer.

 

 

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