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Plus bête que le foot …

2/07/2016 | par Julien Mirabole | dans Art & Société | 10 commentaires

 

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L’Euro 2016 est l’occasion, pour l’anthropologue, d’observer ce phénomène typiquement français : le mépris du foot. Plus précisément : c’est notre élite intellectuelle, la subtile intelligentsia gauchiste, qui méprise le foot avec le plus de passion et de conviction.
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Voici la théorie : « le foot est un divertissement abrutissant, qui détourne le peuple de ses vrais combats ». Sous-entendu : si seulement il arrêtait de regarder le foot, il prendrait conscience de la vérité et voterait à gauche pour se libérer de l’oppression capitaliste.
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Chers amis intellos, le temps est venue de vous avouer une chose : le peuple est ce qu’il est. Il aime ce qu’il aime. Simplement, il ne partage pas vos idées et vos goûts, ô gauchistes méprisants. Mais comme vous ne pouvez pas admettre qu’on ne soit pas d’accord avec vous, il faut que toute divergence soit une « aliénation ». Arrêtez donc de mépriser le peuple. Sa simplicité est bien plus belle, plus digne, plus noble, plus sympathique que votre mépris et vos idées tordues.

Oui, la pensée est haïssable quand elle se croit supérieure à la bêtise, à la simplicité. La joie est toujours absurde, irrationnelle. On devrait se réjouir de voir les gens s’amuser, se réunir autour d’un jeu si innocent.

On me dit que les supporteurs sont vulgaires ; et alors ? Au moins ils sont vrais, honnêtes, sincères. Que préférez-vous ? Qu’on cache cette réalité que vous ne sauriez voir ? Qu’on fasse semblant ? Une société est composée de gens différents. C’est ce qui fait sa beauté. Mais vous, ô intellectuels méprisants, vous voudriez que tout le monde soit comme vous. Que le peuple aille s’emmerder avec vous dans des pièces d’art contemporain. Quelle idée farfelue, fantasque, mais surtout absurde ! Vous qui prétendez être « intellectuels », votre mépris du peuple trahit votre ignorance profonde de la vie.

On me dit que les supporteurs se battent ; et alors ? C’est beau, une bagarre entre hooligans. Sans blague. C’est sans doute ce qu’ils ont de mieux à faire : ils sont faits pour ça, entraînés pour ça, ils aiment ça : tant mieux, qu’ils s’amusent !

On me dit que le foot repose sur des passions guerrières, l’esprit grégaire et tribal. C’est vrai. Comme la religion, d’ailleurs, qui consiste à se réunir pour des raisons aussi arbitraires que celles qui poussent à supporter telle ou telle équipe. Mais ce penchant, que je n’aime pas particulièrement, est dans la nature humaine. Et il trouve là une expression plutôt innocente. Que voulez-vous faire ? Le cacher sous le tapis, lui aussi ?

Décidément ce mépris est incompréhensible. Il cache quelque chose. Des gens s’amusent autour d’un sport. Quel mal y a-t-il à cela ? Qu’est-ce que ces gens vous ont fait, pour que vous les méprisiez tant ? En quoi vous blessent-ils ? Où vous font-ils mal, exactement ?

Moi aussi, au début, je méprisais le foot, tout simplement parce que je répétais le discours de mon entourage intello-gauchiste. Et puis un jour j’ai compris la vraie nature de ce mépris, et son absurdité. Depuis ce jour, je ne regarde pas plus le foot qu’avant. Mais j’ai cessé de mépriser ce sport et ceux qui l’apprécient.

Quand par hasard je regarde un match, je dois reconnaître que le spectacle est captivant. C’est naturel : le spectacle d’un affrontement produit presque toujours des mécanismes d’adhésion et d’identification : on sympathise avec l’une ou l’autre équipe, on commence à souhaiter sa victoire, et à partir de là on vibre à chaque action. C’est la même logique qui à l’œuvre dans le roman ou le cinéma : empathie pour les personnages. Et même si on ne prend pas parti pour une équipe, on a la curiosité de voir qui va gagner.

Lors des compétitions de foot, les gens se retrouvent dans la rue, les contacts sont plus faciles. Tout autre événement porteur des mêmes effets serait adulé par les mêmes intellectuels gauchistes, qui y verraient une renaissance du « lien social », et autres inepties du même tonneau.

Alors, alors ? Comment expliquer ce mépris ? Tout simplement par le besoin d’avoir raison et de se sentir supérieurs.

Telle est leur aliénation d’intellos, comme je le disais plus haut.

L’amusant, c’est que ce sont les intellectuels, dans l’histoire, qui sont aliénés. Aliénés par leur théorie de l’aliénation, qui est fausse. Les supporteurs sont sincères, entiers, en accord avec eux-mêmes : ils votent ceci, ou cela, à droite, ou à gauche, ou à l’extrême-droite, ou à l’extrême-gauche, et puis ils sont « bêtes », oui, simples, et apprécient un bon match. Les intellos, eux ne se contentent pas de leur tristesse, de leur pessimisme, de leur incapacité à être gais et à se réjouir de choses simples : ils ont besoin, en plus, de mépriser, et de justifier leur mépris par une théorie savante. Au lieu d’assumer leur vie misérable, ils ont besoin – c’est compréhensible – de se consoler, de se leurrer, de se réconforter dans l’idée qu’ils sont très clairvoyants et supérieurs aux autres.

Ah, méprisants, comme je méprise votre mépris !

Je ne peux m’empêcher de voir dans ce phénomène une expression de plus du syndrome français : snobisme et mépris. Toujours le même syndrome : la classe bourgeoise, parvenue au pouvoir, imite la classe aristocratique. Snob étymologiquement « sans noblesse ». Ainsi s’explique, entre mille choses, le mépris de nos critiques d’art pour tout ce qui est simple et accessible. Abyssale sottise des fats…

Alors quoi ? Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Ben rien. Le peuple continue à aimer le foot, et l’élite continue à mépriser le peuple et à se croire meilleure que lui.

Ah, j’oubliais : le foot rapporte de l’argent. Crime suprême !

Oui, décidément, cette gauche qui méprise le foot est méprisable sous toutes ses coutures. Marx l’avait dit : toute histoire se produit deux fois, une première fois comme tragédie et une seconde fois comme farce. Nous vivons à l’âge de la farce. Mais tout de même, on ne s’y habitue pas. La gauche devient trop, en tous points, le contraire de ce qu’elle devrait être.

Alors non, on ne fait pas rien. On fait la révolution. Une révolution culturelle. On rompt avec cette gauche insupportable. On invente l’avenir. Un truc nouveau. La tolérance, la simplicité. Un truc un peu carré, un peu normal. Y en a assez des conneries, de l’hystérie dans tous les sens. C’est plus possible. Y en a marre de vivre dans une société de merde avec une ambiance de merde.

Je rêve d’une autre gauche et d’une autre France. Remplacer tout ce mépris par de la tolérance. Se concentrer sur les combats essentiels, simples et sobres : lutter contre le mensonge, l’hystérie et l’hypocrisie. Eradiquer le chômage, ce que nous saurions très bien faire si seulement nous le voulions. Rétablir la justice économique, c’est-à-dire : faire en sorte que le travail soit récompensé. Rétablir la liberté, la responsabilité, l’égalité, la fraternité, toutes ces valeurs oubliées, enterrées sous un fatras de complexité et de petits scandales quotidiens.

Bref : créer un monde où les gens ne ressentiraient plus le besoin de mépriser les autres, parce que chacun serait libre de s’épanouir de la manière qu’il souhaite. Un monde où les gens ne seraient plus frustrés et perpétuellement jaloux les uns des autres.

Un jour, j’ai rencontré ce phénomène incroyable : une famille gauchiste qui refoulait son intérêt naturel pour le foot, interdisait aux enfants d’y jouer, etc. Cet extrême cocasse nous fait comprendre une chose : ceux qui condamnent une chose avec le plus de virulence sont ceux qui ont pour elle un désir caché. L’Eglise catholique est si violemment homophobe parce qu’elle est majoritairement constituée d’homosexuels refoulés, comme l’a récemment révélé le prêtre polonais Krysztof Olaf Charams. Omar Mateen, le tueur du club gay d’Orlando, était apparemment lui aussi un homosexuel refoulé.

La conclusion de tout cela est claire : le vrai mal du monde, ce n’est pas le mal, c’est l’idée fausse et méprisante que nous en avons. Oui, il y a quelque chose d’encore plus bête que le foot : c’est le mépris du foot.

« Le bien et le mal ne sont pas dans les choses mais dans la pensée. » (Shakespeare.)

« De toutes nos maladies, la plus sauvage, c’est de mépriser notre être. » (Montaigne)

« Aimez-votre prochain comme vous-mêmes », dit la Bible. Mais cela suppose de commencer par s’aimer soi-même.

Entre les terroristes islamistes, les assassins d’extrême-droite et les casseurs d’extrême-gauche, le monde actuel prend l’allure d’une compétition mondiale de connerie. Alors diffusons le plus largement possible ce message à tous les emmerdeurs :

Aimez-vous, bordel, et foutez-nous la paix.

 

Julien Mirabole

Diplômé de Sciences Po et d'un master de Mathématiques, Julien Mirabole est agrégé de philosophie. Professeur de lycée, il se consacre à l'écriture et à l'action politique alternative.

 

 

Commentaires

Excellent ! Ça décoiffe et j’aime ça !

par isabelle - le 2 juillet, 2016


Ce que je n’aime pas dans le foot, c’est qu’il véhicule les valeurs de compétition, d’élitisme, de mérite illusoire, de vedettariat, de maximalisation de profit (toutes valeurs du capitalisme). je n’aime pas non plus ce qu’il induit, le contournement des règles, l’accumulation, l’exclusion des plus faibles mais aussi le sexisme. Seul vaincre l’autre compte. Il valorise l’égo et la démesure et tous les dérapages qui s’ensuivent. Contrairement à ses affirmations, il ne favorise pas la collaboration ni même l’esprit d’équipe, la compétition et la loi du plus fort sont la règle au sein de l’équipe même. Seule la collusion opportuniste contre un autre justifie toute collaboration. Dans le sport, il n’y a pas émulation, il y a juste surenchère. Je n’aime pas non plus les meutes, et les mouvements de foule qui donnent un faux sentiment de puissance et ôtent tout contrôle personnel. Je n’aime pas les beuveries et leurs excès et débordements. Tout cela ne m’amuse pas, ne me détend pas et ne m’apporte aucune satisfaction. Je n’aime aucun nationalisme ni aucune exacerbation de sentiment d’appartenance. Que cela plaise à d’autre tant mieux pour eux, bien que j’ai du mal à les comprendre. Ce que je ne supporte pas par contre c’est que le sport prenne toute la place, que les médiats en soient envahis et oublient que la majorité ne s’y intéresse pas, que les résultats sportifs supplantent toute autre information. Je n’ai jamais aimé les liesses et les coups de klaxons, ni même le bruit. J’ai le sentiment à tord ou à raison, mais c’est mon avis, et il vaut tout autre, que plus que d’une vraie détente, qu’il s’agit d’un abrutissement (pour lequel d’ailleurs les dominants acceptent volontiers les financements alors qu’ils les refusent pour bien d’autre actions sociales). Peut-être que je ne suis pas « normal », mais je suis comme ça et c’est ce que j’aime, être moi, original et non commun. Mais laissez moi, ainsi qu’à ceux que le sport n’intéresse pas, un peu de place car nous avons vraiment l’impression que le sport envahi tout. Alors bonne fin d’Euro avant le tour de France, les jeux olympiques et la reprise des championnats…

par Olivier MONTULET - le 2 juillet, 2016


bon j’ai lu l’article. , ni populo ni élitiste,mais désolé je ne vois que des mecs en short courant pour mettre une balle dans des cages, non décidément je suis hermétique. Les interviews des footballeurs et entraineurs sont d’une nullité hilarante. Quand aux sportifs super payés, que font-ils de leur trop plein d’argent ? voitures style ferrari et mariage avec mannequins. Donc je confirme c’est pas vraiment mon truc, niveau 0 de la réflexion et je ne voie pas la necessité de faire une rubrique sur ce sujet dans Iphilo. Mais c’est tendance meme Redeker a fait un papier sur l’Euro 2016.

par ASTIER - le 3 juillet, 2016


« Ah, méprisants, comme je méprise votre mépris. »
Ce texte n’est pas une réflexion sur le foot professionnel, juste un collier de divagations sur le mépris. Et il y en a beaucoup au bout du compte, du mépris, des méprisés et des méprisants. C’est de « l’action politique alternative » ?

par RL2LABAL - le 3 juillet, 2016


Le peuple, c’est la société unifiée par la représentation de son bien commun et les moyens légaux d’y parvenir. Cela ne doit pas être confondu avec les gens ou la population faite d’individualités vaquant à leurs intérêts particuliers, que ce soient des jeux ou des choses plus importantes de leur vie privée. Le peuple et la population ne sont pas contradictoires si ce qui est du domaine privé et particulier reste privé et particulier sans empêcher ce qui est d’ordre général et public d’être pris en compte. Le problème c’est quand un intellectuel ne voit pas le problème qu’il y a à faire d’une activité relevant du divertissement privé un objet relevant du bien public au point d’en venir à se substituer à ce qui est véritablement de l’ordre du bien public.

Une fois cette distinction prise en compte, tombe complètement la « réfutation » de la thèse selon laquelle le foot est effectivement un jeu qui a été dévoyé par sa marchandisation pour détourner les gens de leur citoyenneté, c’est-à-dire de l’identification du bien commun.

Aussi, ce qu’il y a de plus ridicule qu’un intellectuel de gauche qui mépriserait le peuple, c’est un intellectuel qui méprise « les intellos ». Et cette suffisance toute macronienne de l’intellectuel jouant les beaufs qu’il continue de mépriser sous cape est sensible du début de cet article à sa dernière ligne avec son ton faussement cool. En venir à dire que si les hooligans trouvent dans le foot une occasion de déchaînement d’agressivité et de violence, c’est « tant mieux, qu’ils s’amusent ! » relève pour le moins de la précipitation dans le jugement. Et pourquoi ne pas retourner à l’époque des gladiateurs tant qu’on y est ?

Il faut simplement être aveuglé par le désir de rejoindre la table des dominants, fût-ce à travers la participation à quelque think tank néolibéral, pour ne pas voir comment L’État et les pouvoirs économiques surinvestissent dans ce divertissement pour qu’on évite de parler des raisons de contester la loi travail par exemple. Il y a bientôt 20 ans de cela, les médias et le pouvoir politique avaient fait du Mondial de foot un événement national comme cela n’avait jamais été le cas auparavant, ce qui était déjà une façon d’imposer comme priorité de la république un événement qui n’aurait du concerner que des aficionados, fussent-ils nombreux. Quand tout le monde se sent obligé de soutenir les bleus ou au moins une équipe de foot pendant un mois au moins alors qu’il n’a aucun intérêt pour ce jeu plutôt qu’un autre, il y a quelque chose de pourri. Au moins à l’époque, on n’avait pas à subir ça pour la moindre compétition dépassant la première division.

Je n’ai rien contre le foot, ni contre le rugby ou le tennis comme sports auxquels il m’arrive de jouer sans prétention mais avec plaisir. Que ce soient des spectacles populaires ne me gêne pas non plus plus. Je préfèrerais probablement certains matchs de foot à certaines expositions d’art contemporain. Mais ce qui me gêne, c’est que les médias et à leur suite L’État en fassent une cause nationale plus importante que l’éducation, la culture ou les droits de l’homme alors que s’il y a des efforts à faire dans l’intérêt bien compris du pays, ce n’est pas dans le sens des jeux auxquels les gens adhèrent spontanément et sans difficulté.

Et il faut quand même entendre aussi à quel point les « experts » qui occupent les médias de masse se prennent au sérieux quand ils parlent d’un simple divertissement comme s’il s’agissait réellement de l’intérêt supérieur de la nation. Ce qui me gêne le plus, ce n’est ni le foot, ni les goûts des gens, ni le capitalisme mais ces intellectuels qui ne trouvent rien de mieux pour faire valoir leur esprit critique que de se faire les laquais des médias, argentiers et politiciens au pouvoir.

par Henri - le 3 juillet, 2016


[…] Votez : (+) 182(-) 72 Amen. L' ANDROLOGUE – Martin, sexe faible. Oglaf :: La fontaine du doute. Plus bête que le foot … L’Euro 2016 est l’occasion, pour l’anthropologue, d’observer ce phénomène typiquement […]

par Boris Debot (debotboris) | Pearltrees - le 4 juillet, 2016


Bonjour,

Le football et autres sports de masse, ont les mêmes vertus que les jeux de jadis et naguère. Le peuple,les peuples ont besoin de se retrouver,de donner de la voix aux chants, de se serrer les uns contre les autres; de se sentir ensemble.

Ce n’est pas anodin ces élans d’exultations, d’exorcismes, ces défoulement donnés à son camp, en période, de repli, de contestations tout azimut, d’éclatement de valeurs, de peurs du présent, et de l’immédiateté du futur.

On verrait d’une autre vision, concernant la psychologie de masse. Vulgariser la résonance, le retentissement des bienfaits, quand une équipe nationale gagne ou perd avec les honneurs (magnifique Islande). Seule notre présence parmi d’autres suffirait à nous retrouver !

Les spectateurs,les supporters,les gens,ont besoin de victoires. Après bien des défaites qui nous affligent. Les médias, la télé, les consultants, sont aussi des spectateurs qui jouent leur partie ; bien ou moins bien ! On aime ou on aime pas. Des gens footres! Cela n’empêche pas la ferveur des amoureux du ballon rond.

L’esthétisme d’une foule de toutes les couleurs, d’oriflammes et de bannières qui claquent au vents du souffle de l’envie, des larmes et de la joie. Des stades,des fans de zone, le spectacle d’acteurs qui dansent sur un rectangle vert parfait. Et l’incertitude du sport… la séquence du tir de pénalties…

Ce n’est pas rien ni moins que le reste, de vivre et de vibrer un moment tous ensembles dans un même élan !

par philo'ofser - le 5 juillet, 2016


Julien!, Julien!, Julien!, remplacez  » foot » par  » intello » dans votre conclusion et vous aurez la même cnclusion et le même message. A -t-on besoin d’être phylosophe ou intello pour comprendre cela? Ou a-t-on juste honte d’aimer le foot?

par pico - le 6 juillet, 2016


A lire ce texte, vaut-il mieux rire ou pleurer? La caricature est forcée, mais elle a du bon aussi. Par principe, elle grossit le trait, quand elle conspue le mépris des intellectuels de gauche, et quand elle célèbre les plaisirs simples de la plèbe.

Mais n’est-ce pas verser dans la pure démagogie que de remplacer un préjugé par un autre préjugé? « Il y a quelque chose d’encore plus bête que le foot : c’est le mépris du foot » dites-vous? Sans doute. Mais moi, à bien y réfléchir, je trouve qu’il y a encore plus bête que le mépris du foot : c’est le mépris de ceux qui méprisent le foot. Bref, c’est l’histoire du serpent qui se mord la queue!

par Daniel Guillon-Legeay - le 7 juillet, 2016


[…] (النص الأصلي لـ جوليان ميرابول) […]

par الإنتلجنسيا الفرنسية و”احتقار” كرة القدم | موقع جيل - le 11 décembre, 2016



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