Jean-Michel Muglioni

Né en 1946, vice-président de la Société Française de Philosophie, Jean-Michel Muglioni a enseigné la philosophie pendant plus de trente ans en classes préparatoires, et jusqu'en 2007 en khâgne au lycée Louis-le-Grand. Agrégé de philosophie, il a également soutenu en 1991 une thèse de doctorat d'Etat sur la philosophie de l'histoire de Kant. Il contribue règulièrement à la revue de Mezetulle. Il a signé comme auteur La philosophie de l'histoire de Kant (Hermann, 2e édition revue 2011, 1ère éd. PUF, 1993) et Repères philosophiques (Ellipses, 2010).

Le monde magique de la politique

25 février 2017 | Jean-Michel Muglioni

ANALYSE : Soit un jeune homme, pris dès la sortie de l’enfance dans la vie politique, n’ayant pas d’autre monde que celui de ses relations, toujours nourri, logé, voituré : quel peut bien être son rapport au réel ?

La France se définit-elle par « une » culture ?

27 janvier 2016 | Jean-Michel Muglioni

TRIBUNE : La République Française ne se définit pas par « une » culture, par opposition aux sociétés multiculturelles, mais par la citoyenneté, qui est la reconnaissance de principes.

La République exclut-elle l’islam ?

24 juin 2015 | Jean-Michel Muglioni

ANALYSE : Certains accusent la République française d’être islamophobe et raciste, sous prétexte qu’elle a opprimé les musulmans lorsqu’elle était une puissance coloniale. Ceux-là ont fait le lit d’un communautarisme totalitaire, puisqu’il enferme les individus dans leur appartenance ethnique et religieuse.

La séduction de la terreur

24 novembre 2014 | Jean-Michel Muglioni

Jean-Michel Muglioni propose ici un début de réflexion sur la cause générale de la séduction du terrorisme. Une ère de terrorisme ne fait que commencer. Le vide intellectuel et moral de notre temps et la réduction de la politique à l’économie font le lit des fanatismes religieux, car les hommes ont d’autres exigences que l’argent. Pourquoi notre société a-t-elle des enfants perdus ?

La misonomie, ou haine des institutions

26 juin 2013 | Jean-Michel Muglioni

Lorsque la loi s'efface, elle laisse le champ libre au déploiement des "forces libres". Il faut lutter contre les lois injustes et les institutions destinées à installer et à perpétuer l'oppression, mais réclamer par principe l'effacement de toute loi et déclarer par principe que toute institution est mauvaise, c'est faire le jeu des pouvoirs - ceux qui nous oppriment à l'extérieur et ceux qui nous gouvernent à notre insu de l'intérieur.

Pourquoi s’attaquer aux stoïciens ?

10 mai 2013 | Jean-Michel Muglioni

Je me souviens d’une colère de Canguilhem, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, en 1968 ou 1969. Après une allusion au stoïcisme, il avait senti dans l’assistance quelque chose comme un mouvement de mépris. Quand tout va bien, on n’a pas besoin de morale, dit-il furieux, mais quand on en a besoin, il n’y a que le stoïcisme. Par exemple lorsqu’on est en camp de concentration. La formulation était plus percutante et plus belle. Nous savions qu’il avait été un vrai résistant.

Oui, nous avons un pape !

20 mars 2013 | Jean-Michel Muglioni

Faut-il s’en prendre au Pape ? Calomnies ou analyses historiques véridiques posent le problème de l’attitude de l’Église argentine pendant les années de la dictature. Jean-Michel Muglioni n’attend rien d’une enquête mais se contente d’une tautologie : un pape est un pape, il est chargé de la pérennité de l’Église et l’Église comme les vieillards est obsédée par le souci de sa conservation.

La décision d’une majorité peut-elle fonder l’autorité de la loi ?

30 décembre 2012 | Jean-Michel Muglioni

Les lois votées à la majorité obligent ceux-là même des citoyens qui ne les ont pas voulues. A quelles conditions la volonté d’une majorité n’est-elle donc pas seulement la victoire du plus grand nombre sur le plus petit – car si tel était le cas, de quel droit obligerait-elle la minorité ? Une conception arithmétique de la majorité sape l’autorité des lois.

Y a-t-il des « agents rationnels » ?

2 novembre 2012 | Jean-Michel Muglioni

Jean-Michel Muglioni s’étonne que des commentateurs respectés de la vie politique croient en la rationalité des décisions prises par les chefs d’Etat et oublient que la politique est d’abord affaire de passions, d’autant plus que l’enjeu n’est jamais seulement quelque intérêt égoïste, mais toujours l’honneur et la liberté.