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Pascal : enquête sur le moi.

20/10/2014 | par Daniel Guillon-Legeay | dans Classiques iPhilo, Philo Contemporaine | 16 commentaires

 

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Qu’est-ce que le moi ? Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants, si je passe par là, puis-je dire qu’il s’est mis là pour me voir ? Non, car il ne pense pas à moi en particulier. Mais celui qui aime quelqu’un à cause de sa beauté, l’aime-t-il ? Non car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu’il ne l’aimera plus. Et si on m’aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m’aime-t-on moi ? Non, car je puis perdre ces qualités sans me perdre moi-même.  Où est  donc ce moi, s’il n’est ni dans le corps ni dans l’âme? Et comment aimer le corps ou l’âme, sinon pour ces qualités, qui ne sont point ce qui fait le moi, puisqu’elles sont périssables ? Car aimerait-on la substance de l’âme d’une personne, abstraitement, et quelques qualités qui y fussent ? Cela ne se peut, et serait injuste. On n’aime donc jamais personne, mais seulement des qualités. Qu’on ne se moque donc plus de ceux qui se font honorer pour des charges et des offices, car on n’aime personne que pour des qualités empruntées. »
 Blaise PASCAL, Pensées, 1670, édition Brunschvicg, fragment 323.

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Ce fragment 323 des Pensées constitue sans doute l’un des textes les plus troublants de la métaphysique occidentale. Pascal y aborde la question du “moi”. Cette notion est universellement invoquée pour désigner ce qui fait l’identité et la singularité de la personne humaine. Et de fait, chacun y recourt familièrement avec la certitude qu’elle renvoie à une réalité permanente et stable, à la manière d’un noyau substantiel et indestructible. Mais quelle part de vérité se trouve contenue dans cette représentation ?

Étrangement, à mesure que Pascal progresse dans son analyse, les certitudes concernant le moi s’affaissent les unes après les autres. Et ceci est d’autant plus dérangeant que l’analyse s’aventure dans une direction inattendue : la question de ce rapport privilégié à autrui qu’est l’amour. Qui aime-t-on vraiment lorsque nous aimons ? En quelques lignes, Pascal nous entraine dans un abîme de perplexité et nous pose cette question: le moi est-il réalité ou illusion ?

“Qu’est-ce que le moi ?”

La question “Qu’est-ce que le moi ?“ est la question philosophique par excellence depuis Socrate, puisqu’elle porte sur l’essence, sur ce qui fait qu’une chose est ce qu’elle est: qu’est-ce que le beau ? La vertu ? Le courage ? Il est à noter que cette question ne se confond pas avec la question d’ordre psychologique qui pourrait se formuler ainsi: “qui suis-je ?“. Elle n’appelle pas l’auteur ou le lecteur à s’interroger sur lui-même, à se livrer à une introspection, mais à définir l’essence de ce que l’on appelle le “moi”. Or, précisément, cette définition, pour être valable, doit être universelle. Il s’agit donc de produire le concept de cette “réalité” que l’on appelle le “moi”. Mais comment procéder à une telle analyse ? Classiquement, pour atteindre l’essence d’une chose ou d’un être, on procède par élimination: on dépasse les apparences, les qualités extérieures, pour atteindre l’essence, le noyau substantiel. C’est précisément la démarche suivie par Pascal au début du texte.

Le moi comme objet du regard

Pour parvenir à une définition du « moi », Pascal envisage une situation concrète: celle d’un homme qui se met à la fenêtre pour regarder les passants dans la rue. Le recours à ce genre de situation impersonnelle ne peut que surprendre, car comment pourrait-on saisir le “moi” d’une personne en la voyant passer dans la rue? Et pourtant, par effet de  contraste, Pascal nous renforce dans une certaine idée de ce qu’est le “moi”: une sorte de noyau substantiel qui demeure caché, invisible et donc inobservable de l’extérieur. C’est pourquoi la réponse à la question ne nous surprend guère: “Non, car il ne pense pas à moi en particulier.” En effet, comment ce qu’il y a de plus intime et de plus personnel pourrait-il être aperçu dans la plus impersonnelle des situations (une personne au milieu de la foule) ?

Le moi comme objet d’amour

Pascal va donc poser le problème d’une autre manière, en recourant cette fois à la situation de l’amour. De fait, il semble bien qu’une telle solution puisse nous permettre d’atteindre ce que nous cherchons. C’est en tout cas une certitude universellement admise: aimer quelqu’un, c’est bien entendu l’aimer “pour lui-même”, pour son “moi”. On remarquera au passage qu’à travers ces deux hypothèses, Pascal vient de balayer l’éventail de toutes les relations humaines possibles: de la plus impersonnelle à la plus personnelle qui soit. Or, contre toute attente, au fil de son investigation, Pascal parvient à chaque fois à une conclusion négative concernant le moi et l’amour. Sans cesse, le moi nous échappe.

S’agissant du moi, l’expérience nous apprend que la vérole peut ravager un visage sans détruire la personne ; de même, la mémoire, l’humour, la bonté peuvent s’altérer au fil du temps… Ces qualités ne constituent donc pas le moi “puisqu’elles peuvent disparaître sans tuer la personne”. La personne demeure toujours la même; les fondements de son identité n’en sont pas ébranlés, même si sa personnalité s’en trouve affectée. Par conséquent, le moi, par essence, n’«est» ni beau, ni intelligent, ni bon, ni spirituel. Comment se fait-il donc que, en dépit des changements qui surviennent, une personne puisse demeurer la même ? Précisément, la notion du moi est supposée résoudre ce paradoxe de la permanence dans le changement, de l’identité de l’être dans la multiplicité de ses manifestations.

En outre, l’analyse de Pascal se hasarde du côté de l’amour. Qu’aimons-nous vraiment lorsque nous aimons quelqu’un: son “moi” ou seulement des qualités ? Lorsque ses qualités viennent à disparaître, que reste-t-il de notre amour? Sur cette question, la réponse de Pascal se révèle déroutante. Car nous croyons que l’amour nous permet d’accéder au moi de la personne aimée et, d’autre part, nous nous plaisons à établir des distinctions entre les formes de l’amour. Ainsi, selon que l’amour porte sur l’aspect physique ou sur l’aspect moral de la personne, nous disons qu’il est superficiel et inconstant ou, à l’inverse, profond, durable et authentique.

Mais voilà : Pascal nous montre que, dans les deux cas, les qualités sont “périssables” et qu’elles ne “font pas le moi” (puisque le moi est supposé demeurer identique, permanent, stable). Par conséquent, aimer une personne pour ses qualités physiques ou morales, ce n’est jamais l’aimer pour elle-même, mais seulement pour des qualités transitoires, périssables. Pour les mêmes raisons, il n’est peut-être pas plus superficiel d’aimer quelqu’un pour ses qualités physiques qu’il n’est profond de l’aimer pour des qualités morales puisque, dans les deux cas, les qualités sont changeantes, périssables et qu’elles ne “font pas le moi”. Toujours, l’identité de la personne d’autrui nous échappe!

Pascal suggère donc ici que, si une personne peut perdre telle ou telle qualité du corps ou de l’esprit, c’est peut-être que l’amour repose sur une illusion lorsqu’il prétend élire et rencontrer son objet. Là encore, l’expérience des choses humaines semble corroborer l’analyse de Pascal: nous aimons louer les qualités de la personne aimée, les célébrer comme les causes de notre amour. Mais lorsque l’amour vient à disparaître, nous ne percevons plus ces mêmes qualités. Mais alors, qu’avons-nous cru aimer jusqu’ici ? La personne pour elle-même ou seulement des qualités ?

Impasse et dilemme

Les analyses précédentes ont ruiné l’illusion de l’amour et nous ont conduit dans une impasse: nous n’avons pas trouvé le moi. C’est pourquoi Pascal se demande : “Où est donc ce moi, s’il n’est ni dans le corps ni dans l’âme ?” Pascal ne pose plus la question “Qu’est-ce que le moi ?”, mais la question  “Où est le moi ?”. Le changement de direction est extraordinaire ! La première question portait sur l’essence du moi et semblait en admettre l’existence (car on ne cherche pas la définition d’une chose qui n’existe pas). La seconde, en revanche, porte sur l’existence du moi : si nous n’avons pu le trouver, c’est peut-être parce qu’il n’existe pas!…

Mais cette impasse nous conduit également à un dilemme, c’est-à-dire à un choix crucial mais impossible à faire. Car de deux choses l’une: ou bien le moi existe, ou bien il n’existe pas. S’il existe, il demeure inaccessible, inconnaissable. Dans ce cas, nous ne pouvons aimer que “des qualités périssables qui ne font pas le moi “. Donc, nous ratons le “moi”. Inversement, si le moi n’existe pas, comment peut-on aimer quelqu’un “pour lui-même”. Pourrait-on aimer “la substance de l’âme abstraitement”, indépendamment de ses qualités se demande Pascal?

Pourrait-on aimer quelqu’un en faisant abstraction de ses qualités ? Cette hypothèse semble peu crédible en effet. Il faut noter que Pascal semble ici se moquer de « la chose pensante » dont Descartes nous dit qu’elle constitue à la fois le sujet et l’objet de la pensée. Dans le cogito, le sujet qui se découvre par la pensée ne saisit pas son identité personnelle (ni les aspects de sa personnalité ni les méandres de son histoire), mais seulement la puissance de penser qui est en lui. En d’autres termes, l’intuition fulgurante du « cogito ergo sum » ne révèle pas un sujet singulier et concret, mais un sujet universel abstrait. Précisément, « une chose pensante, c’est-à-dire un esprit, un entendement ou une raison ». Toute personne s’avisant de reconduire cette expérience de pensée parviendrait au même résultat: à l’origine de l’acte de penser, de douter, il y a nécessairement un esprit. Le penseur se découvre dans l’activité même de la pensée, en tant que sujet du verbe « penser », mais non en tant que sujet unique et singulier.

Injustice

Mais le propos de Pascal va plus loin. Il voit bien qu’il paraît difficile d’aimer quelqu’un abstraitement. Cela semble non seulement impossible, mais encore cela serait injuste. Impossible, car ce sont précisément les qualités de la personne (sa beauté, sa gentillesse, sa bonté, son intelligence, son humanité…) qui nous poussent à l’aimer. On n’aime jamais “l’âme d’une personne abstraitement, et indépendamment de ses qualités”.

En outre, cela serait injuste, car aimer quelqu’un sans prendre en considération ses qualités, cela reviendrait à aimer, par exemple, de la même façon un homme bon et un homme mauvais. Or, le principe même de la justice consiste à traiter les autres en fonction de leurs mérites personnels.

Amour humain et amour chrétien

Comme nous l’avons déjà dit, l’amour humain ne peut naître que sur la considération des qualités de l’être aimé. Or, seul le précepte de l’amour chrétien peut nous enjoindre d’aimer autrui sans considérer ses qualités singulières et particulières: femme honnête ou adultère, prostituée, bon samaritain, percepteur véreux ou humble charpentier, tous sont enfants de Dieu. «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» : autrement dit, tu aimeras autrui non pas en raison de  telle ou telle qualité, mais en raison de son statut générique, en tant qu’il est ton semblable. L’amour chrétien constitue-t-il le modèle de tout amour véritable? Dans un ouvrage qui avait pour but de  faire l’apologie de la religion chrétienne, la remarque a son importance…

(Lire la suite de l’article, publiée le 23 octobre)

 

Daniel Guillon-Legeay

Professeur agrégé de philosophie, Daniel Guillon-Legeay a enseigné la philosophie en lycée durant près de vingt-cinq ans en lycée. Actuellement chargé de mission au Pôle Numérique de Créteil, il tient le blog Chemins de Philosophie. Suivre sur Twitter: @dguillonlegeay

 

 

Commentaires

Alzheimer existait sans doute au temps de Pascal . Car il se pose les bonnes questions . Ce parent dont je vois disparaître tout ce qui constituait sa personnalité , son identité , ses qualités , son moi , et qui , un jour peut-être ne me reconnaitra même plus , je n’en continue pas moins de l’aimer . Mais qu’est-ce que j’aime ? Une habitude , un souvenir , un autre moi-même , mon prochain , l’idée que je me fais du devoir , ma bonne conscience ? Ma foi , je n’en sais rien . Mais c’est comme ça .

par Philippe Le Corroller - le 20 octobre, 2014


Cher Philippe,

Un témoignage personnel vraiment touchant, et qui vient confirmer ce que nous dit Pascal sur ce mystère du moi, de l’autre et de l’amour. Je suis touché également que mon texte vous ait interpelé.

par Daniel Guillon-Legeay - le 20 octobre, 2014


Pascal, comme Descartes, sont là tous deux mis en impossibilité de définir l’essence du Moi du fait de leur perspective essentialiste.
La Psychologie actuelle peine beaucoup moins, compte tenu de la position existentialiste qui la caractérise. Pour certains auteurs, le Moi, comme la personnalité ne seraient qu’illusions…
Conclusions qu embrasseraient bien nos deux auteurs, si l’essentialisme l’avait permis…

par Ledoux - le 21 octobre, 2014


Pascal touche du doigt ce qu’il ne faut pas dire, à savoir que le moi authentique n’existe pas ; cela met à mal l’amour chrétien et par voie de conséquence le christianisme. La croyance envers le moi cartésien est par ailleurs un moment de l’histoire, ce moi n’existait pas chez les antiques (cf. J-P Vernant) et tout porte à croire qu’il n’existera plus à l’avenir.

par Dominique - le 21 octobre, 2014


Cher Dominique,

Je crains qu’il n’y ait un léger malentendu: que le moi authentique n’existe pas ne constitue pas un problème pour Pascal, et surtout pas une remise en cause du christianisme. C’est même tout le contraire! Pour Pascal, si l’amour humain est peut-être illusoire (puisqu’il se fonde sur des qualités périssables), l’amour chrétien constitue le modèle de l’amour véritable (car en aimant son prochain, on aime Jésus et donc Dieu: on touche alors à l’essentiel). Dans un ouvrage qui avait pour but de faire l’apologie de la religion chrétienne, la remarque a son importance…

par Guillon-Legeay Daniel - le 21 octobre, 2014


Bonjour,

Chez l’autre (nous même), nous aimerions ou éprouverions les mêmes sentiments qui font que nous sommes moi. A la différence près que le « moi » (pour moi) serait une représentation spatiale,un rapport à l’autre; comme un positionnement différentié; la reconnaissance de l’individu.

Alors que le « je », lui, représenterait, pour notre alter ego, le moi perso, propre, caché, le secret jardin, l’avenir, la libido, que nous entretenons tant bien que mal, avec les rapports mystérieux des couches profondes. Celles, parmi les cordes sensibles, qui amènent le sujet au conscient. Ces essentiels, feraient de nous une identité indéterminée.

Pour autant, nous ne sommes pas condamnés à l’anonymat.

par philo'ofser - le 22 octobre, 2014


Au détour du « qui suis je ? » il y a l’amour.
Identifier, décortiquer, analyser, mesurer, quantifier est le propre d’un raisonnement scientifique. Bien au delà d’une considération morale et/ou religieuse, Pascal rage de ne pouvoir découvrir et comprendre ce qui le meut. Il formalise dans ses pensées le contexte de la vie, il pose le problème plus qu’il ne trouve de réponses; si Pascal use de l’apologie, c’est parce que çà lui est utile à son raisonnement. D’ailleurs, çà n’est pas un ouvrage, ce sont des notes griffonnées, attachées par des bouts de ficelle. Nous avons dans ce texte de la matière brute pour des questions philosophiques, mais aussi et surtout des constats innocents, personnels sans arrière pensées. Une ouverture de l’âme d’un génie comme il n’en existe pas.
D’autre part s’il est possible d’identifier une personne par ses attributs (beauté, capacité physique, taille, etc) et son fonctionnement (cogito, comportement, éloquence, etc.), l’amour reste un mystère pour Pascal. Car çà n’est pas tant de définir une personne qui le préoccupe que de comprendre les mécanismes qui enclenchent l’attirance des uns et des autres, d’identifier les motivations humaines comme règles de gestion et d’analyser les penchants de l’Homme.
La question du moi ne se pose qu’à travers celle qui a motivée et torturée toute sa vie : qu’est ce que l’amour ?

par David - le 22 octobre, 2014


Réponse à Guillon-Legeay Daniel :
Je n’ignore pas que Pascal ne veuille en aucun cas mettre en cause le christianisme, c’est moi qui parlait à partir de l’illusion du moi sur laquelle il avait mis le doigt. Je sais que pour lui l’amour chrétien constitue le modèle de l’amour véritable et je pense (c’est moi qui parle à partir d’ici) que Pascal passe par la coquille vide du moi pour faire embrasser par son amour chrétien tout ce qui n’est pas moi et atteindre ainsi Dieu. Ce qui passionnant à mon sens c’est cette démarche qui permet de tracer, par défaut, les contours de ce moi qui n’existe pas.
Merci pour votre texte, j’attends la suite avec impatience.

par Dominique Hohler - le 22 octobre, 2014


Cher Dominique,
Je vous que nous sommes compris. Et je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à mon texte.
Cordialement
Daniel Guillon-Legeay

par Guillon-Legeay Daniel - le 22 octobre, 2014


[…] L’analyse conduite par Pascal sur le moi n’a cessé jusqu’à présent de déboucher sur des surprises et des remises en question d’opinions couramment admises et profondément enracinées sur l’existence et la nature du “moi”. Ou bien le moi est ce “noyau substantiel” que l’on imagine le plus souvent, mais ce moi demeure inaccessible, inconnaissable. Ou bien la singularité de la personne réside dans des qualités périssables, mais alors le moi n’a rien de permanent. En outre, Pascal bouscule une certaine conception commune de l’amour. On n’aime jamais une personne pour elle-même, seulement pour les qualités que nous lui reconnaissons.  Mais, ce faisant, nous ne sommes jamais certains de ne pas nous méprendre sur son compte. […]

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Bonjour,

Pour essayer de répondre à priori, à la question: « qui aime t’on vraiment lorsque nous aimons »?

Je répondrais :-« moi, j’aime moi ». S’aimer, d’abord, soi-même ! Et si je m’aime sincèrement, peut-être, puis je puis aimer l’autre, pour lui-même.

A l’inverse, si je ne m’aime pas, comment porter, cet élan, cette énergie à l’autre ?
Peut-être aussi, qu’à travers l’autre, c’est encore moi que je cherche à aimer.

Peut -être, que nous portons à l’autre les mêmes sentiments d’amour que nous éprouvons pour nous mêmes et que ces sentiments nous les découvrons dans l’autre.

L’amour à deux qui nous ressemblent.

par philo'ofser - le 30 octobre, 2014


[…] [6] Arthur Rimbaud, Poésies, Voyelles, 1872 [7] A ce sujet, voir mon article sur mon blog et sur iPhilo. [8] Hugo von Hofmannsthal, La lettre de Lord Chandos. [9] Michel de Montaigne, Essais, I, 19. […]

par iPhilo – la philosophie en poche » David Bowie : Life on Mars ? - le 19 janvier, 2016


Il me semble qu’il y a une confusion dans ce texte, n’est ce pas le je qui se demande si on me regarde sans même me connaître ? C’est le moi qui pense que cette personne regarde ailleurs et non mon ego ? Pareil pour l’amour, c’est le je (masque) qui plaît la plupart du temps, jusqu’au jour que le masque tombe, le moi n’est ce pas la raison qui remet en question le je ? Si c’est le cas, le moi (impersonnelle) évolue ou non en fonction de ses connaissances acquise et de son vécu ? Le je peut se faire passer pour le moi et confondre les deux ?

par Mehdi - le 24 avril, 2017


Plutôt intéressant votre site, bien que très peu de réactions des intervenants en ce qui concerne les commentaires, d’autant plus, n’apprécie guère telecharger des pdf, il est préférable pour ma part d’aller s’occuper de choses plus utiles que de poser des commentaires sur internet, certes, voulez en savoir un peu plus en intervenant sur votre site, ce qui m’a permis de mieux vous comprendre, reste plus qu’à me chercher une tour d’ivoire pour méditer avec sérénité.

Bonne continuation.

par Mehdi - le 26 avril, 2017



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