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Laurent Bouvet : le FN est le champion de l’insécurité culturelle

10/03/2015 | par Laurent Bouvet | dans Politique | 8 commentaires

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Laurent Bouvet, professeur de Science politique à l’Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, a récemment publié L’insécurité culturelle. Sortir du malaise identitaire français (Fayard, 2015). Dans son interview avec la rédaction d’iPhilo, ce politiste et politologue analyse pourquoi les partis politiques n’arrivent plus aujourd’hui à mettre des mots sur le malaise français, sinon le FN, champion de l’insécurité culturelle.

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iPhilo : Peut-on dire que l’insécurité culturelle navigue entre réalité et perception, qu’elle est un ensemble de représentations ?

Laurent Bouvet : L’insécurité culturelle procède des représentations que se font les individus et les groupes sociaux de leur environnement. Ces représentations peuvent être plus ou moins fausses par rapport à la réalité. Nul d’ailleurs ne peut arguer d’avoir une représentation du monde ou de la société qui soit exactement conforme à la réalité des choses, chacun d’entre nous vit avec des représentations.

En matière d’insécurité culturelle, il s’agit de la manière dont nous percevons et vivons un monde souvent anxiogène qui projette ses difficultés et ses menaces jusque dans nos vies quotidiennes. On en a eu un aperçu exacerbé au début du mois de janvier avec les attentats de Paris. Le terrorisme islamiste qui sévissait depuis des mois au Proche-Orient ou en Afrique, par médias interposés, s’est tout à coup invité au cœur de notre vie commune.

Or nos concitoyens ne votent pas (ou ne s’abstiennent pas !) en fonction d’une analyse froide et rigoureuse de la réalité dans laquelle ils vivent : ils le font à partir de ces représentations. Un sentiment d’insécurité culturelle et une réalité vécue de l’insécurité culturelle, ce n’est bien évidemment pas la même chose, mais en termes de comportement politique, de choix électoral et d’orientation idéologique, la différence entre les deux importe peu. Ainsi, par exemple, expliquer qu’un électeur se trompe en votant FN sur la réalité de sa situation ou de ce que ce parti peut y apporter comme solution, c’est refuser de comprendre comment il a pu en arriver à un tel vote. Et c’est évidemment peu efficace en termes d’analyse politique. C’est ce que l’on constate depuis des années tant dans le milieu politique que dans la recherche en sciences sociales.

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iPhilo : Vous critiquez l’économisme qui tend à expliquer l’ensemble des phénomènes sous un angle économique : l’insécurité culturelle ne disparaîtrait pas comme par magie si la crise économique cessait. Et pourtant, elles ont partie liée ?

LB : L’économisme est une maladie bien connue, à gauche notamment – qu’on pense notamment à ce qu’en ont dit des auteurs comme Gramsci ou Polanyi –, qui consiste à penser que toute la vie politique, sociale et morale dépend des rapports économiques qu’entretiennent des hommes et des groupes uniquement mus par leurs besoins, leurs capacités et leurs intérêts, et dont ils auraient une pleine et entière conscience. On retrouve ce défaut, au cœur de la pensée moderne, aussi bien dans le libéralisme que dans le marxisme.

Aujourd’hui, plus trivialement, l’économisme vulgaire, pourrait-on dire, consiste dans l’idée que la crise que traversent les sociétés comme la nôtre serait soluble dans la croissance, l’emploi et l’amélioration du pouvoir d’achat. Cette pensée est très répandue, pour les raisons philosophiques profondes évoquées plus haut, mais aussi par manque de réflexion critique voire par paresse intellectuelle chez des journalistes, des technocrates, des responsables politiques, syndicaux, etc. mais aussi des chercheurs. On peut remarquer par exemple que dans les sciences humaines et sociales, seuls les économistes sont considérés comme des spécialistes dignes de ce nom, que l’on peut et doit écouter religieusement !

Cette manière de penser et d’agir politiquement pose deux problèmes. Le premier tient à la difficulté de retrouver un niveau de croissance susceptible de permettre, comme ce fut en partie le cas dans les années 1950-70, la résolution des antagonismes sociaux ou du moins une redistribution à toute la société. Les débats actuels sur la nature même de la croissance et sa portée, avant même de parler de redistribution et d’égalité, conduisent à douter fortement qu’on puisse retrouver des conditions aussi favorables que celles qu’on a connues. Il y a donc une illusion économiciste à penser que cela suffirait. Le second problème, c’est qu’une telle approche masque la réalité des relations de nature non économique dans la société, et surtout leurs conséquences politiques.

C’est précisément ici que se construisent les représentations identitaires et culturelles que l’on évoquait plus haut. Et elles jouent un rôle de plus en plus important politiquement, à mesure que la maîtrise de l’économie échappe aux responsables politiques et aux peuples eux-mêmes, et que des mouvements populistes s’appuient sur ces représentations pour attirer des électeurs. Le refus de voir et de comprendre ce mécanisme pourtant simple et présent quotidiennement dans l’actualité conduit à des erreurs de stratégie et à des décisions erronées de la part des politiques. C’est le cas aujourd’hui tout particulièrement à gauche – dans la gauche de gouvernement comme dans la gauche radicale.

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iPhilo : Quand on parle de « culture », on est souvent taxé de « culturaliste ». Comment se prémunir du danger de l’essentialisation quand on parle comme vous le faites de culture ? Paradoxalement, une partie de la gauche n’est-elle pas prise dans une forme de culturalisme à géométrie variable ?

LB : Une sorte de procès public en culturalisme m’a été fait sur le seul usage de l’expression « insécurité culturelle » ! Par des gens qui n’ont pas lu ou même voulu lire une ligne de ce que j’écris certes, mais c’est assez symptomatique. Il y a des usages culturalistes de la culture et de l’identité culturelle, bien évidemment, et politiquement, à l’extrême-droite comme à l’extrême-gauche d’ailleurs. Mais désigner et tenter d’expliquer des phénomènes qui traversent notre société et qui ont des implications politiques, comme j’essaie de le faire dans mon livre, ce n’est pas faire du culturalisme. D’autant que je milite activement, dans ce livre comme dans le débat politique, pour un retrait des identités culturelles dans la sphère privée et pour une sphère publique où la priorité irait au commun, à ce qui nous unit plutôt qu’à ce qui nous différencie et nous distingue – que ce soit socialement ou identitairement.

Je trouve donc particulièrement étonnant de la part de certains collègues notamment, qui se prétendent de gauche, de vouloir faire passer une position républicaine pourtant assez claire comme la mienne pour du culturalisme !

Une des hypothèses pour expliquer cet étrange procès tient sans doute au fait qu’ils ne sont pas particulièrement fiers, notamment au regard des événements du mois de janvier, de leur propre culturalisme : celui qui consiste à dire que l’identité culturelle n’est un facteur pertinent politiquement et socialement que lorsqu’elle est revendiquée par des minorités (ethno-raciales, de genre, religieuses, d’orientation sexuelle,…), par des « dominés » si l’on reprend leur vulgate bourdieusienne. Cela témoigne de leur part de beaucoup de confusion (entre domination et discrimination par exemple) et d’une position politique a priori qui n’est guère compatible avec le statut « scientifique » qu’ils ne cessent pourtant de revendiquer.

Comment en effet renvoyer les revendications identitaires de telle ou telle catégorie de citoyens (les « petits blancs », les « Français de souche »,… défendus par le FN) comme illégitimes et relevant avant tout du racisme – comme d’une forme de mauvais usage du culturalisme donc – tout en en acceptant d’autres comme pleinement légitimes et même dignes de mobilisation publique en leur faveur (celles des minorités défendues par une partie de la gauche), comme une forme de bon culturalisme ?

Je pense pour ma part que soit on accepte l’usage politique du culturalisme, et cela vaut pour tous en démocratie – il n’y a pas de citoyens qui seraient plus légitimes que d’autres à défendre leurs identités –, soit on le refuse, au nom d’un espace commun, celui de la citoyenneté, à distance des appartenances identitaires de chacun. Mais désigner un bon et un mauvais usage du culturalisme en fonction de ses intérêts et choix politiques, pour un chercheur notamment, cela me paraît bien hasardeux et bien peu cohérent.

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iPhilo : A vous lire, le Front national est le parti en France qui a su le mieux inscrire son discours dans les pas de l’insécurité culturelle, ce qui expliquerait sa dynamique actuelle. Vous défendez quant à vous un retour à l’esprit républicain, que vous qualifiez par la notion de « commun », en miroir du multiculturalisme qui est un fait social et non une solution politique. En quoi le Front national de Marine Le Pen et Florian Philippot échappe-t-il au commun républicain ?

LB : Le FN est l’incontestable champion de l’insécurité culturelle en France. C’est en effet le parti qui sait le mieux jouer politiquement des représentations dont on parlait plus haut en mêlant les considérations économiques aux considérations identitaires culturelles. La focalisation de son attention depuis quelques années sur l’islam montre combien les questions culturelles sont au centre d’une telle démarche, permettant de lier plusieurs dimensions. L’angoisse générale par rapport aux bouleversements de l’ordre du monde, les menaces sur les modes de vie, ici et maintenant, auxquels ils renvoient, le lien avec les facteurs économiques et sociaux, notamment les conséquences de la mondialisation et de la construction européenne sur l’ouverture des frontières et le détachement d’une élite devenue sourde et aveugle à son propre peuple.

Cette stratégie de la tension et de la radicalisation du propos permet au FN d’avancer comme parti de contestation du « système », de tout ce qui ne va pas et d’engranger des soutiens bien au-delà de sa base électorale traditionnelle. Le problème, c’est que les solutions proposées que ce parti aurait à mettre en place une fois au pouvoir ne permettraient pas de mettre fin aux difficultés qu’il dénonce. Au contraire, cela serait même pire, les divisions identitaires seraient exacerbées.

C’est pourquoi il me semble que le FN est bien loin de proposer une solution républicaine, une solution du « commun ». La vision identitaire de la France qu’il propose est tout sauf une vision civique et politique, c’est la vision d’une identité prescrite et figée. Or si identité nationale française il y a, elle est totalement à rebours de cela. L’identité française est politique, la France est un projet, une construction commune, sans cesse en mouvement et ouvert à toutes les bonnes volontés par définition. Etre français, c’est vouloir participer à ce projet commun, adhérer aux principes qui le fondent, la laïcité notamment, et s’y conformer. C’est tout sauf une identité prédéfinie, qu’elle soit une couleur de peau, une origine ethnique, une religion ou quoi que ce soit d’autre.

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Pour aller plus loin : Laurent Bouvet, L’insécurité culturelle. Sortir du malaise culturel français, éd. Fayard, 2015, 12€.  

 

Laurent Bouvet

Laurent Bouvet est professeur de Science politique à l'Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et l'un des fondateurs du Printemps républicain. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le Communautarisme. Mythes et réalités (Lignes de Repères, 2007) ; Le Sens du peuple. La gauche, la démocratie, le populisme (Gallimard, 2012) et dernièrement L'insécurité culturelle. Sortir du malaise identitaire français (Fayard, 2015).

 

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Commentaires

Bonjour,

Tout ce que vous dites est conforme à une certaine pensée unique. La question serait d’évaluer, de faire un inventaire (sans états d’âme) de qui et pourquoi des Français votent FN . Pourquoi l’abstention est en passe de devenir majoritaire. Pourquoi des citoyens depuis longtemps, votent de moins en moins ? Le FN est devenu le parti de l’exutoire.Trop de temps a passé sans qu’au fond, rien ou presque, n’ai changé.

Il faudra autant de temps et faire preuves, pour revenir à l’origine du faux et de l’erreur.

Parmi ceux-là, une part veut sanctionner (en représailles) les partis traditionnels. D’autres se souviennent avoir dit non à une Europe, encore, ceux qui veulent donner priorités à la nation et les désespérés à bout de tout. L’ensemble de la contre-argumentation, sans effet, tourne en rond. « Tous pourris et raz-le- bol » habitent plus que jamais les esprits.

Des partis clivant, pressés par le temps, n’abordent pas les questions de fond. Par ignorance, incapacité, manque de courage, de vision et de cohésion. La nature a horreur du vide; on ne saurait s’en étonner davantage.L’esprit républicain aurait perdu de son élan et le sens de l’état. Il n’y a d’espace que pour les luttes qui transgressent la raison. Il y a une volonté (révolutionnaire) d’exploiter, d’essayer une troisième voie: celle de la politique du pire; comme un défi lancé; pour voir…

La France à travers ces idées chaotiques, cherche une nouvelle voie. Elle existe, et…se fait attendre.

par philo'ofser - le 10 mars, 2015


Merci pour cet entretien M. Bouvet. J’ai terminé votre essai il y a quelques semaines déjà et je souhaite vivement qu’il atterrisse le plus vite possible au chevet de nos hommes politiques. Ils diront peut-être moins de bêtises après …

par Alexandre Terletzski - le 10 mars, 2015


Bon… au risque de paraître hors sujet, mais j’assume…
L’autre soir j’ai dit à des collègues invités que ça fait rêver, ce qu’aurait pu être la France, à la sortie de la deuxième guerre mondiale, si on avait nommé « Solidarité Sociale » ce à quoi on a donné le nom « Sécurité Sociale » (une amie m’a fait remarquer que le sigle de « Sécurité Sociale » est.. S.S. à réfléchir, tout de même).
Je suis certaine (sans preuves) que le monde dans lequel nous vivons à l’heure actuelle serait très différent avec cette différence de noms. Mais… comment les noms en viennent aux choses abstraites ? Y avait-il même possibilité d’appeler la Sécurité Sociale la Solidarité Sociale, à l’époque ?
Ce n’est pas sûr du tout.. car nous contrôlons bien moins de choses que nous le croyons, dans le monstrueux hubris qui est le nôtre en ce moment.
Donc, pour l’insécurité sociale.
Il est très tentant de rationaliser les émois, les sentiments des Français, en se convaincant que les… pauvres n’ont pas compris, qu’ils ont peur du nouveau, et qu’une baguette magique va les éduquer à comprendre qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur.
Cela fait l’impasse sur la différence entre peur, et haine, et gomme la problématique du tiers exclu constituant une identité commune, que j’ai déjà évoqué ici, d’ailleurs.
Qui plus est, une certaine capacité de se voiler la face incite beaucoup de personnes à… idéaliser le peuple.
Ceci est un mauvais plan.
Le peuple n’est pas meilleur que ses gouvernants, dans le fond.
Quand la corruption saute aux yeux de tout un chacun, c’est qu’elle est.. partout…ce serait donc ça, la décadence ?
A méditer…

par Debra - le 10 mars, 2015


 » L’économisme vulgaire  » , dîtes-vous ? N’allez-vous pas un peu vite ? Certes , en démocratie , le politique – c’est-à-dire le projet commun des citoyens – doit l’emporter sur l’économique – c’est-à-dire la lutte de tous les jours avec les forces du marché – et pas l’inverse . Mais on ne peut pas , d’un revers de manche , balayer  » l’idée que la crise que traversent les sociétés comme la nôtre serait soluble dans la croissance , l’emploi et l’amélioration du pouvoir d’achat « . Position commode quand on est fonctionnaire et que ses moyens d’existence à la fin du mois ne dépendent pas d’un chiffre d’affaires , de son développement, de la capacité d’investissement pour moderniser l’outil de production et innover , de la conquête de nouveaux marchés , de la compétitivité par rapport aux concurrents , des prix de l’énergie et des matières premières , etc… Mais discours inaudible pour tous ceux qui se demandent si leur entreprise va tenir le coup , si elle va les garder , si leurs enfants vont trouver un emploi . Et qui regardent avec effarement une classe politique incapable de mettre enfin en oeuvre les vraies réformes dont le pays a besoin . Et faisant du Front National le bouc émissaire de leurs errements . Pourtant les diagnostics ne manquent pas , des injonctions de la Commission Européenne aux avertissements , en France , de notre excellente Cour des Comptes . Sans parler des livres qui mettent ces jours- ci les pieds dans le plat , comme  » On va dans le mur  » , d’Agnès Verdier-Molinié ou  » Changer Bercy pour changer la France  » , de Bernard Zimmern . Au fond , le Front National ne nous rend-il pas service , en nous amenant à nous poser une bonne question : n’est-il pas temps de rénover un système qui , par son impuissance à résoudre les problèmes réels du pays , permet justement à ce parti de devenir le centre de sa vie politique ?

par Philippe Le Corroller - le 11 mars, 2015


Édito dans la mouvance, en effet, d’un certain conformisme éclairé.
La République française s’est bâtie sur la dynamique d’une vision et d’un projet fédérateurs. Soit. Même s’il importe de préciser que cette construction a puisé l’essentiel de son inspiration dans la conception des Lumières et son universalisme rationaliste.
Ce projet a transcendé les particularismes religieux et ethniques. Soit.
La crise économique n’est pas le vecteur essentiel de l’exacerbation du sentiment communautaire et la causalité sociale ne saurait suffire à expliquer la déréliction actuelle.Soit.
Tout est excellemment dit si ce n’est, qu’à mon sens, la désignation du FN comme catalyseur quasi-exclusif d’une « insécurité culturelle » en plus d’être aporétique (car le FN me paraît plutôt en être le rejeton) risque de conduire à une impasse.
Que les représentations associées,culturelles et politiques, soient aberrantes et possiblement dangereuses, probablement..mais force est de constater que ce parti essaime aujourd’hui sur un terreau élargi qui excède largement les sphères de recrutement originelles. Ni le déni ni l’incantation ne me paraissent suffire à conjurer la menace- s’il en est- et à promouvoir une alternative politique à la hauteur des enjeux qui sont les nôtres.

par Amanou Michèle - le 11 mars, 2015


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