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La Coupe du monde, carnaval sportif

13/07/2018 | par Alexis Feertchak | dans Art & Société | 6 commentaires

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RECIT – iPhilo célébrait bien évidemment la victoire des Bleus en demi-finale et attend avec impatience l’ultime match de dimanche. Mais, près de la rue de Rivoli, la fête a pris une tournure inattendue. C’est l’histoire d’une foule en liesse et d’un sexagénaire en colère au volant d’une Smart, que nous raconte le créateur d’iPhilo, Alexis Feertchak, dans une variation philosophique inspirée par René Girard et Jean-Pierre Dupuy. 


Diplômé de Sciences Po Paris et licencié en philosophie de l’Université Paris-Sorbonne après un double cursus, Alexis Feertchak est journaliste au Figaro et rédacteur en chef d’iPhilo, qu’il a fondé en 2012. Egalement passionné de géopolitique, il est l’un des membres fondateurs du think tank Geopragma. 


Rue Cambon, dans la brasserie Flottes, nous retenions notre souffle. Les Belges courraient leurs derniers mètres, espérant une ultime action qui leur vaudrait d’égaliser. Le coup de sifflet retentit enfin, suivi du rituel «On est en finale» entonné par la salle soudainement libérée. Prise au jeu, une dame âgée, américaine, qui, quelques minutes encore auparavant, nous demandait si les Français jouaient en bleu ou en rouge, se mêlait aux exclamations. Au dehors, voitures, scooters, vélos et piétons remontaient à vive allure la petite rue parisienne, convergeant tous vers les Champs-Élysées. Il ne fallut que quelques minutes pour que la rue de Rivoli, adjacente, fût bondée et qu’un long cortège de drapeaux bleu-blanc-rouge, s’époumonant joyeusement, rendît la circulation rue Cambon impossible.

Lire aussi : René Girard, le miroir et le masque (Alexis Feertchak)

Mais qu’importe, puisque toutes les voitures convergeaient. Toutes, sauf une. Une petite Smart grise dont les coups de klaxon détonnaient étrangement au milieu de ses semblables. C’était le klaxon du quotidien, celui qui précède le «connard» que même les plus placides parisiens ont déjà lâché un jour d’énervement au volant de leur voiture. La dissonance était manifeste et quelques têtes se retournèrent. Puis la portière de la Smart s’ouvrit. Un homme d’une soixantaine d’années en sortit, la colère dessinée sur les traits de son visage presque désespéré. Et là, l’inattendu… Il se mit à sauter sur lui-même, jetant ses deux bras en avant, ses deux majeurs tendus en direction de la foule, située à quelques mètres de lui, rue de Rivoli. Des doigts d’honneur saccadés. A chaque saut, son visage se déformait davantage sous le coup de la colère.

La panique

Le joyeux cortège tricolore de la rue de Rivoli, qui formait jusque-là un flux régulier vers la Concorde, se déforma aussitôt. Dix, vingt, trente, peut-être cinquante jeunes gens marchèrent en hurlant vers le sexagénaire qui avait osé commettre pareil sacrilège. En quelques instants, les sauts du protestataire se firent moins hauts, moins rapides. Ses épaules flanchèrent légèrement. Comme il avait avancé de quelques mètres, le voilà qui marchait à reculons en même temps que le cercle se refermait sur lui. Il sauta au volant de sa voiture et, alors que la logique eut voulu qu’il passa la marche arrière pour fuir la foule menaçante, il entreprit – peut-être pour ne pas voir la menace ? – de faire un demi-tour sur place, entre les deux trottoirs. Il n’eut pas le temps terminer sa manœuvre. La foule hurlante avait entouré la Smart et commençait à taper d’un rythme régulier sur le capot de la petite voiture, balancée d’un côté puis de l’autre. Un plot orange et conique – ceux des travaux publics – fut déposé sur le toit. Il était devenu presque impossible d’identifier la Smart. Au milieu de ce cercle, seul le plot permettait encore d’en deviner le centre. D’abord immobilisée, la petite voiture se mit à avancer très lentement, dizaine de centimètres par dizaine de centimètres, puis de plus en plus vite à mesure que les cris redoublaient. S’éloignant de son flux principal, rue de Rivoli, la foule s’éclaircissait au fur-et-à-mesure que la Smart s’enfonçait en sens interdit (puisque son conducteur avait fait demi-tour) dans la rue Cambon. Enfin, quand il fut à ma hauteur, le conducteur passa la seconde, qui craqua bruyamment, et s’enfuit en trombe. Cette fraction de seconde où je le vis, son visage était blême. La colère exubérante avait laissé place à une panique sourde.

Pourquoi cet homme s’était-il ainsi jeté sur la foule ? Je ne le saurais jamais, mais là n’est peut-être pas le principal. Sa colère n’avait rien à voir avec le football. Ce qui me frappa en revanche fut cette foule débordant de joie qui prit en un instant le visage de la violence. Partageant cette joie initiale, je m’étais naturellement identifié à cette foule. Mais, debout sur la terrasse du bistrot, éloigné de la scène, je n’avais pas pris part à sa métamorphose. J’avais assisté à celle-ci en spectateur, comme s’il s’était agi d’une pièce de théâtre. Ce n’était pourtant pas une fiction, je le savais. Et pendant la minute et demi que dura l’épisode, je me demandais : que serait-il arrivé s’il avait continué à avancer vers la foule, s’il n’avait pas eu le temps de remonter dans sa voiture ou s’il avait calé sous le coup de la panique ? Qu’aurais-je moi-même fait si j’avais été dans la foule ? Revenu à la table du bistrot, avant de me replonger dans la fête, je pensais un instant à René Girard et à La violence et le sacré. Avais-je assisté à un début de lynchage collectif, de sacrifice rituel et heureusement inachevé ? L’hypothèse me dérangeait et je l’occultais aussitôt, comme si celle-ci pouvait gâcher la fête. Ce n’était certainement pas le jour d’être girardien.

Le carnaval

Plus tard dans la soirée, en repartant en direction du métro, je vis, rue de Rivoli, un homme en haut d’un réverbère, agitant un drapeau français sous le nez des voitures qui passaient à vive allure en klaxonnant joyeusement. Alors que l’une d’elles s’arrêtait à sa hauteur, je réalisais qu’il y avait en réalité un feu rouge, mais qu’aucune des automobiles précédentes ne s’étaient arrêtées. Et voilà que l’hypothèse girardienne me travaillait derechef. Klaxonner, hurler dans la rue, brûler les feux, monter sur un réverbère, passer à travers le toit ouvrant d’une voiture pour mieux assister au spectacle… avec l’approbation, voire l’encouragement de tous. L’ordre social avait été suspendu. Les interdits avaient été levés le temps d’une soirée. La célébration sportive ressemblait à s’y méprendre à une scène de carnaval dans laquelle la société met «périodiquement en scène le spectacle de sa propre désagrégation», selon la définition qu’en donne le philosophe Jean-Pierre Dupuy, lui-même inspiré de René Girard, dans La Panique. Alors que le journal Libération lui demandait s’il avait lui-même vécu des situations de panique, Jean-Pierre Dupuy répondit ceci : «Oui, dans des situations de panique festive. Au Brésil, où j’ai longtemps vécu, le carnaval est la fête panique par excellence. Il mime, met en scène la panique à l’échelle de villes de plusieurs millions d’habitants. C’est hallucinant. Parfois, évidemment, la fête tourne mal et provoque des morts».

D’une certaine manière, le sexagénaire à la Smart a joué par accident le rôle de roi du Carnaval, que l’on finit par brûler à la fin de la cérémonie sacrificielle. A deux différences près. Premièrement, il ne s’agissait pas d’une représentation symbolique, mais au contraire d’une scène bien réelle. Deuxièmement – et heureusement – le Roi s’en est seulement sorti avec une belle frousse. Faut-il maudire pour autant cette fête sportive ? Non, au contraire. Et je finis par me faire à l’idée que l’hypothèse girardienne n’allait en rien gâcher ma soirée.

Un bouc émissaire, mais lequel ?

Quelle est-elle en quelques mots ? Pour René Girard, la violence et le sacré sont intimement liés. L’anthropologue note que, dans un certain cas, «la violence arrête la violence». C’est sa fameuse thèse du bouc émissaire. Autrement dit, la violence de tous contre tous se transforme en une violence de tous contre un. La mise à mort du sacrifié expulse la violence hors de la société. Cette propriété presque magique serait, dans la théorie girardienne, le fondement du sacré et de son organisation, le religieux. Celui-ci consisterait à mimer et à mettre en scène rituellement le meurtre originel du bouc émissaire pour expulser la violence sans avoir à recommencer réellement ce meurtre.

Comme une forme de dépressurisation, le carnaval, en abolissant les règles habituelles le temps d’une journée et en mettant à mort fictivement le bouc émissaire, renforce paradoxalement l’ordre social et son interdit premier, le meurtre. Toute l’histoire consiste à la symbolisation croissante de ce lien entre le sacré et la violence. Sans doute, aux origines, fallait-il tuer de nouveau pour arrêter la violence. D’humain, le sacrifice est devenu progressivement animal, avant de prendre les traits d’une simple poupée. La symbolisation devient finalement si forte, la trace du bouc émissaire si ténue qu’on finit par ne plus la voir. Dans une compétition sportive, la forme du duel entre deux équipes, la qualification du vainqueur et l’expulsion du perdant pourrait être l’une de ces traces. La proximité entre le sport et la violence permet justement au premier d’endiguer la seconde. Il la contient, aux deux sens du terme. Cette particularité n’avait échappé ni aux Grecs anciens, ni à Pierre de Coubertin.

De onze contre onze à tous contre un

Mais il arrive des accidents. Par exemple, qu’un événement extérieur au carnaval s’immisce soudainement dans sa mise en scène. L’ennemi symbolique – les Belges – a été battu, expulsé, mais un nouvel ennemi – le sexagénaire à la Smart – surgit soudainement. Le duel est rejoué, mais cette fois-ci, ce n’est plus à onze contre onze, mais à tous contre un. La scène aurait été très différente un jour ordinaire si notre anti-héros était sorti de sa voiture pour alpaguer des livreurs qui auraient bloqué la rue de Rivoli. Ces derniers l’auraient peut-être molesté, mais il ne se serait pas agi d’une foule lyncheuse.

Dans la perspective de la finale, Robert Redeker a certainement raison de déclarer dans Le Figaro que «la liesse des Français nous rappelle combien la fête est un besoin social». «Devant un tel match, nous participons tous à une vaste chorale informelle, le chœur innombrable des passions collectives qu’il déchaîne. Encourageant ou critiquant les joueurs, nous devenons à l’image des parents, des frères ou des sœurs qui applaudissent depuis les tribunes l’un des leurs. Le temps d’un match tel que France-Belgique, ou que la finale de dimanche prochain, ces parenthèses de l’histoire, la France devient, certes de façon illusoire et onirique, une grande famille (…) Les méprisants qui ne voient que du néant dans cette illusion méconnaissent l’importance des rêves dans la vie humaine. Lorsqu’un match de football fournit l’impression aux habitants d’un pays qu’ils forment une même famille, autrement dit qu’il accomplit le miracle humain auquel parvient, selon Jean-Jacques, Rousseau, la fête, il faut plutôt se réjouir que s’alarmer. Un grand match de foot n’est pas la fête d’une famille qui existe déjà, il est bien plus: une fête fondatrice, une fête qui fonde une famille», écrit le philosophe.

Du carnaval au sacrifice, il n’y a qu’un pas

Indubitablement, la Coupe du monde devient pour le pays un moment de fondation, ou plutôt de refondation symbolique. Une fête collective qui doit être mise en scène régulièrement pour assurer l’unité d’une société. Robert Redeker de poursuivre : «Le spectacle du football, en ses plus hautes heures, nous allège de ce qui nous oppose, de ce qui nous divise, tétanise les détestations et les différences, les convoitises et les ressentiments – il jette le diable aux oubliettes, dans la mesure où «diable» signifie ce qui sépare, ce qui rend coupable si on lui cède». Nos sociétés contemporaines, foncièrement individualistes, ont en réalité rarement l’occasion de vivre ces moments de communion collective. En tant qu’expérience sociale, le football a presque le monopole de cette fonction carnavalesque, bien plus que les événements politiques eux-mêmes, sauf lors de moments tragiques d’union nationale, comme après les attentats. Les élections tiennent en revanche rarement de ce registre. Pluraliste, la démocratie entretient les clivages politiques et – dans l’idéal – apprécie peu la figure du «tous contre un», sauf à imaginer qu’elle se transforme en dictature de la majorité. Mais avec des taux d’abstention toujours plus élevés et des hommes politiques déconsidérés, le risque est aujourd’hui faible.

Grimés des couleurs tricolores, agitant le drapeau national, hurlant et chantant leur joie, communiant autour de onze héros qui envoient virevolter le ballon rond dans les cages adverses, les Français repoussent le diable qui sépare, qui divise. Mais, de même que la violence arrête la violence, c’est «Satan qui expulse Satan», selon la formule biblique. Du carnaval symbolique au sacrifice rituel, il n’y a parfois qu’un pas, un accident ou un sexagénaire au volant d’une Smart qui, à des lieux de la planète Football, ne comprend pas pourquoi une foule l’empêche d’avancer. Notre bouc émissaire du jour risque de se souvenir longtemps de cette Coupe du monde.

Lire aussi : Désir mimétique, bouc émissaire, christianisme : les trois temps de René Girard

 

Alexis Feertchak

Alexis Feertchak est journaliste au Figaro et rédacteur en chef du journal iPhilo, qu'il a fondé en 2012. Diplômé de Sciences Po Paris et licencié en philosophie de l'Université Paris-Sorbonne après un double cursus, il a été pigiste pour Philosophie Magazine et collabore régulièrement avec l'Institut Diderot, think tank de prospective. Suivre sur Twitter : @Feertchak

 

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Commentaires

La scène est extrêmement bien racontée, l’analyse girardienne me paraît juste. Néanmoins, une question me taraude. Et si vous n’aviez pas lu René Girard, auriez-vous « vu » cette scène ? N’y a-t-il pas un biais ?

par Mme Michu - le 13 juillet, 2018


Bonsoir,
Pourquoi s’étonner de cette violence ?
Le foot, ça rend les gens fous et si vous l’aimez, vous ne vous en rendez même pas compte.
Je n’aime pas le foot et je suis fatiguée par cette « beauferie » ambiante comme de nombreux français hautement silencieux !
En 1998, j’étais avec des amis dans un bar de la rue Saint-Maur. Nous ne regardions pas la télé et nous imitions les hurleurs qui pleurnichaient quand le Brésil marquait. Ils ne supportaient pas notre joie de voir le Brésil marquer des buts !
Dehors, un homme est venu m’agresser car je ne partageais pas la joie des moutons de Panurge alors que le match était fini ! Mon ami s’est interposé en lui disant : « C’est bon, vous avez gagné, on a le droit d’être triste ! ».
Parmi ces personnes qui se ruineraient pour le foot, et d’autres si enthousiastes, on ne les voit pas dans les manifs à caractère social !
Alors oui, c’est très bien d’envahir les rues pour hurler sa joie mais ce serait bien de descendre aussi quand ils ne sont pas d’accord avec des réformes au lieu de se plaindre !
Oui, j’en ai plus qu’assez d’entendre klaxonner tard et ces drapeaux français dont ils ne connaissent pas la signification ! C’est pathétique, affligeant ! Le respect existe dans les deux sens !
Cela fait 20 ans qu’ils ont eu cette coupe et on nous la ressort tous les 4 ans ! Et dès qu’ils gagnent un match, on a un JT de 15 min sur cela. Et on en parle comme si ils avaient déjà gagné.
Et ce site s’y met aussi !
Cet engouement pour des joueurs qui touchent des millions, qui n’apportent aucune pierre à aucun édifice !
Le culte du rien est bien présent et ne fait que s’aggraver !
J’attendais mieux de ce site et ne pas lire un premier article sur du vide cérébral !
Bonne continuation !

par emma - le 13 juillet, 2018


Bonjour,

A bien y regarder,les supporters,les peuples ont besoin de victoire.On ne peut nier en terme générique la compétition qui s’exerce naturellement pour tout et entre tous!

A bien y regarder,le foot qui gagne,c’est comme la concrétisation d’un désir,d’une envie,d’un espoir collectifs,d’un pari par personnes interposées,les jeux doux du cirque,l’éphémère joie d’un peuple valorisé aux yeux du monde,une preuve d »existence,une montée au mât de cocagne,la fête au clocher du village Gaulois.

Un rayon de soleil enjoué entre deux nuages,chatoie les cœurs et les âmes âmes,apaisent les tensions,détend les élastiques,rassérène.

La joie et le bonheur aussi fugaces soient-ils,ne se refrènent pas,il se vivent à l’état brut,et ils éprouvent l’existence telle qu’elle est!

par philo'ofser - le 14 juillet, 2018


Le pied-ballon est un jeu de ballon rond où nous devons faire entrer le ballon dans les filets de ceux qui tentent eux-aussi de faire entrer le même ballon dans nos filets.
Ce jeu permet aux hommes de briller comme des lumignons. Il permet aux états-nations qui sont le fruit de la modernisation des moeurs de briller également comme des lumignons. En effet, les citoyens des états-nations s’identifient à leur équipe et deviennent hystériques de cette façon, ils se mettent à briller et à exulter comme s’ils étaient eux-mêmes des lumignons, les acteurs d’un prodige, d’un destin, immortels, grâce à un acte héroïque, digne d’Achille ou bien d’Hector.
Mettre le ballon dans le filet de « l’autre » est un acte hautement symbolique. Il symbolise la supériorité transcendantale.
Cette supériorité est toutefois relativisée. Une équipe de pauvres-types qui gagnerait contre une équipe de génies du ballon-rond ne parviendrait pas à symboliser la supériorité absolue, celle qui confère définitivement une aura immortelle, une âme sauvée, élue (pensons aux analyses de Weber sur le protestantisme, le capitalisme anglo-saxon)
Quant à l’histoire de la « violence » supposée qui trouverait une issue dans un acte symbolique, je n’y crois guère. Elle est trop métaphysique. Je m’en tiens à un acte visant à réparer l’ego blessé des hommes traités comme des pauvres-types par la haute et moyenne bourgeoisie.

par gérard - le 14 juillet, 2018


Le foot est le nouvel opium du peuple (la pauvre église catholique ne fait plus le poids et personne de paiera 100 € pour avoir un T-shirt du pape François !!).

Il y a, de la part des intellectuels, une espèce de mansuétude incompréhensible pour cette entreprise d’abrutissement des foules qui pendant qu’ils se « distraient » devant ce spectacle ne pensent pas à leurs vrais problèmes (c’est la fonction d’un « antalgique » ou d’une drogue).

Perso je m’en fous et j’en suis même content. Je gagne une partie (non négligeable) de mes revenus en bourse et chaque fois qu’un « fan » (qui vient de « fanatique ») dépense son argent dans le la consommation imbécile ça fait tourner la machine et c’est bon pour le « business », donc pour la bourse.
Le fan de foot est pour moi l’archétype du consommateur du XXIeme siècle, qui est absolument indispensable à notre société.

Mon esprit regrette cet abrutissement général, mais mon portefeuille applaudi des « des mains ». Nous (les spéculateurs gros et petits voire très petit) avons besoins d’une grosse masse de consommateurs décervelés pour consommer toujours plus (la « croissance » que tout le monde appelle de ses vœux) de produits inutiles et de loisirs futiles 🙂

Vive le foot !

par A.LUPIN - le 14 juillet, 2018


Cher A. Lupin,

Quelle belle éthique !
Je croirais entendre parler Trump !
Vous spéculez aussi sur les victimes des guerres, les pauvres ? Bon business sans aucun doute !
Je m’arrêterai ici, des nausées me viennent !

par emma - le 14 juillet, 2018



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