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Contre la peur

8/02/2014 | par Dominique Lecourt | dans Politique | 15 commentaires

 

Dominique Lecourt
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Une respiration haletante, le cœur qui bat trop fort, trop vite, la gorge qui s’étrangle, une voix qui se fait rauque, le corps tout entier paralysé, pétrifié, les pensées arrêtées. La peur, c’est d’abord toute cette physiologie que décrivait si bien Alain (1868-1951), le philosophe, en son temps. On comprend qu’au principe de toute peur, il y ait, comme il le remarquait aussi, en définitive, la peur d’avoir peur. Et que le courage puisse se résumer à un « pas encore » opposé à sa survenue, ce que Platon suggérait déjà dans le Thrasymaque.

Sans doute, à la différence de l’angoisse qui n’en a point, la peur se donne-t-elle toujours des objets. Ces objets sont multiples et se renouvellent sans cesse. Les meilleurs historiens l’ont bien montré à l’échelle de l’histoire humaine. Et les anthropologues nous en donnent de nombreux témoignages et documents. Chaque civilisation a sa manière propre d’apprivoiser ses peurs. L’humanité n’a cessé de varier les pratiques et les conceptions visant à s’en assurer la maîtrise symbolique.

Mais peut-être jamais les objets de peur n’ont-ils fait système autant que dans nos sociétés : à la guerre, la pauvreté et le chômage, les trois hantises modernes, viennent s’ajouter pollution, nouvelles grandes épidémies, modifications du climat, OGM, clonage reproductif, énergie nucléaire, déchets radioactifsUn qualificatif lourd de toute une philosophie les réunit : irréversible. Le temps n’est presque plus saisi que sous l’aspect du « c’est trop tard ». Et l’avenir « devient supplice dès qu’on essaie de le contempler au lieu de le faire ».

Les médias font se succéder en rangs serrés les images d’épouvante suscitant et entretenant une vision fataliste de notre histoire ; une morale pessimiste prend le pas, jusqu’aux Etats-Unis, sur l’optimisme inhérent à la philosophie du progrès qui inspirait naguère la confiance dans l’avenir propre au monde occidental.

La plupart des responsables politiques, au lieu de s’opposer à ce fatalisme et à ce pessimisme, ne font que les aggraver. Ils croient pouvoir en tirer bénéfice. Renouant avec la pensée de Thomas Hobbes, ils conjuguent peur et individualisme comme motifs et ressort de l’ordre social. Résultat : l’individualisme se fait égoïsme. L’égoïsme suscite les pires violences. L’insécurité étend son règne. Et c’est la sécurité qui fait maintenant figure d’idéal de la vie humaine, en lieu et place de la liberté à laquelle elle était dans la pensée classique subordonnée comme moyen à fin.

Cette sécurité appelle traditionnellement sciences et technologies au service de son efficacité. On voit aujourd’hui la biométrie s’emparer de nos corps pour les transformer en fichiers vivants, dont le croisement risque de porter atteinte aux plus élémentaires de ces droits de l’homme dont nos sociétés ont pourtant fait leur étendard.

L’idéal de sécurité se traduit insidieusement par une détestable maxime : « méfiez-vous les uns des autres ». On ne saurait sans allumer la « guerre de tous contre tous » lui opposer un idéal de liberté conçue comme l’expansion sans limite de la puissance individuelle.

Il ne suffit pas non plus d’invoquer la raison qui se déploie dans la connaissance scientifique.

Le primat épistémologique de la connaissance sur l’action a suscité ce qu’on peut appeler la version française de la philosophie du Progrès. Elle s’est présentée comme l’héritière de la philosophie des Lumières. Mais elle en a refusé les dimensions métaphysiques. Elle a fait de la science et de ses applications le moteur de l’histoire, de la vérité scientifique la valeur suprême, de la certitude de cette vérité la garantie de la justesse de l’action.

C’est ce socle intellectuel qui se trouve aujourd’hui remis en question. Depuis quelques décennies, l’idée de Progrès est entrée en décadence. La valeur de la science est, pour le moins, relativisée. La technologie suspectée, sinon diabolisée. La Nature ou la Vie sont érigées en grands fétiches. L’étrange fortune du principe de précaution est liée à ce vacillement. Ayant perdu ses repères, la société française est angoissée. Tout objet lui paraît bon pour fixer, exprimer cette angoisse : les plantes OGM (objet d’un ostracisme unique au monde), les antennes des téléphones mobiles, la pandémie de grippe H1N1, les nanotechnologies, le port de la burqa….

Le principe de précaution tel qu’il a été inscrit dans la Constitution en 2004-2005 au terme de fiévreuses discussions était supposé rassurer le peuple français. Il nourrit l’angoisse des citoyens.

La question dite des « ondes » offre un bel exemple de cette angoisse sans objet. Aucun lien de causalité n’est établi entre les malaises dont font état un plaignant et l’installation d’une antenne de téléphonie mobile à proximité de son domicile. Le motif d’hyper électro-sensibilité est écarté. La Cour d’Appel de Versailles croit cependant pouvoir prendre acte de l’angoisse des plaignants, elle invoque le trouble anormal de voisinage et ordonne le démontage de l’antenne (alors que industriels ont scrupuleusement respecté les cahiers des charges établis par l’Etat).

Au-delà des cas extrêmes, on doit constater que l’expertise scientifique est désormais partout suspecte, voire désavouée comme partisane, soumise à des conflits d’intérêts insurmontables.

Les épisodes tragiques n’ont pas manqué depuis plusieurs décennies pour susciter cette méfiance : sang contaminé, vache folle, vaccination contre l’hépatite B… Les malheurs du grand débat public sur les nanotechnologies dont les sessions ont été systématiquement sabotées par des groupes violents font apparaître la profondeur du mal. Si vous êtes physicien et que vous avez travaillé sur ce sujet pour le moins complexe, vous avez nécessairement été financé par des industriels. Vous n’êtes donc pas impartial. La seule expertise vraiment « indépendante » serait celle des militants qui n’ont jamais eu de contact avec la recherche… On vient d’inventer la notion de ce que j’appellerais volontiers « l’expertise ignorante ».

Le principe de précaution intervient dans ce contexte : la connaissance scientifique ne serait qu’une opinion parmi d’autres – « socialement construite », ressassent les sociologues des sciences depuis trente ans, reprenant sans le dire ou sans le savoir les thèses soviétiques de l’après-guerre. Comme l’a fait plusieurs fois remarquer Maurice Tubiana (1920-2013), l’attention se focalise sur le danger ; jamais sur les bénéfices de l’innovation comme en témoigne malheureusement la lettre du texte constitutionnel. Une expertise intellectuellement affranchie des « évidences » imposées à l’opinion par les industriels de la peur (Hollywood en tête) commencerait au contraire par étudier la « balance » bénéfices/dangers.

Toujours est-il que le principe de précaution tel qu’il a pris valeur constitutionnelle dans notre pays nourrit la peur de l’avenir chez nos concitoyens au lieu d’apaiser leurs craintes. Du domaine de l’environnement, il a gagné celui de la santé et de proche en proche, au prix d’interprétations abusives, il étend son emprise à toutes les activités humaines innovantes. La question essentielle n’est plus aujourd’hui de bien distinguer entre la prévention qui vise les risques avérés (par exemple dans le cas de la grippe H1N1) et la précaution supposée ne viser que les risques non-avérés, par ailleurs « graves et irréversibles ». La question n’est plus de savoir si le principe mène à l’immobilisme ou est, au contraire, un principe d’action (et de recherche). La question majeure est celle de la véritable anthropologie qui se met en place en son nom : celle de l’homme précautionneux hanté par les catastrophes dont il risque lui-même d’être l’auteur par trop d’audace inventive. L’écologisme ambiant en a fait son modèle : contre le prométhéisme des Lumières, la sagesse frugale du « développement durable » dont on finit par ne plus voir en quoi il est un développement lorsqu’on lui adjoint le thème de la décroissance. Lorsqu’on l’envisage, comme il se doit, sous l’angle de la décision publique, on voit le principe devenir un « principe parapluie » dont se couvrent volontiers administrateurs et hommes politiques.

Au nom du principe de précaution, on demande à chacun qui entreprend (une activité productive ou une recherche créatrice) d’apporter d’avance « la preuve de l’absence de risque » qu’il court ou fait courir aux autres – ce qui excède tout simplement les possibilités de la condition humaine. On demande aux mêmes, au nom du même principe qui tourne au « principe de suspicion », de prévoir l’imprévisible. Autre tour de force qui nous demanderait de nous affranchir de nos limites !

On suscite et on promeut la naissance d’un nouveau type d’homme qui risque de renoncer à tout progrès dans la connaissance et dans l’action, faute des certitudes absolues qu’il se voit enjoint d’exiger de lui-même avant d’entreprendre.

C’est du temps, du temps humain, qu’il s’agit en définitive. Question philosophique radicale. Non, nous ne savons ni ne pouvons « prévoir l’imprévisible », mais, comme le faisait remarquer le philosophe et homme d’action Gaston Berger (1896-1960), nous devons toujours garder conscience de ce que de l’imprévu peut survenir et nous y préparer. L’inventeur, en France, de la « prospective » expliquait qu’ainsi entendue cette « discipline » ne pourrait prétendre au titre de science (« la science du futur »), mais devrait être considérée comme une éthique : ouverture à l’imprévu, non seulement pour conjurer le danger mais pour saisir la chance qui se présentera.

Non, il n’est pas possible d’apporter la preuve d’une absence de risque, mais ayant pris conscience du risque potentiel, on peut – on doit – faire l’effort intellectuel et physique indispensable non seulement pour l’avérer (ou non) mais pour le contourner. Encore une fois, il s’agit d’une attitude éthique, celle-là même qui se trouve, via la technique, à l’origine du progrès des connaissances et de ses applications dans le monde moderne.

 

Dominique Lecourt

Professeur émérite des Universités et ancien Recteur d’académie, Dominique Lecourt est philosophe et éditeur. Il dirige l’Institut Diderot, un think tank dont l’ambition est de favoriser une vision prospective sur les grands thèmes qui préoccupent les sociétés contemporaines. Il est l’auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages dont Contre la peur (1990, 5e réed., PUF, 2011), le Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences (1999, 4e rééd., PUF, 2006), couronné par l’Institut de France, Humain post-humain (2003, rééd. PUF, 2011) et Diderot : passions, sexe, raison (PUF, 2013).

 

 

Commentaires

Oh que oui, le retour de la peur est une chose bien funeste : que nous fassions face à un problème écologique, c’est évident ! Que la science et la technologie y ait sa part de responsabilité, certes ! Mais c’est seulement la science et la technologie, soutenues par l’économie, qui permettront de relever le défi, à condition bien sûr que nous puissions croire a maxima en nos chercheurs. D’ailleurs, l’économie de marché n’est-elle pas la gestion des ressources rares ? La définition même de celle-ci nous montre bien qu’elle est faite en ses éléments constitutifs pour relever le défi écologique : il suffit seulement pour cela qu’elle étende le nombre des biens rares aux éléments de la biodiversité et de la nature.

par A. Terletzski - le 8 février, 2014


[…] Contre la peur […]

par Pôle Culture | Pearltrees - le 8 février, 2014


Chez les babouins : le bien ETRE du groupe , n’est jamais remis en question par les élites (dominants ) ce qui n’est pas malheureusement pas le cas chez les humains !

par Salengros - le 8 février, 2014


En un seul mot, bravo ! Je suis amplement d’accord avec (presque) tout, surtout l’aspect psychosocial qui nous fait passer dans une société de la méfiance, voire de la défiance. Mais que faites-vous des risques qui sont authentiquement irréversibles et dont l’irréversibilité n’est pas un fantasme des catastrophistes ? Cette problématique née avec Günther Anders – l’espère mortelle et non plus l’espèce des mortels – me paraît quand même essentielle …

par Hortense - le 8 février, 2014


Heureusement que nos ancêtres ne connaissaient pas le principe de précaution : ils n’auraient pas inventé le feu et nous vivrions encore dans des cavernes, mangeant de la viande crue, grelottant et redoutant l’assaut des bêtes fauves ! L’histoire des sciences et techniques n’est -elle pas le récit de risques pris par des hommes inventifs , parfois au péril de leur vie ? Avoir inscrit ce satané principe dans la Constitution, ce qui permet aux « décideurs  » , hommes politiques ou hauts fonctionnaires, d’ouvrir le parapluie dès qu’ils ont peur de leur ombre, fut l’un des actes politiques les plus rétrogrades que nous ayons commis . Espérons que l’alternance politique, en 2017 , permettra de revenir sur cette inscription mortifère . En attendant, permettez-moi de conseiller la lecture d’un excellent bouquin paru aux PUF en 2010 :  » L’inquiétant principe de précaution « , de Gérald Bronner et Etienne Géhin.

par Philippe Le Corroller - le 8 février, 2014


[…] Contre la peur […]

par Sciences et démocratie | Pearltrees - le 9 février, 2014


Sur ce blog on discute vraiment de tout, on se sent une vraie liberté d’expression !

par cliquez - le 9 février, 2014


Quel dommage que vous n’ayez jamais lu une seule page de Martin Heidegger ou de Hans Jonas ! Car ils ont déjà répondu par avance à ce discours, et on serait en droit d’attendre d’un « philosophe » qu’il répondît à ce qu’ils écrivent…

Pour me faire leur humble porte-parole, je dirais que si, en effet, l’humanité doit savoir prendre des risques, elle doit prendre des risques calculés. Quand une activité humaine risque, objectivement, de manière certaine et vérifiée, de mettre en péril la survie même de notre espèce ou simplement la décence de ses conditions de vie, elle ne doit pas être entreprise, cela me semble évident. C’est la base du « principe responsabilité » (qui n’est pas le principe de précaution, mais évidemment il est plus simple de critiquer la Constitution que de critiquer Hans Jonas…).

Par ailleurs, nombre de vos arguments n’en sont pas. Vous dites que les militants n’ont pas d’expertise et vous parlez « d’expertise ignorante ». Peut-être ; mais en quoi diable cela fait-il disparaître les conflits d’intérêt ? L’ignorance des militants (en admettant qu’ils soient si ignorants que vous le dîtes) rend-elle les scientifiques financés par les industriels moins dépendants de ces industriels ? Votre propre discours devrait vous conduire à affirmer non pas que ces chercheurs sont des expert objectifs et impartiaux, mais qu’il n’y a personne qui soit à la fois savant et impartial ! Et s’il n’y pas d’expert savant et impartial, n’est-il pas raisonnable de ne pas mettre en péril l’existence de notre espèce ou les conditions d’une vie décente ?

Je crains que vous ne soyez dans le déni.

par Meneldil Palantir Talmayar - le 9 février, 2014


Si je ne veux pas le progrès, ce n’est pas qu’il me desserve, non, c’est qu’il sert, comme tout investissement, l’intérêt du plus riche. Mais de la à renier l’utilité de ma propre intelligence, non certes…

Et être communiste, je n’y suis pas !

Une nouvelle forme d’économie ? Zéro croissance ?
Mais non faut arrêter de surfer sur la vague des ignorants qui n’ont de cœur que pour ressentir l’évidence, qui est qu’il se font toujours plumer.
Je me réjouis de pouvoir exprimer mon avis, mais que doit il advenir de celui qui n’a que la haine jaillissant de sa peur ? Sera t il forcément la chair a canon de cette grosse machine qui se modernise, et qui lorsqu’il devient inutile, devra payer sa propre euthanasie et son mediator (bien développé) et arrêter de prétendre des droits d’identité de mœurs et d’amour pour son rejeton, futur bien de l’état, que ce dernier pourra former a sa guise pour pouvoir le maîtriser sans avoir a distiller la peur dans son esprit ?

Elle est bien dénuée de sens cette perception scientiste de l’humain..

Je m’avouerai vaincu toutefois !
Et vous aurez raison !

Mais a quoi bon marteler le souffrant ?

par Seyhan - le 10 février, 2014


Sur la question des OGM, par exemple : soit vous faites preuve de mauvaise fois, soit d’«expertise ignorante » ou bien je vote pour les deux. Sur la question, pour les non-scientifiques, certains éminents scientifiques proposent ce qu’on appelle communément la vulgarisation.
La question philosophique de l’éthique est primordiale ici, alors il faut également se référer aux éminents philosophes qui eux aussi proposent des ouvrages sur les enjeux complexes que l’activité humaine produit sur l’environnement avec les technologies actuelles
– et ceci sans parler de la problématique essentielle de la géopolitique à venir en matière énergétique pour les 9 milliards d’humains en 2050. Alors

Votre discours est partisan, simpliste, limite manichéen, vous y faites la part belle à tous les démons et ceci sans auto-critique.
Je m’arrête là. Vous vendez votre livre.

par Elh2o - le 10 février, 2014


Bonne analyse de la situation societale dans laquelle nous sommes immergée . Ce d’autant que je suis un peu spécialiste de ce genre de sujet, en tant que psychiatre TCCiste depuis plus de trente ans chargé de les enseigner. J’ai approuve votre analyse sur le fond, et vous recommande, si besoin était, la lecture d’une revue discrétionnaire :  » Sciences et pseudo-sciences » pleines d’ excellentes informations sur ces sujets…

par Ledoux Philippe - le 10 février, 2014


Si l’on écarte les propos facilement retournable sur la politique n’utilisant que la peur[1], le primat de la connaissance sur l’action[2], ou le recyclage de l’opposition classique nature/technique[3], le propos de Dominique Lecourt vise essentiellement a relativisé les questions et le savoir populaire sur la politique et l’éthique pour les enfermer en les amalgamant sous le sentiment de la « peur », peur qui elle même n’est que peu raisonnable, puisqu’il s’agirait essentiellement de trouver un objet a l’angoisse, qui par « nature » n’en a pas.

Dans ce monde imaginaire, les militants ne font que développer une « expertise ignorante », quand il ne sont pas « violent » (contre les nanotechnologies[4]). Ici Lecourt pratique l’amalgame entre la science, la politique et la morale. La science, ne dit pas, et n’a pas a dire ce qui doit être dans la société. Elle fournie une description et des moyens. C’est a la politique de trancher sur ce qui est bon ou mauvais, la science se contente de s’accorder sur la vérité.
La science n’est pas une opinion parmi d’autres. La science, n’est tout simplement pas une opinion. Ce sont des propositions validées pour leur véracité, pas pour leur bien, ou la justice. L’opinion c’est a la population de la donner sur ce qu’elle pense bon ou mauvais. Sur cette question les experts n’ont rien a dire.
Le problème c’est que ne sont retenus comme argument politique, que les discours des experts. Ainsi, il y a interdiction ou moratoire, que pour des raisons sanitaires appuyé sur publication. Enfin en théorie, car en pratique, une interdiction du Redbull pour sa Taurine peut-être annulée, non pas pour des raisons scientifique qui prouverai que c’est bon, ou sans effet négatif sur la santé, mais parce que l’interdiction coûte trop chers dans le cadre d’une « concurrence libre et non faussée » qui fait payer un choix politique qui ne lui convient pas.
Ainsi, les OGM, pourrait très bien être refusés pour des raisons politiques d’opposition au brevet sur le vivant. D’autant plus qu’il est évident que l’on ne peux pas demander a l’ensemble de la population de connaître toute la littérature scientifique sur les OGM.
Mais l’essentiel du propos serait surtout de rappeler que si la science produit un savoir particulier, qui ne peut pas être ignoré, sur ce que les choses sont, la population en produit un autre sur quels choses seront acceptés ou refusée dans la société. Chacune est légitime dans son domaine.

1. La classe politique, utilise bien sur la peur, mais pas seulement, elle fait aussi miroité des promesses, de l’avenir. Du progrès. Il suffit malheureusement d’entendre les multiples prétentions sur la baisse du chômage, ou le temps des cerises qui se rapproche soudainement à la seule décision sur la classe dirigeante que la France a bien voulu laisser a sa population, les élections.
2. Loin de l’affirmation selon laquelle la connaissance prime sur l’action, Canguilhem (que Lecourt n’ignore pourtant pas) indiquait que la science naissait de l’action, d’une action qui cherche sa réussite, la où la première fois elle avait échouée.
3. Alors qu’aujourd’hui précisément on nous vent a renfort publicitaire une alliance « technique/nature » avec éolienne industrielle, panneau photovoltaïque, géo-ingénierie contre le changement climatique, et technique imitant ou s’inspirant de procédé observé « dans la nature » pour les reproduire avec des nanos. Cette opposition est un artefact intellectuel du a la culture occidentale, que Descola a proposé de qualifié de « naturaliste ». La nature est une production conceptuelle de notre culture. Ou pour le dire avec une perspective darwinienne, comme probablement l’ensemble des mammifères qui nous ressemble, nous sommes susceptible de mettre au point une culture.
4. A ce petit jeu, il faudrait indiquer l’article de Bernadette Bensaude Vincent qui indiquait que ces « débat » était clairement technocratique, organisé selon les industriels locaux, sans soucis des questions que pouvaise se poser les personnes localement, et que par ailleurs, il se faisait alors que toutes les décisions avait déjà été prise de production, et que les budgets des nombreuses entreprises était validé. Mais qu’est ce que la violence ? Refuser un faux-débat, ou mentir a la population en lui faisant croire qu’elle est souveraine alors que tout a déjà été décider ?

par Florian Olivier - le 11 février, 2014


[…] Une respiration haletante, le cœur qui bat trop fort, trop vite, la gorge qui s’étrangle, une voix qui se fait rauque, le corps tout entier paralysé, pétrifié, les pensées arrêtées.  […]

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par Contre la peur | Développement personnel... - le 11 février, 2014


Bien qu’ étant déjà intervenu, une idée m’est survenue à la relecture. On ne peut pas prouver que quelque chose n’existe pas, et c’est la morale inavouée de toute l’œuvre de F. Kafka. Nous vivons de plus en plus dans une société obsessionnelle compulsive où il nous reste à prouver que nous ne sommes coupable de rien, ce qui est totalement impossible à prouver, et ce à l’échelle d’une société occidentale où la France est la plus atteinte. Les autres sociétés en paraissent indemnes. Ma référence à Kafka tient au fait qu’il soufrait de TOCs et que son œuvre tend à prouver qu’ il n’est coupable de rien, torturé de cette impossible quête à travers l’autobiographie de K ,dans une perspective Nietzschéenne de l’identité entre l’auteur et son œuvre
Philippe Ledoux. Reims

par Ledoux Philippe - le 1 mai, 2014



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