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Wilhelm Stöffler, philosophe du «langage des âmes muettes»

1/04/2018 | par Sylvain Portier | dans Philo Contemporaine | 13 commentaires

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POISSON D’AVRIL : Il est un philosophe oublié de tous, Whilelm Joseph Stöffler, qu’il serait bon de redécouvrir, expliquait hier Sylvain Portier dans iPhilo. Cet auteur allemand, à cheval entre les 18e et 19e siècle, présenté comme le précurseur de la pensée écologique, est d’autant plus oublié de tous qu’il est né… de l’imagination de notre chroniqueur. Sa philosophie est-elle fausse pour autant ?


Docteur en Philosophie, spécialiste de Fichte, Sylvain Portier est professeur de lycée dans les Pays de la Loire. Il a notamment publié : Fichte, philosophe du Non-Moi (éd. L’Harmattan, 2011) ; Les questions métaphysiques sont-elles pure folie ? (éd. M-Editer, 2014) ; N’y a-t-il d’instinct que pour l’homme ? (éd. M-Editer, 2016) et Philosophie, les bons plans (éd. Ellipses, 2016).


En ces temps où l’injonction au changement écologique devient paradoxalement de moins en moins audible à force d’avoir été martelé, et où les fake-news viennent troubler les débats d’idées sur la place et l’avenir de l’humanité, il est peut-être temps de relire certains penseurs méconnus, qui furent néanmoins précurseurs de nos considérations actuelles.

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Peut-être sauraient-ils, des décennies en avance, nous éclairer quant à la question de la pérennité d’une espèce humaine qui s’approprie la Terre comme un moyen marchand, et nous aider à déconstruire l’idée que nous nous faisons de la condition des animaux et des astres, ces «êtres muets et vivants» selon l’expression de Wilhelm Stöffler. Plus fondamentalement, des auteurs tels que ce dernier pourraient bien nous rappeler que c’est aussi dans le rapport de l’homme à la Nature et dans la conception qu’il se fait du vivant que se traduit, peut-être en son stade ultime de décadence ou de résilience, ce que Husserl nommait «la crise de la culture européenne».

Le charme et l’amour de la nature

Wilhelm Joseph Stöffler naît le 21 février 1785 à Justingen et décède le 8 novembre 1847 à Blaubeuren. Il s’intéresse très jeune aux sciences et à la métaphysique, qu’il étudie durant ses années universitaires. Il reçoit une éducation religieuse mais rien, dans sa vie ou son œuvre, ne permet d’indiquer qu’il est croyant. Il se lie d’amitié avec un baron qui lui permet d’obtenir un poste à la cour de Mayence et commence à étudier l’astronomie et la zoologie, ainsi que la botanique. Sa vie bascule lorsqu’il rencontre, près de Tennstedt, la jeune Marie von Tucher, dont le charme et l’amour de la Nature le bouleversent, et qu’il ne tarde pas à épouser. Elle décède malheureusement deux ans plus tard, sans avoir pu lui donner d’enfants, et il gardera toute sa vie un souvenir douloureux de ce deuil.

Se plongeant de plus en plus dans l’étude de la biologie, il reste féru d’astronomie, et tente de prolonger les travaux de son ancêtre, Johannes Stöffler (1452-1531), qui portaient sur l’identification des cratères de la Lune [1]. Mais sa tendance au mysticisme et au panthéisme grandit fortement après le décès de son épouse, et ses considérations sur les planètes et sur la Lune n’ont alors plus guère de fondement scientifique.

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Il n’écrit que peu de textes, et c’est à défaut de pouvoir entreprendre de grandes recherches d’astronomie, faute de moyens, qu’il décide de devenir apiculteur, puis vendeur d’arbres. Il reste dans l’ombre des géants de son siècle (Schelling, Hegel, Hölderlin, etc.) et nous disposons de peu de sources le concernant : un article de philosophie et un ouvrage, qui n’est malheureusement pas encore traduit en français, ainsi qu’un recueil de recherches astronomiques [2]. Ce que nous savons toutefois, c’est qu’il atteint une relative notoriété de son Essai d’une nouvelle répartition des êtres muets et vivants (Essay über einer neuen Verteilung von stillen und lebenden Wesen), mais que celui-ci n’est pas pris au sérieux dans les milieux influents. Il ne prend jamais la peine de justifier ses propos dans des revues officielles et, trop sensible sans doute, préfère abandonner la sphère publique afin de s’adonner définitivement à la culture des arbres et des fleurs. Il finit par se cloîtrer en sa demeure, en compagnie de sa servante. Il semblerait que les derniers mois de sa vie soient atteints d’une douce folie et qu’il l’ait finie dans le silence, faisant de longues balades en forêt, et que l’on ait retrouvé sur lui un papier où était écrit : «J’ai vu quelque chose de merveilleux. Je ne peux te le dire» («Ich habe etwas ganz Wunderbares gesehen. Ich kann es Dir nicht sagen»). Selon Didier Franck [3], les derniers mots présumés de Husserl sont les mêmes et il ne fait en cela que répéter les paroles de Stöffler, qu’il cite dans ses écrits de phénoménologie.

L’âme est-elle le propre de l’homme ?

Stöffler reprend les catégories d’Aristote et sa conception de l’âme, et du vivant. Il se demande s’il n’est pas nécessaire d’envisager une acceptation très large du terme âme puisque, comme l’écrit Aristote dans la Section III de son De anima, «l’âme est d’une certaine manière toute chose». La question est alors de savoir si chaque être, par exemple chaque organisme ou chaque organe de chaque animal, ou chaque animal lui-même, ou encore chaque plante ou chaque planète, n’a pas «une âme», c’est-à-dire une identité propre et une volonté, peut-être même obscure à elle-même.

Reprenant la distinction aristotélicienne entre âmes végétatives, sensitives, motrices et intellectives, il se questionne quant à la présence d’âmes chez les animaux et chez les végétaux, et se demande s’ils peuvent ressentir, savoir qu’ils existent et communiquer entre eux. Certaines de ses thèses semblent rejoindre celles de l’occultisme et de «l’anthroposophie» de Rudolf Steiner, et il fait partie de ces rares intellectuels précurseurs de nos préoccupations postmodernes concernant la Nature. L’écologiste Alain Lipietz écrit d’ailleurs, en pointant notre rapport mercantile à la planète et mécaniste à l’animal :

«On regrettera peut-être de s’être moqué de penseurs méconnus, tel que W. Stöffler, parce qu’il dit un jour qu’il faudrait « davantage écouter ce que dise les bruits des arbres et voir ce que font les animaux ». Il pressentait peut-être à sa façon que l’homme n’était pas à sa place, ce qui est devenu aujourd’hui une urgence à comprendre et, non plus seulement à ressentir mais à changer.» [4]

Nous pouvons souligner en cela une grande divergence par rapport aux théories de son époque, puisqu’il va jusqu’à envisager que notre propre corps, qui contient divers organes, possède peut-être en lui-même plusieurs âmes, qui s’entraident parfois et entrent d’autre fois en conflit les unes avec les autres. Il envisage également que ces gros corps que sont les corps astraux aient, eux aussi, une âme. Le Soleil et les planètes, et plus encore la Lune, resteront d’ailleurs pour lui un sujet de questionnement et de perplexité. Il associera notamment le Soleil à ce que nous voulons savoir et savons, et la Lune à notre partie obscure en nous-mêmes. Dans un court article intitulé au Le langage des âmes (Die Seelensprache), il affirme en effet que celle-ci est «un astre mort mais vivant, capable d’émanation sur les âmes des vivants que nous connaissons sur notre planète» [5]. Si l’astre lui-même est mort, son âme peut très bien lui survivre et continuer d’intercéder avec nous et participer au cycle naturel du vivant. Ce serait là ce qui expliquerait certains de nos choix, de nos humeurs, ainsi que les marées et divers phénomènes observables dans le domaine agricole.

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Il serait aventureux et de voir en cela la préfiguration de l’idée des petites perceptions leibniziennes, mais certains ponts semblent toutefois possibles à bâtir entre lui et Leibniz, notamment le fait que, pour tous deux, ce que nous percevons à un moment donné est, de façon certes inconsciente, lié à ce qui s’est passé dans le passé le plus lointain et dans les confins de l’espace. Nous ne pouvons bien-sûr pas le percevoir clairement, n’ayant conscience que des influences du passé proche et de ce qui est à proximité de notre corps, mais il n’en demeure pas moins que chaque âme de l’univers est en vérité reliée à toutes les autres, comme le sont les «monades» leibniziennes, et qu’elles communiquent entre elles, même si leur langage reste inaudible pour nous. Et c’est pourquoi il est tout à fait possible que les «âmes des planètes» influent sur les nôtres. Il insiste sur l’importance, pour le philosophe, de s’intéresser au monde dans sa dimension la plus sensible, et il évoque la possibilité de ressentir physiquement l’unité et l’harmonie du monde par un «sentiment océanique», une sorte d’empathie universelle. Il aurait d’ailleurs lui-même vécu de telles expériences à l’occasion de la contemplation de certains paysages et, plus encore, de promenades en forêt [6].

Vers le désastre écologique contemporain

Il tente également de décrire les émanations du Soleil, qui représenterait pour sa part la résistance à l’abandon, notamment dans le domaine de la connaissance, et l’incarnation même de la vie. Il fut troublé d’ailleurs par deux découvertes astronomiques de son époque : d’une part, le fait que Saturne pouvait présenter un disque déformé, indice de l’existence d’un corps autour de cette planète ; d’autre part, que Vénus n’ait pas toujours le même aspect et présente des phases successives [7]. Elle ressemble donc en cela à notre Lune, ce qui fit dire à Stöffler que les lunes et les planètes pouvaient avoir plus en commun qu’il n’y parait. Quant à Jupiter, qui est la grande autre planète interrogée dans ses travaux, elle est associée à la conscience et à la croissance. Elle serait ce qui nous inciterait à élargir notre esprit et pourrait nous permettre de mieux comprendre «l’architecture globale» de l’univers et d’embrasser ses différentes «parties», c’est-à-dire les autres existences, de la plus petite à la plus grande :

«Il est probable que les « hommes sérieux » n’aient pas grand-chose à faire de telles questions sur les astres lointains, mais la raison ne m’en convainc pas moins que si chaque partie fait partie du tout et que le tout n’a rien à apprendre de ses parties, les parties entre elles ont sans doute beaucoup à apprendre les unes des autres. Et qu’il est au pouvoir de l’homme de s’enquérir de nombreuses connaissances qui permettent de mieux comprendre l’architecture globale, et qu’il n’est lui-même qu’une partie qui cherche sa place dans ce bel ensemble.» [8]

Husserl reprendra des interrogations proches de celles de Stöffler, dans ses Ideen II, lorsqu’il se demandera comment appréhender le «monde en tant que tel» des «bêtes». Dans le chapitre intitulé Animalien [9], il fait d’ailleurs nommément référence à cet auteur, tout en laissant finalement la question de la description phénoménologique du monde intérieur des animaux sans réponse. Stöffler considère pour sa part que cet effort est vain, car on ne saurait traduire «le langage des âmes muettes» [10]. La raison qu’il invoque, qui est en un sens assez proche de la théologie mystique, est que plus l’objet d’une connaissance est élevé, moins il est possible de l’exprimer par des mots. La montée vers l’ordre ultime de l’univers et vers une vision globale de celui-ci, tout comme la descente vers les organismes les plus simples, ces «êtres muets et vivants» que sont les planètes, les lunes et les soleils d’un côté, les animaux et les plantes de l’autre, ne sauraient donc que s’effectuer dans le silence. Il place ainsi l’homme dans une sorte d’entre-deux qui n’est pas sans faire penser aux deux infinis de Blaise Pascal, entre ces extrêmes que sont les âmes des insectes et celles des gigantesques corps astraux.

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Cette prise de conscience devrait nous rendre plus humbles et nous faire déconstruire les grandes postures traditionnelles qui campent la prétendue différence de nature et supériorité de l’homme, que l’on affirme depuis au moins le mythe de la chute originelle dans l’Ancien Testament. Nombre d’éthologues et de penseurs critiquent aujourd’hui le fait de n’octroyer la conscience, le langage et la raison qu’à l’homme, et par là la légitimité de distinguer radicalement, comme le fait par exemple Heidegger, «l’existence» de l’homme et la simple «vie» des bêtes, qui seraient dénuées de conscience d’elles-mêmes et de leur propre mort. Ces croyances sont peut-être en partie erronées et participent justement, à leur manière, à ce que ce même Heidegger dénonce comme un «arraisonnement» de la Nature, et à notre désastre écologique actuel. Force est de constater que ce dont sont capables beaucoup d’animaux et de végétaux, ainsi que certains de nos propres organes, demeure en vérité inconnu. Plus fondamentalement, reconnaissons que nous ne saurons jamais ce que c’est pour eux, précisément, d’être, et que cela demeurera quelque chose d’ineffable. Comme le souligne Stöffler, il est seulement possible de l’éprouver silencieusement, mais «je parle ici d’un silence qui n’est pas celui des statues et des morts, mais bien de celui que l’on garde face à la vie des vivants, et c’est pourquoi il est un silence joyeux, bienveillant envers le tout et ses parties, lumineux et pour ainsi dire divin» [11].

Si vous avez aimé ce poisson d’avril, fort sérieux au demeurant, retrouvez-en deux autres, parus il y a plusieurs années dans iPhilo : 

[1] La question de l’origine de la dénomination du Cratère de Stöffler oppose toujours certains astrophysiciens, qui s’interrogent : a-t-il été donné en hommage à Johannes seul ou également à son descendant, qui précisa cette découverte, et cela en dépit des interprétations des planètes et de la Lune qu’il développa par la suite, proche de l’occultisme ?
[2] Il s’agit des Travaux d’astronomie et de philosophie astronomique (Werke über Astronomie und astronomischer Philosophie). Sur ces sources, nous préférons être prudents car la plupart des citations et des références auxquelles nous avons eu accès sont issues d’auteurs plus célèbres que lui, notamment Husserl, ou de commentateurs modernes qui le citent en ayant lu les sources allemandes.
[3] Didier Franck, Chair et corps – Sur la phénoménologie de Husserl, Éd de Minuit, Paris, 1993, pp.193-194.
[4] Alain Lipietz, Face à la crise : l’urgence écologiste, Éd. Textuel, Paris, 2009, pp.31-32.
[5] Stöffler, Le langage des âmes. Cité par Natalie Depraz, « Qu’est-ce que l’animalité transcendantale ? », in. Alter (ALT), Revue de phénoménologie, n°3, 1995, « L’animal », p.68.
[6] Comme l’écrit Michel Malherbe dans ses Trois essais sur le sensible, Éd Vrin, Paris, 1998, p.110 : « Stöffler faisait par exemple partie de ceux qui, en se livrant à l’errance d’une promenade, le soir venu, découvrit avec bonheur que décidément il y a de la raison dans les détours auxquels le sensible force la philosophie. ».
[7] Stöffler, Travaux d’astronomie et de philosophie astronomique. Cité par Natalie Depraz, « Qu’est-ce que l’animalité transcendantale ? », in. Alter (ALT), Revue de phénoménologie, n°3, 1995, « L’animal », p.75.
[8] Idem., p.77.
[9] Husserl, Recherches phénoménologiques pour la constitution (Ideen II), Éd. PUF, Paris, 1952, p.140 et p.143. Cette question a été développée par Élisabeth de Fontenay, Le silence des bêtes – La philosophie à l’épreuve de l’animalité, Éd Points, Paris, 2013. Au Chap. XVII – Ont-ils un monde ?, pp.879-947, l’auteur y cite plusieurs fois Stöffler et y distingue le traitement de la question de l’être-animal chez Husserl, Merleau-Ponty et Heidegger.
[10] Stöffler, Essai d’une nouvelle répartition des êtres muets et vivants. Cité par Élisabeth de Fontenay, Le silence des bêtes – La philosophie à l’épreuve de l’animalité, Éd Points, Paris, 2013. p.884.
[11] Idem., p.925.

 

Sylvain Portier

Docteur en Philosophie, spécialiste de Fichte, Sylvain Portier est professeur de lycée dans les Pays de la Loire. Il a notamment publié : Fichte et le dépassement de la « chose en soi » (éd. L’Harmattan, 2006) ; Fichte, philosophe du Non-Moi (éd. L’Harmattan, 2011) ; Les questions métaphysiques sont-elles pure folie ? (éd. M-Editer, 2014) ; Zlatan Ibrahimovic - Friedrich Nietzsche (éd. M-Editer, 2014) ; N'y a-t-il d'instinct que pour l'homme (éd. M-Editer, 2016) et Philosophie, les bons plans (éd. Ellipses, 2016).

 

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Commentaires

merci de ce texte qui m’a fait connaitre un auteur dont j’ignorais jusqu’à l’existence , mais dont je partage tout à fait la pensée .

par licorne - le 1 avril, 2018


Bonjour
commentaire en forme de questions
A t-on connaissance de liens entre ce penseur et les naturphilosoph allemands (schelling, herder notamment). Les romantiques français l’ont-il lu et y font-ils référence. A-t-il été traduit en français à l’époque
Merci d’une éventuelle réponse
Hervé François
chercheur doctorant Paris Diderot

par François Hervé - le 2 avril, 2018


Bonjour à vous,

Le sujet de l’âme me pose questions depuis des années,

Je suis heureuse de pouvoir m’enrichir par vos publications,

Bien philosophiquement,
nicole bouvier

par nicole bouvier - le 2 avril, 2018


Cher professeur, merci de nous partager votre savoir.
Si vous donnez des conférence sur ce sujet pourriez vous nous avertir s.v.p.

Lieve Vandendriessche
Kinésithérapeute
Master in de Moraalwetenschappen Universiteit Gent. (2005)
Etudiante à l’institut d’études de Judaïsme Martin Buber (Bruxelles)

par godelieve Vandendriessche - le 2 avril, 2018


Dis moi si ça t’intéresse. Bz

par sarah - le 2 avril, 2018


Chers lecteurs,
Je suis ravi cet auteur vous ait intéressé !
Malheureusement, si je vous présentais d’autres aspects de son système de pensée, ils ne sauraient eux aussi qu’être le pur produit de mon imagination. Je crains en effet qu’en ces temps de « fake news » et de « faits alternatifs », ce brave Wilhelm Stöffler ne soit qu’un POISSON D’AVRIL PHILOSOPHIQUE, publié avec la complicité de iPhilo. 😉

par Sylvain Portier - le 3 avril, 2018


C’est irrespectueux pour vos lecteurs je ne vous félicite pas

par Licorne - le 3 avril, 2018


Merci pour ce bon moment. François Hollande.

par Gérard - le 3 avril, 2018


LICORNE, je ne vous félicite pas non plus : d’une part de ne pas avoir le fair-play de reconnaitre une certaine qualité au travail, d’autre part de ne pas être capable de vous amuser de votre propre crédulité. C’est pourtant là l’enseignement du 1er avril et, plus profondément, de l’esprit des dialogues de Socrate.

par Sylvain Portier - le 3 avril, 2018


Je ne partage pas non plus le point de vue de Licorne. Irrespectueux ? C’est un exercice de l’esprit que ce travail de Sylvain Portier et il ne s’agit pas seulement d’une blague. Un travail d’invention n’est pas irréel, mais fictif. C’est une différence de taille. La portée de son message philosophique n’est pas moins grande même si M. Stöffler n’existe pas. En l’occurrence, elle est même passionnante, comme Licorne le faisait justement remarquer avant de le critiquer. La question de faire porter les progrès de l’humanité, non pas seulement vers elle-même, mais au-delà à la nature tout entière, est le grand défi de notre siècle et les traces de ce bouleversement peuvent être trouvées des siècles de cela. C’est aussi le mérite de cet article.

par Mme Michu - le 3 avril, 2018


visiblement vous ne savez pas lire, et de plus faites de grosses fautes de conjugaison .. merci et adieu

par licorne - le 3 avril, 2018


ravie d’avoir été piégée ! un bijou de précision et une source de méditation. Je citerai Stöffler même s’il n’existe pas!

par Anna D - le 4 avril, 2018


En espérant que Platon et les autres ne soit pas aussi des poissons d’avril.

par Olivier grimault - le 4 avril, 2018



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