Syrie : l’éternel retour du même

2 mars 2012 | L. Hansen-Löve

Où Bachar El-Assad veut-il en venir exactement ? A-t-il l'intention de réduire en cendres un quartier de la ville de Homs ? Ou bien la ville tout entière ? Lui semble-t-il opportun de liquider une partie de son propre peuple afin de préserver la paix sociale telle qu'il la conçoit ? Espère-t-il en finir une fois pour toutes avec ses opposants, non seulement déclarés, mais aussi potentiels ? Nul ne sait.

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Les Indignés peuvent-ils changer le monde ?

24 février 2012 | Sophie Chassat

A cette question, les faits semblent répondre « non » : que ce soit en Espagne, en Angleterre, aux Etats-Unis, le mouvement des indignés a marqué le pas, tandis qu'en France, comme cristallisé dans la seule figure de Stéphane Hessel, il n'a jamais mobilisé. Un tel échec intéresse forcément la philosophie : l'indignation serait-elle vouée à l'impuissance ?

Vers une communauté franco-allemande

13 février 2012 | Dominique Reynie

Une échéance électorale majeure, une crise financière sans précédent et une déstabilisation de l'Union européenne, sur fond de globalisation, se conjuguent pour donner à 2012 le caractère d'une année historique. Conformément à sa vocation, la Fondation pour l'innovation politique entend contribuer au débat démocratique de l'élection présidentielle en proposant 12 idées pour 2012. Parmi celles-ci, figure l'idée de renforcer substantiellement l'axe franco-allemand, moteur de la construction européenne, en réalisant une convergence entre les deux pays dans une série de domaines, parmi lesquels la fiscalité, l'écologie et la citoyenneté.

L’Europe et ses Etats

6 février 2012 | Jean Picq

L’Etat est né en Europe, l'Europe est une construction des Etats. C’est par eux qu’elle s’est faite tout au long des cinquante dernières années. Depuis l’origine, un débat pertinent oppose ceux qui, s’appuyant sur l’histoire des nations qui la composent, en tiennent pour une construction intergouvernementale et ceux qui, forts de l’expérience des premiers traités, croient que seule une logique fédérale peut permettre d’avancer. La réalité observée est celle d’une délicate alchimie des deux logiques que traduit parfaitement l’oxymore de Jacques Delors, qualifiant l’Union de « fédération d’Etats-nations ». Mais vient un jour - et nous y sommes - où l’alchimie, révélant ses faiblesses, doive être redynamisée par un effort politique d’invention.