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Günther Anders : l’obsolescence de l’homme et la question du nihilisme moderne

23/05/2016 | par Didier Durmarque | dans Philo Contemporaine | 14 commentaires

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Depuis peu de temps, le lecteur français peut découvrir les textes philosophiques et littéraires d’un écrivain atypique, qui n’appartient à aucune école, à savoir Günther Anders.

Si le premier tome de son opus magnum, L’Obsolescence de l’homme, publié en 1956, est traduit depuis le début des années 2000, le tome II, qui regroupe des textes de 1955 à 1979, publié en 1980, n’est accessible que depuis 2012.

Ces deux tomes sont littéralement des phares qui éclairent la modernité dans sa spécificité et explicitent, avec une puissance singulière, la question de la technique, de l’individu, la question du sens ainsi que celle du nihilisme.

Anders se présente comme un philosophe de l’occasion contre les philosophes du système, philosophe des catastrophes, Hiroshima et Auschwitz comme condensés, prismes, « moment époqual », qui marque la nécessité d’une époque, celle de la modernité.

De même, les fulgurances et les audaces spéculatives de Nous, fils d’Eichmann (Rivages, 2003) montrent non seulement qu’Hiroshima et la Shoah ne sont pas des accidents de la modernité, mais que quelque chose du domaine de l’immonde, de la désintégration du monde, est à l’œuvre, depuis Hiroshima et la Shoah, qui perdure comme forme même de notre époque. Bien avant Imre Kertész, Günther Anders considère que ces « catastrophes » ne sont pas des accidents de l’Occident, mais expriment une perversion de la raison dans la rationalisation des moyens, en l’occurrence ici des moyens de destruction. L’holocauste comme culture, dira Imre Kertész, dans le titre d’une de ses conférences.

Le titre de L’Obsolescence de l’homme indique déjà qu’il y a quelque chose de périmé en l’homme, quelque chose hors sujet, à savoir son humanité. L’homme perd ses caractéristiques qui constituaient en propre son humanité : la liberté, la responsabilité, la capacité d’agir, la capacité à se faire être. En utilisant ces concepts, nous parlons le langage et la réalité d’un autre temps. Tout se passe comme si l’être de l’homme relevait aujourd’hui d’une nature morte. Pourquoi ? Comment ?

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Les révolutions industrielles comme obsolescence de l’homme

Anders identifie plusieurs moments du renversement hiérarchique du rapport de l’homme à l’objet, moments marqués par trois révolutions.

La première révolution, qui part de la révolution industrielle, se caractérise par la supériorité ontologique de l’objet fini, produit pour une fonction déterminée qui laisse l’homme dans une indifférenciation métaphysique, laquelle engendre la honte métaphysique, « prométhéenne » de l’homme. Si nous voulons comprendre la modernité, il faut comprendre que les objets ont plus de valeur que les hommes. L’objet parfait, abouti, correspond parfaitement à sa fonction. A l’antipode, l’homme n’est qu’un projet, un être indéfini, dont le dessin repose sur de la contingence, sur son existence. Il est un être qui a à se faire.

L’objet a plus de valeur que l’être humain parce que sa fonction est plus déterminée et plus parfaite. Seul l’homme qui tend à devenir une chose est reconnue dans son humanité, alors que – paradoxe aigu – il l’a abandonnée, pour devenir image-pour, spectacle :

« Il est on ne peut plus logique que ceux d’entre nous qui réussissent de la façon la plus spectaculaire à avoir de multiples existences (et à être vus par plus de gens que nous, le commun des mortels), c’est-à-dire les stars de cinéma, soient des modèles que nous envions. La couronne que nous leur tressons célèbre leur entrée victorieuse dans la sphère des produits en série que nous reconnaissons comme « ontologiquement supérieurs ». C’est parce qu’ils réalisent triomphalement notre rêve d’être pareils aux choses, c’est parce qu’ils sont des parvenus qui ont réussi à s’intégrer au monde des produits, que nous en faisons des divinités. »

Réussir sa vie, pour les gamins de la cour de l’école comme pour l’adulte raisonnable, c’est être connu, c’est être une chose. La puissance des réseaux sociaux est de faire image. Peu importe si tu fêtes ton anniversaire, l’important est de dire et de montrer que tu le fêtes. Identiquement, on juge la valeur d’un homme dans son rapport aux choses. Prosaïquement, l’idéal est de devenir un VIP ou de faire le buzz, à défaut acheter une voiture de grosse cylindrée pour montrer sa grosse envergure.

La seconde révolution apparaît avec la proximité de la destruction de l’homme par l’homme comme possible perpétuel, symbolisé par Hiroshima et Auschwitz. La technique comme technique de destruction s’impose comme un fond, de sorte qu’elle met l’individu à son service, le transforme comme moyen pur, chose, instrument, marchandise. L’infini de la technique, qui rend possible l’immonde, remplace l’infini de la religion qui avait rendu possible l’idée d’un monde.

C’est à partir de la possibilité de destruction de l’homme par l’homme qu’Anders remet en cause la responsabilité matérielle de l’homme, ce que j’ai appelé dans philosophie de la Shoah la dématérialisation de la responsabilité. Eatherly, qui donna l’ordre de bombarder Hiroshima, ne se rend pas compte des conséquences de son acte. Il ne pense pas que sa décision va faire disparaître des millions de personnes. Il fait son travail, son job, dit Anders.

La modernité, dans la manière dont elle rattache toute activité au travail, indépendamment de la fin poursuivie, de sorte que le moyen devient lui-même fin, se manifeste par le renversement de la morale. Eatherly estime qu’il a fait son devoir parce qu’il a obéi aux ordres. Ce mode de raisonnement est à peu de choses près celui d’Eichmann. En sorte que si le nazisme dit quelque chose de la modernité, ce que le nazisme dit de la modernité ne finit pas avec le nazisme.

« Aussi horribles que soient les crimes que cette attitude a rendus possibles, qui les regarderait avec étonnement comme des blocs erratiques égarés dans notre époque s’interdirait par là même de comprendre, parce que ces crimes perdent toute réalité, du moins toute réalité compréhensible, dès lors qu’on les considere comme des faits isolés. »

Telle est la grande leçon des deux tomes de l’Obsolescence et des autres essais comme Le Temps de la fin ou Nous, fils d’Eichmann. La modernité, qui dissocie décision et action, fonctionne sur la même structure discursive que ce qui a rendu possible le pire. Nul besoin d’être méchant pour devenir bourreau, il suffit d’obéir aux ordres :

« la quantité de méchanceté requise pour accomplir l’ultime forfait, un forfait démesuré, sera égale à zéro ».

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La question du nihilisme comme conséquence du totalitarisme technique

La troisième révolution s’effectue à partir de l’idée selon laquelle l’homme travaille constamment à sa disparition. Le monde moderne s’instaure et s’impose comme système, de sorte que je n’arrive plus à le changer. Ce point, pour Anders, conduit au nihilisme. Le nihilisme s’éprouve quand tout le monde est d’accord pour dire que le système est intenable, mais qu’il n’y a personne pour pouvoir le changer parce qu’il n’y en a pas d’autre.

Il n’y a aucune alternative parce que la réalité sociale n’est pas politique, mais technique. Or, Anders montre que la technique, dans son essence, est d’ordre métaphysique, de sorte qu’elle doit être repensée pour être reconnue pour ce qu’elle est.

Puisque je ne peux plus devenir un être humain, me réaliser en tant qu’homme, puisque je ne peux plus pas vivre ma vie, elle devient dépourvue de valeur. C’est par ce qui se joue de la technique, et par « se jouer », il faut entendre ce qui se déroule tout en nous dupant, que le nihilisme se déploie comme « totalitarisme technique ».

Parce que nous ne sommes plus capables d’être des hommes, nous ne sommes plus capables de produire du sens. C’est ce qui rend l’homme moderne si absent à lui-même, si conforme, si remplaçable. Ce point serait davantage une fin de l’histoire qu’un début d’une nouvelle civilisation, au sens où il dépossède l’homme de son rôle d’agent :

« Agis de telle façon que la maxime de ton action puisse être celle de l’appareil dont tu es ou tu vas être une pièce.»

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Les remèdes contre le nihilisme et la disparition de l’homme

Afin de mettre en exergue le nihilisme moderne, Anders pense une théorie du conformisme qui explique comment le pire a pu et peut de nouveau avoir lieu. Loin de réduire à la question de l’obéissance à l’autorité à une question d’ordre psychologique, il en fait une question philosophique majeure :

« L’ instrumentalisation » et le conformisme dominant aujourd’hui plus que jamais, on ne voit pas ce qui pourrait s’opposer à ce que l’horreur se répète. »

S’il n’y a pas de solution collective, c’est-à-dire technique, à la question du nihilisme et du totalitarisme technique, Anders explicite des zones de résistance, de refus de collaboration contre un ordre qui reproduit toutes les structures matérielles et discursives des plus grands massacres du vingtième siècle. Anders appelle situation eichmannienne toute situation où l’on éprouve un écart entre l’action et la décision.

Si la disjonction entre la décision et l’action a rendu caduques les morales traditionnelles, y compris l’universalité de la morale kantienne et de son impératif catégorique, il faut la remplacer par une nouvelle maxime de résistance individuelle, qui ne changera pas le totalitarisme technique, mais sauvegardera mon humanité, qui ne désintégrera pas mon pouvoir d’individu :

« Je ne peux imaginer l’effet de cette action, dit-il Donc, c’est un effet monstrueux.
Donc, je ne peux l’assumer.
Donc, je dois réexaminer l’action projetée,
ou bien la refuser, ou bien la combattre. »

On peut imaginer l’application possible de cette maxime, entre autres dans le monde du travail en passant par nos modes de consommation. L’omniprésence de l’idée de protocole a généralisé la disjonction entre la décision et l’action dans le monde du travail à partir de l’idée du Management moderne. Nous, fils d’Eichmann.

Ce qu’Anders a énoncé et dénoncé, nous le vivons au quotidien. Somme toute, Anders interroge le statut de la raison, dont la rationalité technique détruit l’autre sens de la raison, celui qui n’est plus moyen, mais fin, la raison comme relationnel.

 

Didier Durmarque

Professeur de philosophie en Normandie, Didier Durmarque anime également un séminaire à l’Université populaire de Caen. Spécialiste de la Shoah, il a publié La Liseuse (éd. Le rire du serpent, 2012) et
Philosophie de la Shoah (éd. de L’Âge d’homme, 2014).

 

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Commentaires

[…] Günther Anders : l’obsolescence de l’homme et la question du nihilisme moderne […]

par Anders: la mort de l’homme et le nihilisme moderne – Philosophie de la Shoah - le 24 mai, 2016


Très très intéressant, merci.
Citation de Daniel Arasse, dans « La guillotine et l’imaginaire de la Terreur », p. 50 :
« Les comptes rendus de l’inauguration (de la guillotine, moi) n’évoquent ni la personnalité du condamné ni la personne de l’exécuteur : l’accent s’est déplacé vers la machine elle-même. Une redistribution des rôles est en cours, qui modifie profondément la situation du bourreau : il doit passer INAPERÇU (c’est moi qui souligne) et, s’il lui arrive d’attirer l’attention, ce ne peut être qu’au prix d’un incident imprévu. La machine transforme l’ancien maître ès arts en simple exécutant : un exécuteur des hautes oeuvres, le pur et simple « représentant du pouvoir exécutif » — pour reprendre un mot attribué à Camille Desmoulins.

Il est.. capital de lire le livre d’Arasse pour comprendre les implications de transformer les citoyens sujets (singuliers..) du Roi en Peuple (sacralisé).
Le paragraphe ci dessus montre (!) le processus industriel à l’oeuvre déjà dans la logique de la Révolution française, et les raisons bienveillantes et humanitaires qui président à la tentative de diminuer la responsabilité et la culpabilité ? du bourreau dans l’exercice de ses fonctions. (Le bourreau a une charge, et pas un job, nuance…)

Il y a une dimension qui n’apparaît que peu dans la présentation ci dessus : c’est l’importance du spectacle, de la mise en scène politique pour constituer la chose politique. Cette théâtralité éclipse les considérations sur la valeur de l’objet, à mon avis. Il est toujours tentant d’incriminer la matière. L’Occident a une très longue histoire qui abonde dans ce sens.

Enfin, je trouve que le plus grand désastre de notre époque, c’est d’être soumis à un symbolique grandiloquent ras les pâquerettes, réduit à des slogans. Symbolique que les individus que nous devons être reproduisent et reprennent sans avoir grande idée des idées (et l’histoire) qui l’ont forgé. Navrant. Mais tous peuvent constater que « sujets » est un mot qui peut prendre un « S », donc, un mot qui peut être mis au pluriel. « Peuple » ??
Sans commentaire.

par Debra - le 25 mai, 2016


[…] du philosophe allemand Günther Anders – au sujet duquel nous avons récemment consacré une analyse pour montrer toute l’actualité de sa pensée – sur la tendance de la philosophie à ne parler qu’aux philosophes : c’est aussi absurde […]

par iPhilo » Festival à La Bellevilloise : Philosophie Magazine a 10 ans ! - le 8 juin, 2016


[…] Dans une magistrale leçon d’anthropologie structurale appliquée, Lévi-Strauss démontre que la croyance au Père Noël n’est pas seulement une mystification infligée par les adultes aux enfants, mais une forme d’échange, « le résultat d’une transaction fort onéreuse » : en comblant les enfants de leur générosité, les vivants règlent leurs comptes avec les morts ! […] Le Père Noël est vêtu d’écarlate : c’est un roi. . [ . . . ] [ . . . ] [ . . . ] […] 1. 2. 3. Spinoza.fr › Une lecture continue de l’Ethique de Spinoza. Günther Anders : l’obsolescence de l’homme et la question du nihilisme moderne. […]

par #Philo | Pearltrees - le 30 juillet, 2016


La comparaison avec la guillotine est exagérée, même si elle évoque avec justesse l’entrée de la machine et qu’elle annonce aussi la brutalisation des guerres. Arasse était un homme subtil, mais en l’occurrence, il part trop vite sur une mauvaise piste, puisque la machine permet d’éviter les supplices (ce qui n’était pas faux, vus les moyens pris pour mettre en oeuvre la peine de mort) a

par JC Martin - le 18 décembre, 2016


La comparaison avec la guillotine est exagérée, même si elle évoque avec justesse l’entrée de la machine et qu’elle annonce aussi la brutalisation des guerres. Arasse était un homme subtil, mais en l’occurrence, il part trop vite sur une mauvaise piste, puisque la machine permet d’éviter les supplices (ce qui n’était pas faux, vus les moyens pris pour mettre en oeuvre la peine de mort) avant que le corps du condamné ne soit officiellement remis à sa famille (on est alors entre 1791et 1792). C’est-à-dire que le processus vise à une « humanisation » de la peine de mort. Dans les années qui suivent, la mécanisation, qui avait été mal acceptée initialement, est appréciée parce qu’elle est entourée d’une théâtralisation de la mise à mort qui passe notamment par les convois interminables des condamnés traînés en charrette dans Paris pendant des heures. La mécanisation est couplée avec une exhibition qui la contredit puisque c’est bien l’émotion qui est privilégiée. Il me semble qu’il ne faut pas aller trop vite dans la compréhension de la culture européenne de la fin du XVIIIe siècle qui n’est pas encore entrée dans l’ère technicienne.

par JC Martin - le 18 décembre, 2016


[…] ANALYSE : à l'heure de la crise écologique et du transhumanisme, il est de temps de (re)découvrir l'un des plus fins analystes de la modernité et de la raison, capables de produire de l'immonde.  […]

par Günther Anders : l’obsolescence de l... - le 19 décembre, 2016


Les leçons de Foucault sur la biopolitique, la société punitive, après Surveiller et punir (1975) restent d’actualité ; surtout quand il aborde la question du meurtre total et du racisme dans le nazisme.
Le problème d’Anders est qu’il postule une raison « bonne », celle des fins, opposée à une obscurité de la raison instrumentale, celle des moyens, reprenant l’erreur naïve de l’Ecole de Francfort, qui oublie de faire l’analyse critique de son positionnement critique : théoricisme anti-hégélien (qui ne lui permet pas de penser la place du concept dans la chose) et de ce fait, empêche en effet, dans le réel, toute praxis et toute action sur le monde autrement que sous la forme théoriciste. En ce sens, Adorno est un très bel exemple de théoricisme non pratique ou le parangon de la belle âme : exilé loin des combats réels, vivant sur l’exégèse intellectualiste continue de la société des « grands auteurs » de la philosophie universitaire, et des mass média, passant à côté du jazz, des luttes sociales, et pontifiant à foison, sans aller plus loin qu’une critique négative du monde, étant comme le nouvel Heidegger du/pour le monde anglo-saxon.
Rappelons qu’Anders, ex-mari d’Arendt, est assez proche d’une vision libérale de la politique qui la définit en termes juridico-étatiques et non pas en rapports de forces médiés par le droit, les sciences, le tissu fin et large de l’épistémè.
Arasse n’a pour le cour pas très bien saisi ce qui se joue dans le laisser vivre et faire mourir dont parle très bien Foucault dans la biopolitique qui n’est pas celle de la souveraineté ou de la sanction publique mais bien celle qui s’appuie sur les ressources du vivant pour mieux contrôler ses logiques par les normes vitales et ses puissances encodées dans le droit classique, souverain, disciplinaire (faire mourir, laisser vivre) basculant dans la biopolitique (faire vivre, laisser mourir).

par Mokaddem - le 20 décembre, 2016


Le Hiroshima-Auschwitzisme est surtout une esbroufe de bateleur de foire qui unifie toute la réalité (humaine) sur l’exception pour échapper à la banalité des décisions habituelles. D’autant que ça semble valoriser un peu en forme « résistant de l’après-guerre » ce qui risque de relever plutôt de l’anomie traditionaliste devant les changements techniques ou la globalisation (heideggerisme philosophique classique oblige).

par Jacques Bolo - le 26 février, 2017


Certes, le 20ème siècle fut le pire de l’histoire de l’humanité , la technique ayant donné aux idéologues désireux d’imposer leurs folles utopies , les moyens de détruire tout ce qui s’y opposait. Et l’on vit triompher un sinistre paradoxe : les massacres furent commis au nom de la raison . Terrible démenti au Siècle des Lumières ! Faut-il pour autant sombrer dans le pessimisme ? Votre belle conclusion sur  » l’autre sens de la raison, celui qui n’est plus moyen mais fin, la raison comme relationnel  » me rassure plutôt. Si nos démocraties ont survécu à l’horrible vingtième siècle, c’est bien à notre attachement à  » la raison comme relationnel  » que nous le devons, non ? Plus d’un demi-siècle sans utiliser l’arme atomique, ce n’est pas rien ! Des sociétés capables , malgré leurs difficultés économiques, de préserver précieusement le « droit d’asile » comme valeur fondatrice, ce n’est pas rien ! Et notre pays , que l’on disait si malade , être capable de se ressaisir ce dimanche 7 mai ( j’anticipe sur les résultats) pour rester dans « le cercle de la raison », ce n’est pas rien , non ?

par Philippe Le Corroller - le 7 mai, 2017


[…] à son époque) et qui réfutent la notion de liberté : Certains, ainsi, parlent de « l’obsolescence de l’Homme« . Le syndicaliste CFTC doit examiner les organisations et les méthodes avec une grille […]

par ROBOLUTION – CFTC Métallurgie Yvelines - le 22 mai, 2017


L’homme a perdu son instinct , l’amour !!
les annimaux nous revèlent par leurs instinct intact, malgres nos manoeuvres destructrices sur l’environement par notre surconsommation, délocalisation de nos vivres et ressources , pour certains l’obsession du pouvoir ilusoir qui menent aux guerres !
les annimaux par leur intelligence nous montrent depuis des millenaires la voie pour vivre et survivre ! Bien des etres humains oeuvrent ,protègent la faune et la flore terrestre et aquatique ,
On a tous notre place sur terre . C’est l’Amour le vecteur de l’être humain , notre capacité a construire a transmettre a nos enfants a l’humanité par notre instinct et l’ intelligence ! un cerveau primitif neandertale , homossapiens en constente évolution qui ne demande qu’a se devellopper vers la lumière , c’est a dire l’amour et la paix sur notre planète pour l’évolution , la possibilité de faire perdurer l’espèce humaine ,la faune et la flore ne sont pas dissociable pour notre survie la preuve ! Donnons la paroles a nos enfants écoutons les ,observons le monde qui nous entourent, levont la tête pour comtempler l’espace , l’horizon, explorons , respirons mère nature, notre terre nourricière respectons là!
Resistons , le bonheur est palpable ouvrons grand nos yeux et nos coeurs ! Vive nos enfants , vive l’amour , vive la liberté!!!!!!
Courage le meilleur est possible par la cohésion ,l’unification ,la bienveillance, le respect, la tolérence, le partage, la sagesse ,la tendresse , la confiance , la philosophie ! Qui font battre nos coeurs , le bon sens , celui qui nous rend joyeux , doux et fort ! La reponse est devant nous tous ,Trésor transmis par nos ancêtres , la vrai vie !!!!!!!

par Sjoberg - le 22 septembre, 2017


[…] aussi – Günther Anders : l’obsolescence de l’homme et la question du nihilisme moderne (Didier […]

par iPhilo » Piotr Rawicz et la Shoah comme métaphysique - le 22 septembre, 2017


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par iPhilo » Sommes-nous vraiment «déjà devenus des cyborgs» ? - le 3 novembre, 2017



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