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Connaissez-vous l’«ocytocine» ?

20/09/2020 | par Boris Misura | dans Science & Techno | 2 commentaires

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ANALYSE : En 1906, le chercheur britanique Henry Dale découvre les surprenantes propriétés d’une hormone : l’ocytocine. On apprendra qu’elle intervient lors de l’accouchement, de l’allaitement, mais aussi dans le cadre de la sexualité ou simplement des relations avec autrui. Boris Misura y voit le signe de la symbiose entre nature et culture, un coup de pouce vers l’ouverture à l’autre, un générateur d’empathie et une source de bien-être social.


Titulaire d’une maîtrise de philosophie, Boris Misura est professeur des écoles à Nantes après avoir été, pendant quinze ans, chef d’établissement. Spécialisé sur la question de la bienveillance, il est, depuis sept ans, formateur en Communication Non-Violente et anime de nombreux groupes de travail pour les enseignants.


Nous sommes en 1906, le chercheur britanique Henry Dale s’étonne encore de ce qu’il vient de découvrir. En observant une chatte enceinte, il vient de constater les surprenantes propriétés d’une hormone. Elle stimule les contractions de l’utérus pendant l’accouchement.  Puis, plus tard, il découvrira qu’elle favorise aussi l’expulsion du lait maternel lors de l’allaitement. Cette hormone, il lui donne un nom dérivé des mots grecs ôkus et tokos, signifiant littéralement accouchement rapide. L’ocytocine, hormone de la naissance, était née. Depuis maintenant plus de deux décennies, de nombreux chercheurs s’y sont intéressés.

En 1979, Arthur Prange démontre les effets comportementaux de l’ocytocine. Elle aurait une fonction éminente dans le développement de la relation à l’autre. Henry Dale, lors de sa découverte, estimera que l’ocytocine deviendra la pierre d’angle de deux conceptions : une nouvelle vision de la relation à l’autre et de la reconnaissance de mon propre corps naturel. Cette substance, qui a encore beaucoup à nous apprendre, pourrait être décisive dans notre nouvelle façon de concevoir la Nature.

La Nature : origine et commencement

Il me semble essentiel de redéfinir la notion même de la nature. On peut l’envisager sous plusieurs formes : 1. Le monde physique, l’univers, l’ensemble des choses et des êtres, bref de la réalité. 2. On peut définir également la nature comme ce qui précède l’homme. Ce qui n’est pas produit par le travail de l’homme. Ce qui existe avant lui : le ciel étoilé, la terre, le règne minéral et le règne végétal. 3. Mais, la nature peut être, enfin, l’ensemble des propriétés qui définissent un être : ma nature est ce qui me caractérise et me définit.

Si on s’intéresse un peu à l’étymologie du mot, on découvrira que le mot nature vient de natura, du verbe latin nascor, naître. L’étymologie du mot nature a cette dimension : la naissance elle-même. Naître, c’est quitter l’organisme maternel. C’est commencer à exister. C’est le moment du début de l’existence autonome. Sortant du ventre de la maman, l’enfant devient alors capable d’une activité respiratoire émancipée. La naissance, c’est le début de la vie, mais, il y a ici une ambiguïté sur la définition du mot début. En effet, la naissance doit-elle être conçue comme une origine ou un commencement ? Dans la lecture chrétienne du commencement, il y a quelque chose de fort intéressant. Le père Verlinde analyse avec beaucoup de précision le concept même du prologue, de la source. Je trouve qu’il a une lecture originale et forte intéressante de la Genèse. Les premiers mots de la Bible sont les suivants : «Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.». Pour lui, c’est une mauvaise traduction. Le terme hébreu est Béréshit. Qui veut davantage dire origine que commencement. L’origine est l’intention première de créer et le commencement est, lui, la création elle-même, c’est-à-dire l’arrivée physique du monde. Le père Verlinde fait une analogie entre la création du monde dans la Genèse avec la naissance de l’enfant. L’origine serait l’intention première des parents d’avoir un enfant, par distinction avec le commencement, qui serait la naissance proprement dite.

La formule habiter sa nature est une conception vigoureuse dans l’œuvre de Dieu. Quand on évoque la Genèse Biblique, il y a l’idée d’une alliance d’amour pleine entre le Créateur et sa créature. Dès l’origine, Dieu souhaitait que l’homme habite en lui : «demeurez en moi, comme je demeure en vous». Le péché originel apparaît quand l’homme envisage sa nature hors de Dieu. Mais le drame du péché, c’est de nous éloigner du créateur et de nous faire croire que nous ne méritons plus son amour. C’est la parabole du fils prodigue. Il s’est éloigné de son père et ne se sent plus digne d’être appelé fils. Dans la Bible, Dieu le Père attend toujours le retour de son enfant. Il le devance même, comme le montre cette même parabole : «Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié : il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.». On peut même évoquer l’idée d’une renaissance : «Ton frère, qui était mort, est revenu à la vie.». Renaître, c’est ce retour vers son origine, vers la demeure de Dieu, vers sa vraie nature. Ce retour est alors forcément joyeux, comme celui de l’enfant prodigue. Il est vécu comme une fête. Dans la foi chrétienne, la conversion est source de joie non seulement pour l’homme, mais aussi pour le cœur de Dieu lui-même. «Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » (Luc 15,7).

Cette joie est manifestée dans la parabole de l’enfant prodigue par l’attitude du père qui fait tuer le veau gras et qui festoie. Habiter notre nature se caractérise avec un habitat heureux. C’est l’idée d’être en harmonie joyeuse avec son environnement. On se rapproche de l’idée nietzschéenne d’un gai savoir. Mais qu’est-ce que le bonheur ? Il ne suffit pas de ressentir un bref contentement pour être heureux. Une joie intense n’est pas le bonheur. Un plaisir éphémère non plus. Le bonheur peut se spécifier comme l’état d’une satisfaction définie par la stabilité et la durabilité. Le bonheur est le but ultime de l’homme. Cette idée n’est pas neuve. Aristote est le premier philosophe à avoir pointé le caractère universel du désir du bonheur. Tout le monde s’accorde pour voir, dans le bonheur, le désir fondamental, la quête la plus capitale de l’homme. Pour autant, il est bien ardu, pour nous tous, d’en déterminer le contenu que chacun imagine au gré de ses désirs et de ses espoirs. La recherche du bonheur se logerait dans cette quête de sa nature. Se loger dans ce qui me caractérise le plus, retrouver mon origine perdue, reconquérir ce qui fonde ma nature ; ma genèse. Mais cela signifie donc que l’homme s’est détourné de sa vraie nature. Il se serait séparé d’elle. Comment ? par le péché ? la conscience ? la raison ? la culture ?

La culture comme valorisation de l’homme et de la nature

Le terme culture est bien souvent envisagé comme le point de rupture de l’homme avec sa nature. Le point de séparation, de distanciation.  Le mot culture vient en effet du latin colere, qui veut dire mettre en valeur. Depuis Platon et le mythe de Prométhée, on admet que l’homme est un être de culture. Prométhée, constatant que l’homme était moins bien pourvu que les autres animaux, a dérobé aux dieux le feu et l’art politique, symboles de la culture. Et cette dernière peut alors désigner quatre formes de réalités : D’abord, l’expression de ce qui est créé par l’homme. Il s’oppose au mot nature qui, lui, exprime justement ce qui était avant lui. La culture regroupe toutes les productions humaines. Le second sens du mot culture est l’amélioration de la nature. On retrouve cette notion dans le mot agriculture. La culture est la capacité à valoriser, à élever. Mais la culture est aussi synonyme de civilisation, quand elle désigne l’ensemble des coutumes, des croyances, des modes de vie d’une société donnée. Enfin, elle désigne l’ensemble des savoirs acquis par une personne. C’est ce sens qui a donné l’expression culture générale. Un homme cultivé est capable de juger par lui-même. Par l’éducation, il est en mesure devenir tolérant, ouvert aux autres cultures. Le bon sens nous enseigne donc que l’homme, pour vivre en société, doit réfréner ses tendances naturelles. Kant parle de la «sauvagerie naturelle de l’homme» que l’éducation doit surmonter. L’éducation doit le conduire vers le développement d’une intelligence émancipée de tout instinct et de toute pulsion.

Lire aussi : Rousseau : de la perfectibilité à l’inégalité parmi les hommes (D. Guillon-Legeay)

Les progrès de l’humanité qu’anticipaient les philosophes des Lumières auraient dû réussir. Ils auraient dû se traduire par le recul de la violence. La haine, le racisme et l’intolérance auraient dû se résorber grâce à l’éducation. Mais, nous le voyons bien, la réalité est tout autre. L’instruction ne garantit aucunement la fin de la brutalité. Car, si l’homme est capable de parfaire la nature, il est également capable de la détruire. C’est que, comme le montre Rousseau, l’homme dispose, contrairement à l’animal, d’une particularité : la perfectibilité. Être perfectible ne signifie pas seulement progresser, cela désigne aussi la possibilité de régresser. Ainsi, ce qui peut paraître un avantage est donc aussi un sérieux inconvénient. L’homme sauvage, parce qu’il n’a rien acquis, n’est jamais menacé de déchéance. L’intelligence de l’homme civilisée, au contraire, est fragile. L’être humain est constamment guetté par l’erreur, la stupidité, la maladresse, mais également la folie ou autres pulsions de pouvoir et de destruction. Car lorsque nous considérons l’Histoire de l’humanité, de nombreuses sinistres périodes nous montrent combien les peuples les plus cultivés étaient aussi capables des pires atrocités. Une culture qui a connu Kant et Bach a également mis en place l’extermination des juifs. Ainsi, selon le mot de Ricoeur, on est en droit de se demander : comment peut-on croire en Dieu après Auschwitz ? Aujourd’hui encore, notamment par la question écologique actuelle si exacerbée, l’homme remet en cause ses propres actions qui malmènent notre nature. La nature a donc tendance à redevenir un modèle à bien des égards. Elle semble être réhabilitée comme le cosmos, un univers ordonné et hiérarchisé qui constitue pour l’homme un monde achevé.

C’est que, la nature, contrairement aux hommes, ne rate pas ses buts. Dans la nature, rien n’est contre-nature. Les anicroches sont toujours compensées, comme les variations du climat, qui, dans la nature, ne rompent jamais complètement les équilibres écologiques. Comme les stoïciens et des épicuriens l’exprimaient, le bonheur de l’homme semble davantage être à quérir dans l’acceptation instruite de l’ordre du monde. Habiter sa nature devient la recherche d’une harmonie avec elle. Nous sommes invités, non plus à concevoir la culture comme un clivage, mais plutôt comme la recherche d’une proximité avec la nature en tant qu’ordre dont nous faisons partie. Il y a alors un double enjeu. Habiter la nature harmonieusement serait chercher à l’habiter de façon à respecter les deux particularités propres à l’homme : l’être naturel, le mammifère, mais également l’être culturel et social. Car, comme les stoïciens nous le rappellent, nous sommes avant tout un corps. Tous les existants naturels sont des corps. Mais, comme l’affirme Aristote, nous sommes, en même temps, des corps tournés vers l’autre, l’existence sociale étant naturelle chez l’homme.

L’ocytocine, hormone naturelle du lien social

Cette corrélation se manifeste 2000 ans plus tard dans la découverte de l’ocytocine. Celle-ci, en substance, et en une substance, exprime à la fois notre intériorité corporelle, mais également l’élan vers l’extérieur, vers l’altérité et vers mon alter ego. L’ocytocine, une fois fabriquée, passe dans le sang au niveau de l’hypophyse et se dirige vers différents organes. Elle va alors se lier à des récepteurs. Cette liaison va favoriser la contraction des fibres musculaires. Quel est son rôle ? L’ocytocine a un pouvoir immense dans le rôle de l’attachement confiant. Elle favorise l’empathie, développe la confiance et la coopération. Elle est à la source même de notre bien-être social. Nous savons que l’ocytocine est déployée lors de la sexualité et la fécondation de l’ovule. Elle est également sécrétée pendant la grossesse. Elle a, enfin, un rôle primordial, durant l’allaitement en stimulant l’éjection du lait. Mais, depuis maintenant plus de deux décennies, nous connaissons aussi l’implication de l’ocytocine dans la relation à l’autre. Ce mécanisme de lien s’exprime dans la toute première relation de l’enfant : celui avec sa maman. Après l’accouchement, la production d’ocytocine va favoriser l’affection mère-enfant. Il s’agit ici de modification dans les circuits même du cerveau. Il y a un cercle vertueux : plus la mère prend soin de son enfant, plus la sécrétion de ces hormones est forte, plus la capacité d’empathie est grande.

Par ailleurs, les études récentes montrent l’implication de l’ocytocine dans les processus sociaux plus larges. Les espèces grégaires ont d’ailleurs plus de récepteurs à l’ocytocine que les espèces solitaires. Cela passe par un double processus : elle augmente la confiance en soi tout en augmentant ma capacité à aller vers autrui, nous invite à me relier à l’autre, mais aussi, à me relier à moi-même, en tant que vivant dans un corps. Henry Dale le disait déjà : cette hormone nous invite à reprendre contact avec notre organisme, car nous vivons trop souvent éloignés de lui. Nous sommes coupés de notre sensibilité. Nous considérons notre corps comme un véhicule dont l’unique utilité serait de nous permettre d’atteindre nos objectifs. Les sensations corporelles désagréables qui nous traversent (la peur, le stress, les tensions, la colère, etc.) nous apparaissent souvent comme des problèmes que nous devons au mieux surmonter, au pire faire taire ou apprendre à supporter.

Épicure l’exprimait déjà très bien : le premier intermédiaire du contact avec la réalité est la sensation. Elle nous fournit des informations véraces. Nous avons à leur faire confiance. Notre corps est notre meilleur indicateur de ce que nous vivons et ressentons. Il est un authentique conseiller pour savoir ce dont nous avons réellement besoin. La découverte de l’ocytocine est une convocation à un retour vers mon corps. Elle m’invite à l’écouter, à entendre ce qu’il m’exprime vraiment. Les émotions m’informent exactement, sans fuite ni refoulement, de ce que je suis en train de vivre. Mais l’ocytocine est aussi, une substance qui nous pousse vers l’extériorité avec confiance. Nous n’avons plus besoin d’un tiers pour accéder à l’altérité. Car, nous avons, en nous-même, cette capacité hormonale à nous séparer de nous-même et à nous engager dans une relation à l’autre. C’est que l’homme est aussi un être culturel et social. C’est même une de ses premières natures. Aristote, l’écrit : «Personne ne choisirait de posséder tous les biens de ce monde pour en jouir seul, car l’homme est naturellement fait pour vivre en société.». Ainsi, la vie humaine se construit toujours dans une structure sociale. D’ailleurs, l’isolement, les retraites, sont toujours des exceptions dans l’humanité. À ce titre, on remarque que l’exclusion du groupe, l’enfermement ou l’emprisonnement hors de la sphère sociale sont toujours les punitions les plus dures infligées aux hommes. Comme Robinson Crusoé, qui manque de perdre la raison et son humanité dans son île de solitude.

L’homme doit trouver cette alchimie équilibrée entre la reconnaissance de sa nature corporelle et sa nature sociale. Mais cet enjeu, depuis la nuit des temps, est sans cesse une quête et une lutte. Le mot lutte n’est pas imprudent. Il convient d’ailleurs bien à l’homme. Car, pour conclure, j’évoquerais justement la brillante analyse de Thomas Gordon, psychologue américain. Il explique que notre relation à mon alter ego est trop souvent basée sur un rapport de force. Dans une relation d’opposition, chacun cherche à satisfaire ses propres besoins. Cela débouche très souvent sur une lutte, une compétition, basée un mode de relation binaire de type gagnant/perdant.

Lire aussi : Égalité, compétition et perfectibilité : Faut-il lutter contre toute forme d’inégalité ? (Catherine Kintzler)

Quand je m’oppose à quelqu’un, j’accrois mes résistances. Je me défends, j’attaque. Marshall Rosenberg exprimera que, lors des mésententes, nous sommes rarement dans l’écoute car nous cherchons à satisfaire nos propres besoins. Les mots, qui devraient être des fenêtres sur l’autre, sont, malheureusement, trop souvent des murs. Thomas Gordon nous invite à une nouvelle perspective reposant à la fois sur la considération de l’autre par l’écoute et le respect de soi. Comment penser le rapport à l’autre comme une recherche du non-perdant ? Une méthode sans perdant (win/win) nous invite, dans un conflit, à considérer et à envisager le conflit lui-même comme une opportunité de compréhension de l’autre et de soi-même. Pour prendre le contre-pied de la pensée sartrienne, l’enfer n’est plus l’autre : celui-ci est au contraire à envisager comme un partenaire, même dans le conflit. Et l’ocytocine, cette prodigieuse substance chimique qui, de façon tout à fait naturelle, réduit chez chacun le stress lors de ces interactions sociales et augmente, en même temps, le sentiment d’empathie, nous aide forcément à le faire avec confiance. Pas étonnant qu’on l’appelle l’hormone de l’amour, ou encore l’hormone du bonheur. Et dire que nous avons tout cette richesse, disponible et prêt à l’emploi… en nous-même. La nature est quand même bien faite.

 

Boris Misura

Boris Misura, titulaire d'une Maîtrise en philosophie, est professeur des écoles à Nantes. Il a été, pendant 15 années, Chef d’Établissement, spécialisé sur la question de la bienveillance. Il est, depuis sept ans, formateur en Communication Non-Violente et anime de nombreux groupes de travail pour les enseignants.

 

 

Commentaires

J’avoue que j’ignorais tout de cette ocytocine. Mais vous m’avez convaincu par cet excellent papier, très agréable à lire. Je partage l’idée qui me semble le sous-tendre: vouloir séparer culture et nature ne fera que le malheur de l’homme. La crise écologique en est l’illustration aujourd’hui manifeste. Il faut vivre selon la nature, l’écouter, l’observer, l’admirer, la chérir et désormais la protéger (ce qui aurait étonné les Anciens qui ne pouvaient douter de la toute-puissance de Gaïa…) Mais la nature est fragile. Et nous sommes à son image. Gardons nous toujours de l’hubris qui est le péché originel de la modernité. Que la crise actuelle puisse nous faire revenir les pieds sur Terre (ce qui n’empêche pas d’aller sur Mars). Si l’ocytocine peut nous aider, tant mieux !

par Mme Michu - le 20 septembre, 2020


 » Après l’accouchement , la production d’ocytocine va favoriser l’affection mère-enfant  » , écrivez-vous . Mais alors que va-t-il se passer pour l’enfant issu d’une GPA , que l’on va arracher à sa mère-porteuse pour le remettre à ceux qui l’ont commandé ? N’est-on pas là devant un acte où la culture l’emporte sur la nature , sans souci des conséquences et pour l’enfant et pour la mère qui l’a porté pendant neuf mois ?

par Philippe Le Corroller - le 20 septembre, 2020



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