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Par-delà le christianisme, la valeur universelle de la croix

20/12/2020 | par Thierry Formet | dans Art & Société | 4 commentaires

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ANALYSE : Dans un très beau texte, le philosophe Thierry Formet regrette qu’au nom d’une laïcité étroite, la croix chrétienne disparaisse de notre univers. Symbole plus large de notre existence humaine, elle situe un repère, matérialise un choix, signifie un refus, traduit une finitude, soutient une mémoire, porte un fardeau, soutient la réconciliation, etc.


Professeur agrégé de philosophie, Thierry Formet enseigne au lycée Georges de la Tour, à Metz, en classes préparatoires économiques et commerciales. Il a collaboré à l’édition scolaire du Gorgias de Platon (Gallimard, 2009) et a contribué à l’ouvrage collectif Une journée de philosophie (avec Martin Steffens et Pierre Dulau, éd. Ellipses, en 2013).


Au nom d’une acception fort étroite de la laïcité, notre monde sécularisé cherche en nombreux cas à se défaire de ses héritages religieux. C’est pourquoi il préfère manifestement la santé à la sainteté et n’a point d’état d’âme à interdire, comme ce fut le cas récemment, l’accès aux lieux de culte à ceux qui croient au ciel. Nombre de croyants en ont souffert. Les chrétiens comme les autres. Tentée toujours par la guillotine, dans la droite ligne des terribles fureurs révolutionnaires, la soif de la table rase peut conduire les plus zélés à retirer partout les croix qui ne leur apparaissent plus que comme des vestiges encombrants d’un temps révolu : celui de la chrétienté. Ainsi, des professeurs de l’Education nationale réunis pour une commission de baccalauréat dans une salle dominée d’un crucifix ont pu s’en plaindre comme ceux qui se demandent, avec une impatience irritée, si la croix peut encore subsister dans des tribunaux de la République. Alors qu’on comprend manifestement ici la valeur du balisage symbolique de l’espace social, on ne mesure pas toujours bien pourtant le prix de la liquidation des symboles. Peut-être importe-t-il de réfléchir un moment à tout ce que la croix peut nous dire de nous-mêmes et du monde.

Deux traits de bonne définition

Lorsqu’un segment à la verticale est coupé par un autre à l’horizontale, montrant des bras allongés, de part et d’autre d’un corps mince, alors que chacune de ses parties s’éloigne de son cœur minuscule, on ne sait trop quoi dire. Que penser en effet de la croix si souvent vue ? Trop de choses qui nous dispersent en s’écartant comme ses membres dira-t-on, résigné. Se pourrait-il pourtant qu’elle soit le symbole éminent qui nous rappelle ce qu’il nous faut bien vivre ? C’est que la croix nous ressemble, elle qui a tout de l’homme émacié, tantôt appauvri par sa misère, tantôt ramené à l’essentiel. C’est, peu ou prou, d’une croix que les premiers dessins des enfants relient la tête, les mains et les pieds de leurs bonhommes colorés. Et ce n’est pas sans raison, a-t-on pu dire, que l’illettré signe seulement d’une croix maladroite pour inscrire son consentement et prouver sa simple présence aux bas des pages qui l’oublient. Peu importe alors qu’elle soit d’encre, de bois ou de fer, la croix est surtout cet axe que l’on trace de deux traits qui se coupent et qui semblent toujours prompts à signifier quelles sont les grandes lignes de partage de nos vies : elle serait en cela le symbole vrai de nos existences. 

En effet, on constate bien qu’entre la naissance et la mort, il n’y a rien que les deux dimensions capitales d’une vie mortelle. Pour chacun la vie est toujours, de fait, le temps de la passion et de l’action, le temps de l’expérience et de l’ouvrage. A raconter ainsi la vie, dans une entreprise biographique quelconque, on ne peut traiter que de ce qui est arrivé à quelqu’un ou de ce qu’il a fait arriver. Parce que rien ne se vit en conséquence hors de la puissance d’accueil (relativement à ce que donne à vivre le monde) et de la puissance d’offrande (relativement à ce qu’on donne de soi au monde), l’existence, semblable à une croix, est intrinsèquement relationnelle en ses hospitalités nombreuses et ses générosités ambitieuses, toujours plus fondamentales alors que ses rapacités avides et sans cesse tentantes. Quand recevoir et donner forment la ligne d’horizon verticale des puissants envols de la grandeur humaine, prendre et garder font la ligne horizontale des vols en rase-motte de toutes nos bassesses.

La vie pensante est donc, manifestement, toujours aussi impressive qu’expressive, aussi passive qu’elle est active, aussi réceptive qu’elle est créative, tant contemplative enfin qu’elle est productive dans les solitudes et les multitudes dont elle se rend capable. Bref, entre disponibilités et fécondités, intériorité et extériorité, la vie se tient là, avec son cœur, son corps et ses bras, toujours tendue entre les contraires qui la minent. La tension qu’ils génèrent appelle alors la sagesse qui, de dialectique, sait se faire harmonique rendant alors capable de ce qu’exige le jeu de leurs complémentarités.

Chemin de croix, église Saint-Symphorien de Pfettisheim, Bas-Rhin, France.

Symbole existentiel de tout premier ordre, la croix de situation sert d’abord, dans le deuil littéral de toute ubiquité, à se situer symboliquement d’une croix sur toutes les cartes de l’existence. Celle-ci doit sans cesse se réajuster car chacun s’y trouve un peu désorienté, dans sa tendance à se perdre par audace et par curiosité au loin des droits chemins. «On en est là» : voilà ce que l’on en vient à dire à chaque fois qu’il nous faut «faire le point» dans nos vies en cours. Grâce à cette croix d’emplacement, on trouve en même temps la croix de ciblage ou la croix de destination. Au fond de nous, le pirate de la vie, certes, cherche sans cesse en prospecteur l’endroit où se cachent les trésors matériels à voler en premier. Et pourtant, l’honnête homme présent en chacun cherche, en quêteur, dans les livres et les conversations, les méditations et les œuvres de l’art, où peut bien se cacher le trésor spirituel du bien à faire comme à recevoir. C’est que les biens matériels se divisent d’être partagés, quand les biens spirituels s’en trouvent, eux, augmentés.

Dans cette démarche même, la croix de renonciation sert pourtant à se rappeler ici une grande blessure. En croix de finitude, elle fait savoir combien il faut se souvenir que tout n’est pas possible, notamment en faisant une croix sur tout ce qu’imposent les séparations fatales et les pertes tragiques, toutes les morts (subies autant que subites) qui font une vie finie partout pétrie de limites – limites restrictives autant que, souvent, constitutives. Devant la croix de toutes ces morts qu’il faut vivre, comment ne pas rappeler ici les beaux vers d’Aragon ?

« Rien n‘est jamais acquis à l’homme, ni sa force, ni sa faiblesse, ni son cœur et quand il croit ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix. »

Pourtant, comme croix de biffage, elle sert bien encore à supprimer sciemment ce qui ne peut ou ne doit pas être : à en finir personnellement avec ce qui ne mérite pas d’être vécu. Cependant, il ne suffit jamais ici de renoncer à ce qui est de peu de valeur puisqu’il s’agit bien de se souvenir de l’essentiel auquel se consacrer. Avec la croix mémorielle alors chacun doit manifestement, tous les jours, savoir user des deux couleurs de la vie. Il lui faut d’abord marquer d’une croix blanche toutes les choses importantes – qu’en éternel étourdi ou en esprit étroit – il laisse sans cesse mourir dans les divers méandres du mauvais oubli. D’une croix blanche : penser à remercier le parent, rester fidèle au conjoint, bien élever ses enfants, faire honnêtement son travail, appeler souvent les vrais amis et payer partout sa dette. D’avoir tout perdu, l’ingrat, l’infidèle, l’inconséquent géniteur et le parasite n’auront qu’à ruminer bientôt regrets et remords. Mais puisqu’il suffit d’un souffle pour que les braises grises de nos relations aux êtres tournent à l‘incendie, il faut aussi savoir marquer d’une croix rouge les biens en péril dont on connaît la fragilité. Marquer ainsi de la couleur du sang qui coule, en sauveur des âmes ou en sauveteur des corps, tout ce qu’il faut secourir et soigner d’urgence. Puisqu’on ne peut penser à tout, il faut surtout penser au Tout dont l’abscisse et l’ordonnée sont ici colorées du blanc et du rouge des croix les plus importantes du souvenir.

Deux traits d’une peine de valeur

Chaque existence lucide et sérieuse connaît à un second niveau la croix de carrefour qui montre que la vie de chacun doit se savoir au croisement de ces plans qui font la richesse de sa complexité et la pauvreté de toutes ses complications. Entre corps et esprit, matérialité et immatérialité, présence et absence, extériorité et intériorité chacun habite comme il le peut cet entre-deux pénible. Confronté sans cesse à la finitude indépassable de notre condition comme à l’infinité irréductible de notre vocation, on connaît la beauté du portrait où l’on a tôt fait d’être défiguré. Sur combien de clichés fait-on la grimace, quand notre face est révélatrice de nos impréparations et de nos insuffisances ? – Souvent. Et on ne peut pas toujours refaire une prise.

Lire aussi : Croyances religieuses et mythes (Jean-Michel Muglioni)

C’est pour cette raison que chaque existence se sait partout crucifiée. La croix de crucifixion subie nous montre notre vie déchirée, écartelée, étouffée sans cesse par les contradictions qui la traversent et la malmènent jusqu’à la broyer dans l’étau du tragique : celles de ses aspirations contraires comme des exigences opposées qu’elle rencontre et dont les bras de la croix sont le rappel. Nul ne peut sans périr être à la verticale et à l’horizontale en même temps, de sorte que le principe de non-contradiction n’est jamais seulement logique sans être en même temps éthique puisqu’il est ontologique. Pas de sphère cubique. Ni de chanteur muet, ni d’ascension descendante. On n’aura pas la célébrité et l’anonymat, l’opulence et la sobriété, la lubricité et la chasteté. L’intégrité se sait donc rivée au premier de ses devoirs, qui est de cohérence. Et les contradictions ainsi ne dessinent jamais nos impossibilités sans être le négatif d’une positivité qui est celle de nos vraies libertés : elles nous paralysent pour nous réanimer et nous arrêtent pour nous réorienter.

Mais il n’y a pas d’effets sans cause et, enfin, chaque existence doit se savoir par-là crucificatrice. La croix de crucifixion donnée rappelle bien les tortures que chacun inflige, peut infliger à son semblable ou même s’infliger à lui-même. Tout peut être grand chez l’homme, surtout la haine et la colère, l’impatience brutale et la rancune lente à frapper. Qui peut oublier alors tout le mal qui peut se faire sans cesse ? Qui peut croire encore aux utopies des lendemains seulement meilleurs ? Et qui a le luxe ici du scepticisme moral ? Il ne peut y avoir que des progrès particuliers et ponctuels, jamais de Progrès universel et global, car du mal et du malheur chacun s’entend, chaque jour, à se faire l’habile artisan. Des batailles remportées et non des victoires définitives. Les délations d’hier ne sont-elles pas déjà de demain, les trahisons d’avant-hier du surlendemain comme les mensonges du mois dernier le sont dès à présent du prochain ? Les meurtres, les escroqueries, les vols et les forfaits, toutes les impostures des temps archaïques annoncent au présent un futur n’ayant jamais par-là que peu d’avenir. La croix de lucidité ici est le rappel de notre invincible ambiguïté morale : parce que nous pouvons faire quelque chose de nous-mêmes, la possibilité de mal faire est chaque fois entre nos mains. Rien de ce qui est inhumain ne nous est donc étranger. 

Deux traits volontaires

A un dernier niveau on doit donc voir en conséquence que, du fait de ses vastes horizons existentiels, la vie pensante est toujours confrontée à la croix cruciale qui est la plus rude épreuve de la volonté. Qu’est-ce que la volonté si ce n’est cette disposition pratique qui permet de délibérer et de décider ce que l’on exécute en conscience ? Sans cesse il lui faut se rendre capable de choix cruciaux appelant sélections et hiérarchisations, exclusions et options, résolutions et assomptions dans les moyens et les fins de ses actions. D’avoir bien agi, on aura parfois la chance de placer sur la liste de nos tâches du jour la croix des affaires bien réglées. A la croisée des chemins, la conscience morale donne donc de sentir la liberté d’œuvrer tant que possible au plus grand bien comme au moindre mal pour ne pas s’enfermer dans l’impardonnable. Rousseau le disait bien : 

« l’enfer est ici-bas dans le cœur des méchants. »

Mais la volonté n’est pas moins de décision que d’acceptation et d’engagement. Porter sa croix n’est donc point, simplement, subir son calvaire, mais s’en occuper. Pour qu’il n’alourdisse pas la vie des autres, déjà. Mais surtout pour trouver dans la responsabilité à la fois l’endurance dont on a tant besoin pour supporter la vie dure et le consentement énergique à tout ce qu’exigent ses bienfaits. La vie bonne n’est-elle pas faite de choses qu’il faut aussi porter pour qu’elles nous portent ? Distincte de la responsabilité d’attitude ou de la responsabilité d’initiative justifiant tant l’imputative que l’assomptive apte à se faire réparatrice, la responsabilité de charge est ainsi des plus précieuses puisqu’elle prend sur elle de veiller au monde dont elle n’est pas l’auteur. Alors que l’âme infantile souffre en nous, tel un Atlas au dos courbé, de se sentir écrasée sous le poids du monde, l’haltérophile lui donne une belle leçon de vie. Ne lève-t-il pas les bras de la victoire à chaque fois qu’il porte bien haut sa fonte ? Concentré et résolu, imperturbable, le torse bombé, les bras fermes et les jambes pourtant tremblantes, l’homme trapu sait relever le défi des vrais géants : à chaque record, il parvient à porter le poids de choses qui sont a priori trop lourdes pour lui.

C’est pourquoi, enfin, il faut regarder en face la croix de réconciliation qui est celle de toutes les croisades de la vie volontaire. Comme un chevalier de l’espérance, l’existence de chacun est celle d’un croisé quidoit lutter sur la terre pour trouver la réconciliation dont le cœur de toute croix est la promesse – promesse toujours déjà tenue même lorsqu’elle est perpétuellement ajournée. Il y a bien un point d’intersection où l’horizontale et la verticale coïncident parfaitement Seul cet espoir fait vraiment vivre. La croix est donc bien le symbole d’une réconciliation toujours déjà opérée et toujours à refaire, perpétuelle reconquête de soi et des choses dans la défaite même qui en diffère la jouissance. La croix de guerre décorera les héros du champ de pagaille. La croix de feu indienne marquera les inspirés, aptes à chanter toujours ce qui enchante et désenchante les âmes perdues, ivres d’un jour se retrouver. Le malheur, disait un ami à l’autre, n’est pas de ne point jouir assez, mais de ne plus rien espérer. Et c’est un fait que la mort ne peut pas tout et que la vie de l’esprit est quelque chose. Il n’est donc pas d’autre fondement de l’espérance raisonnable.

On a cru pouvoir montrer, contre tout ce qu’un scepticisme déplacé aurait ici d’injustement destructeur, que la croix reste symbole d’une vérité accessible. S’il fallait encore confirmer la chose, on ne trouverait rien de difficile à la démonstration. Attestation de la vérité factuelle d’abord, il se peut que la croix rappelle simplement à l’historien le plus positiviste le supplice romain des temps antiques où l’on fixait le supplicié sur une croix jusqu’à la mort. Attestation de vérité culturelle et cultuelle ensuite, la croix rappelle bien au chrétien le sort de Jésus, elle le porte à suivre son exemple pour trouver son salut en sachant le sort que les hommes réservent à ce qui est divin.  

Lire aussi : Pascal, penseur grandiose de la petitesse humaine (Sylvain Portier)

Qui peut nier pourtant que la croix reste l’attestation aussi de la vérité rationnelle abstraite ? Il se peut que la croix rappelle toujours et partout au mathématicien non seulement le signe de toutes ses additions, mais aussi les propriétés trouvées à l’intersection des segments de droite se coupant à la perpendiculaire, formant quatre angles droits dont la somme est, dans l’espace euclidien, toujours égale à 360 degrés. Objectivement, nécessairement, universellement. Immanquablement, la croix lui rappelle encore le génie cartésien offrant ce repère précieux qui sert de médiation opératoire entre les calculs de l’esprit et les formes de l’espace, interface du dialogue entre les choses muettes et les idées qui les rendent parlantes. 

Mais ce qu’il importe de voir ici c’est toute la vérité existentielle dont la croix est porteuse. La croix doit rappeler par le détour de toutes ces analyses à l’honnête homme (attaché à l’héritage culturel de la chrétienté ou pressé de s’en défaire), qu’elle a le droit de trôner partout comme le symbole vrai de l’existence. Hegel le disait dans une formule où la vérité poétique rejoint la vérité philosophique dont il mesure la profonde teneur. Penser, selon le maître allemand de la dialectique, consiste foncièrement à…

« saisir la rose de la raison dans la croix de la souffrance présente ».

Du début à la fin de notre effort d’interprétation on a vu comment la croix – toujours croix de finitude et croix d’infinité, croix d’écartèlement et croix de réconciliation – figure admirablement notre condition et notre vocation. Le refus de la croix serait alors, pour chacun, dans la tristesse enragée d’un même refus du monde, un funeste refus de soi.

 

Thierry Formet

Professeur agrégé de philosophie, Thierry Formet enseigne au lycée Georges de la Tour, à Metz, en classes préparatoires économiques et commerciales. Il a collaboré à l'édition scolaire du Gorgias de Platon (Gallimard, 2009) et a contribué à l'ouvrage collectif Une journée de philosophie (avec Martin Steffens et Pierre Dulau, éd. Ellipses, en 2013).

 

 

Commentaires

Texte magnifique, à lire et à relire et à méditer, tant il est riche de significations ! Vraiment un choc .
Merci à iphilo de nous procurer un tel trésor de réflexions qui, je le sens, va m’accompagner longtemps.

par Philippe le Corroller - le 20 décembre, 2020


Bonjour Monsieur Formet,

Bienvenu ce prologue de l’Avent, un tour d’horizon avant la nuit symbolique, la piqure de rappel annuel quand elle n’est pas encore devenue quotidienne. Les chrétiens n’ignorent pas ce symbole mais certain-e-s n’en comprennent pas toutes les occurrences, je vais envoyer cet article à la cantonade chrétienne et combien le liront, jusqu’au bout? Qui aime à se faire rappeler?

Pour ma part, chrétienne depuis le baptême, je me demande comment celles et ceux qui ne sont pas nées sous l’étoile du Berger pensent leur mode d’être sans cette symbolique de la croix?
Le croisement, le carrefour de l’être et de l’étant se pense et se vit autrement ailleurs, « vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà ».
Je comprends votre problème comme l’oubli de la croix qui devient une erreur mais pour qui?
La crise morale que nous éprouvons est peut-être l’apocalypse salvatrice qui nous fera trouver les nouveaux symboles de la fraternité et donc de la paix.
En attendant l’épiphanie de notre humanité, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année.

par chiarappa - le 20 décembre, 2020


Magnifique texte M. Thierry Formet ! Merci ! A quelques jours de Noël en plus, c’est un beau message universel.

par M. Michu - le 21 décembre, 2020


[…] son article sur le site […]

par iPhilo » L’Edito : «Il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites» - le 11 janvier, 2021



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