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Souveraineté ou barbarie ?

6/09/2015 | par Jacques Sapir | dans Politique | 4 commentaires

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A l’attention de nos lecteurs : à la frontière de l’économie politique et de la philosophie politique, cet article de Jacques Sapir a été publié à l’origine sur son blog RussEurope le 3 septembre 2015. L’économiste connu depuis longtemps pour ses positions anti-Euro a récemment fait l’objet d’une attention médiatique particulière. Plutôt que de se joindre à la polémique sur ce qu’il appelle les « Fronts de libération nationale », idée qu’il emprunte à l’économiste et homme politique italien Stefano Fassina, nous avons choisi sur iPhilo d’entendre ce qu’il entendait aujourd’hui par « souveraineté », propos qu’il avait déjà examiné dans un article précédent sur le fait qu’il ne pouvait y avoir de souveraineté de gauche et de souveraineté de droite. Que cette tribune de Jacques Sapir soit l’occasion d’un dialogue vif mais apaisé !

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La question de la souveraineté est aujourd’hui posée en France. Ce n’est pas un hasard. Cette dernière traverse donc aujourd’hui une crise généralisée, qui est bien entendu économique et sociale à l’origine mais qui investit désormais d’autres terrains. Les français le ressentent et le traduisent dans un grand pessimisme [1].

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Les formes de la crise

Nous savons ce qu’est une crise économique, et nous mesurons tous les jours ce que peut être une crise sociale. Ces crises engendrent un profond sentiment d’insécurité [2]. Mais il y a dans la situation actuelle quelque chose de plus, tant quantitativement que qualitativement. Nous découvrons désormais ce que peut être une crise de la Nation, ce moment particulier où l’on sent le sol qui se dérobe sous nos pieds, où ce que l’on pensait être garanti est brutalement remis en cause, une chose qui nous avait été épargné depuis la fin de la IVème République. De ce sentiment découle celui de l’insécurité culturelle qui, se combinant à l’insécurité sociale, produit ce qu’un auteur appelle le « malaise identitaire » [3]. Derrière le symptôme, il y a bien une réalité, et c’est cette réalité qu’il nous faut tenter de comprendre.

Une des causes de ce pessimisme est le fait que les Français ont le sentiment d’être confronté à une barbarie aux formes multiples. Les attentats de janvier, que ce soit celui qui a frappé la rédaction de Charlie-Hebdo ou du supermarché Hyper-Kasher ont été le point d’orgue, mais aussi un nouveau point de départ de cette montée de la barbarie en France. Mais, à travers les médias, nous sommes abreuvés des images de la barbarie au Moyen-Orient. Nous sommes en réalité tout à la fois horrifiés et fascinés par la montée de la barbarie.

Des régions entières du monde ont basculé dans une sauvagerie profonde. Des millions de personnes en sont les victimes. Nous avons voulu l’ignorer et nous avons eu, jusqu’à présent, le sentiment de vivre dans un espace protégé, une bulle, où rien de réellement affreux ne pouvait survenir. Assurément, la conscience des massacres à l’extérieur, de la somme d’injustice et de misère qui s’accumulait loin de nos frontières était une réalité pour certains. Mais, pour une large part de la population, cela restait des mots ; le sentiment de vivre dans une zone protégée, l’Union européenne, l’emportait. C’est ce sentiment, justifié ou non, qui est en train de voler en éclats. La crise actuelle des réfugiés (et non des migrants), qui appellerait des réponses fortes et immédiates, met en lumière l’immense hypocrisie des institutions européennes qui préfèrent dénoncer un pays que de s’attaquer aux causes du problème. Et si l’on trouve bon de dénoncer la clôture de barbelés érigée à la frontière hongroise, on applaudit à de similaires clôture autour du site EuroStar à Calais.

Les français ressentent que non seulement ils ne sont pas protégés par l’Union européenne, mais que cette dernière, involontairement ou à dessein, approfondit chaque jour la crise qu’ils ressentent. Ils ressentent aussi que l’Union européenne est partie prenante de la barbarie qui les menace.

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La barbarie européiste

Au plus proche de nous une forme de barbarie économique s’est abattue sur la Grèce depuis 2010. La misère, le désespoir, mais aussi la violence politique et le sentiment d’une profonde et totale expropriation, tant économique que politique et sociale sont désormais à nouveau présents en plein cœur de l’Europe. Le phénomène touche désormais une partie de l’Espagne et du Portugal. Cette barbarie économique dépasse, et de loin, ce que l’on attend d’une simple crise. Mise en œuvre par les institutions européennes alors que ces dernières devaient théoriquement nous en protéger, elle porte en elle la condamnation du système qui la produit et la met en œuvre.

La menace d’une inculpation pour Haute Trahison pesant sur Yanis Varoufakis a quelque chose d’absurde, mais aussi de terriblement révélateur [4]. Elle symbolise la nature réelle du diktat des institutions européennes à l’égard de la Grèce. La situation de pénurie de liquidités qui a été organisée par la Banque Centrale Européenne porte un coup fatal à l’économie grecque. Le pourcentage des prêts dits « non-performants » a très fortement augmenté depuis le 26 juin dernier. Les besoins en financement des banques grecques sont passés de 7 à 10 milliards d’euros fin juin à 25-28 milliards au 15 juillet et pourraient atteindre la somme de 35 milliards vers le milieu de la semaine prochaine. En fait, le système bancaire grec a été délibérément détruit par les pressions exercées par la Banque Centrale Européenne à des fins essentiellement politiques. Les montants qu’il faudra accorder à la Grèce simplement pour que le pays ne sombre pas dans un chaos total s’il devait rester dans la zone Euro ne sont plus désormais de 82 à 86 milliards d’euros comme estimé le 13 juillet mais plus probablement de l’ordre de 120 milliards d’euros. La dette de la Grèce n’est aujourd’hui plus « soutenable » et l’accord n’a rien fait pour en assurer la soutenabilité [5]. Mais, cette menace, venant après le diktat du 13 juillet, éclaire de manière crue le faite que la zone Euro est désormais devenue un monstre, ou plus précisément un tyran qui s’est dégagé de toute règle.

Au fondement de cette barbarie, se trouve la destruction du principe de l’Etat. Cela n’étonnera que ceux qui ignorent tout de la tradition du discours sur l’Etat et le Droit qui court dans le monde occidental depuis maintenant plus de deux millénaires. L’Etat, c’est ce qui protège les individus, qui garanti un corps de règles admises par tous. Mais l’Etat est fondamentalement deux choses. Il peut être la propriété d’un prince, auquel cas, en réalité, il se défait rapidement. Ou bien il peut être l’expression d’une intérêt collectif : tel est le sens de la Res Publica qui a donné notre République mais qui est une réalité plus profonde et plus complexe. Le principe républicain existe y compris dans des formes d’organisation politique qui ne sont pas des « républiques ». Il faut donc retracer précisément l’origine du terme si nous voulons comprendre ce qu’il recouvre.

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La République et la Nation

Cette Res Publica est territorialisée. C’est un point essentiel à comprendre. Les solidarités qui naissent de la compréhension de choses en commun s’enracinent en fait dans l’espace. L’Etat ici se confond avec la Nation. Le lien entre l’Etat et la Nation prend une nouvelle dimension avec l’existence de la démocratie. Cette dernière implique la définition préalable de la souveraineté. En effet, la démocratie moderne, c’est à dire dans le cadre d’un espace territorial qui n’est pas réduit à une Cité-Etat, implique la souveraineté populaire. C’est le leg des révolutions de la fin du XVIIIème siècle. Mais, cette souveraineté populaire implique en amont l’existence de la souveraineté nationale. Sans souveraineté nationale, il ne peut y avoir de souveraineté populaire. L’expression qui symbolise le mieux la Révolution française « du peuple, pour le peuple, par le peuple », ne prend sens que si ce peuple est souverain, ce qui veut aussi dire qu’il ne soit pas soumis à un pouvoir étranger.

L’antériorité logique de la souveraineté nationale sur la souveraineté populaire interdit d’opposer ces deux concepts. Si la souveraineté nationale ne conduit pas nécessairement à la souveraineté populaire, et il y a eu nombre d’Etats souverains qui n’étaient pas démocratiques, on n’a jamais vu une démocratie dans un Etat qui n’était pas souverain. Opposer souveraineté nationale et souveraineté populaire est une absurdité. Mais, l’importance du principe de souveraineté en général a un autre fondement. Il faut comprendre que de la souveraineté découle la légitimité qui, à son tour, fonde la légalité. L’existence de la souveraineté est nécessaire à l’existence d’une autorité légitime, source d’une autorité légale.

Par ailleurs, c’est cette souveraineté qui rend audible l’injonction de solidarité, entre les personnes et les régions sur un territoire donné. Que l’on abdique cette souveraineté et cette solidarité se défait [6]. En affirmant que le peuple est le seul détenteur de la souveraineté, la Révolution de 1789 a achevé la construction politico-juridique qui fut commencée sous le moyen-âge. Mais, il faut se souvenir qu’elle ne l’a pas créé. La notion de souveraineté est bien antérieure à la Révolution. C’est pourquoi il faut aussi revenir aux sources de cette tradition intellectuelle du monde occidentale, et tenter de voir ce qui, en elle, est contingent à une époque ou à une culture et ce qui est réellement universel. Ce mouvement de retour doit aussi permettre de distinguer le véritable internationalisme, autrement dit une pensée qui se situe « entre les nations » car elle en reconnaît l’importance et cherche à dégager des causes communes et à organiser des compromis, et une pensée qui nie les nations, et en réalité nie aussi la démocratie et qui contribue alors à ce principe de destruction des Etats qui engendre la barbarie.

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Etat, Nation, société

La société française se défait. De ce constat terrible on peut tirer l’origine de la multiplication des revendications identitaires qui nous fait régresser du « nous » au « je ». Ce processus n’est possible que parce que l’Etat-Nation, cette vieille construction sociale, se défait elle aussi. La Nation, c’est ce qui nous protège de la « guerre de tous contre tous » pour reprendre la formule de Hobbes, ou de l’anomie pour citer Durkheim. Il arrive assurément que la loi opprime. Mais, la pire oppression découle toujours de l’absence de lois. Or, ces lois sont prises dans le cadre de la Nation, et la révolution de 1789 a institué le peuple souverain comme juge suprême de ces lois. La démocratie découle alors nécessairement de la souveraineté. Certes, il est des Nations souveraines qui ne sont pas démocratique, mais nulle démocratie n’a pu naître là ou l’on est privé de souveraineté. Toute tentative pour constituer un espace de démocratie institue en réalité un espace de souveraineté. Ces deux notions sont ici indissolublement liées.

Cette crise de la Nation, est aussi une crise de l’Etat. Elle laisse les citoyens démunis et sans pouvoir pour peser sur la situation. Il en est ainsi car ils sont privés du pouvoir de faire et de modifier les lois et par là même ils sont privés du pouvoir d’organiser collectivement leur propre futur. « Il n’y a d’irrémédiable que la perte de l’Etat » a dit un roi de France [7] en des temps anciens, mais qui semblent aujourd’hui étrangement, et tragiquement, proches. Le contexte était celui de la fin des guerres de Religions. Sous le couvert d’un affrontement confessionnel, entre Catholiques et Protestants, une puissance, l’Espagne, cherchait à dominer l’Europe. Seul le pays a changé car aujourd’hui c’est aussi de cela dont il est question. Or, de toutes les guerres civiles, le conflit inter-religieux est le plus inexpiable car il met en jeu des fins qui dépassent l’échelle humaine. Quand ce qui est en cause est la vie éternelle – pour qui y croit – alors tout devient possible et justifié dans ce que l’on considère alors comme la « vie terrestre » pour atteindre cette « vie éternelle ». Une finalité extrême peut engendrer une barbarie extrême. La guerre de religions est aussi le conflit qui déstructure le plus en profondeur une société, qui dresse les enfants contre les parents, les frères contre les frères. Aussi, quand Henri IV fit cette déclaration devant les juges de Rouen, car un Parlement à l’époque était une assemblée de juges, il voulait faire comprendre qu’un intérêt supérieur s’imposait aux intérêts particuliers et que la poursuite par les individus de leurs buts légitimes ne devait pas se faire au détriment du but commun de la vie en société. En redonnant le sens de la Nation, il mit fin à la guerre civile.

On mesure alors ce qu’il y a d’actuel dans des mots prononcés à la fin du XVIème siècle. Une crise économique peut nous appauvrir, des injustices sociales peuvent contribuer à dresser des barrières entre nous. Mais, la confiscation de la souveraineté nationale touche aux fondements mêmes de ce qui nous permet de vivre ensemble.

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[1]
 http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/01/15/20002-20150115ARTFIG00279-les-francais-champions-du-monde-du-pessimisme-economique.php ou encore, http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-les-francais-se-noient-dans-le-pessimisme-30-12-2014-1893114_23.php
[2] Castel R., L’insécurité sociale. Qu’est-ce qu’être protégé ?, Paris, Le Seuil et La République des Idées, 2003.
[3] Bouvet L., L’insécurité culturelle. Sortir du malaise identitaire français, Paris, Fayard, 2015.
[4] Evans-Pritchards A., « European ‘alliance of national liberation fronts’ emerges to avenge Greek defeat », The Telegraph, 29 juillet 2015, http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11768134/European-allince-of-national-liberation-fronts-emerges-to-avenge-Greek-defeat.html
[5] Barro J., « The I.M.F. Is Telling Europe the Euro Doesn’t Work », The New York Times, 14 juillet 2015, http://www.nytimes.com/2015/07/15/upshot/the-imf-is-telling-europe-the-euro-doesnt-work.html?_r=1&abt=0002&abg=0
[6] Guilluy C., La France périphérique. Comment on sacrifie les classes populaires, Paris, Flammarion, 2014.
[7] Discours de Henri IV au Parlement de Rouen en 1597.

 

Jacques Sapir

Jacques Sapir est un économiste français, aussi auteur d'ouvrages d'histoire militaire et de théorie politique. Docteur en économie et diplômé de Sciences Po Paris, il est directeur d'études à l'EHESS, directeur du Centre d'études des modes d'industrialisation (CEMI) et a récemment été élu membre de l'Académie des Sciences de Moscou. Connu du grand public pour son rejet de la monnaie unique, il a notamment publié : La Démondialisation (Le Seuil, 2011) ; Faut-il sortir de l'Euro ? (Le Seuil, 2012) et dernièrement Souveraineté, démocratie, laïcité (Michalon, 2012).

 

 

Commentaires

Très intéressant.
A une époque plus qu’ancestrale, « nous » avons choisi (dans le désespoir ? la lassitude ? la terreur ?) de déléguer notre violence individuelle (et notre « droit » à nous venger sur autrui pour des torts subis…) à une instance collective.
Comme j’ai déjà du écrire ici, l’Orestie d’Eschyle rend compte de cette origine mythique dans la dernière pièce, « Les Eumenides » (écrit par un grec.. quelle coïncidence).
A la fin de cette pièce, après le premier procès de l’Occident, auquel participent les citoyens d’Athènes, et le verdict qui disculpe Oreste, (très res publica, tout ça…) il y a un reste très important qu’il faut traiter : que vont devenir les Erinnyes ?
Athéna résout ce problème plus qu’épineux en donnant une double fonction aux vengeresses sanglantes : dorénavant, elles se chargeront de protéger les femmes qui accouchent en temps de paix, ET de défendre la cité contre les attaques d’ennemis en temps de guerre.
Elles ont donc une double face : violente ET protectrice.
Sont-elles… barbares pour autant ?
Barbarie et violence (sous quelque forme que soit) sont-elles synonymes ?
Cela fait quelque temps que, sur nos écrans et nos espaces virtuelles « nous » (mais pas seulement les Français. Combien de films américains avec des justiciers se chargeant de leur propre vengeance saturent nos salles de cinéma ?) attaquons cette PREMIERE fonction de l’Etat : être le lieu où nous déléguons notre…. droit d’obtenir réparation (pas vengeance) pour des torts subis. Paradoxalement, dans nos vies quotidiennes hors écran, toute forme de « violence » est devenue insupportable. (Notre espace protégée… les citoyens ont le droit de vivre dans un grand parc d’attraction ? La Révolution devait nous garantir cela ?)
Oui, je crois aussi que l’idée de la nation cherche à s’incarner (se traduire ?) dans un lieu.
Difficile à comprendre quand notre technologie nous permet de faire tomber les frontières, du moins…. sur le papier, et dans les têtes…et ce n’est pas rien.(Qui dit lieu délimite nécessairement dans ce dit « dedans » et « dehors » ce lieu.)
La nation est aussi des personnes partageant une langue commune.
Pour la dernière phrase : il n’y a pas de fumée sans feu.
La crise du fric, et de la dette est un symptôme d’une crise beaucoup plus profonde, une crise de la civilisation Occidentale, dans la mesure où elle touche, peut-être à des degrés différents, certes, tout l’Occident en ce moment.
Pourrait-elle à à voir avec notre incroyable obstination à faire du fric (seul…), et du commerce, le dénominateur COMMUN de notre fédéralisme (en Europe) ?
Et à faire du fric tout court notre idole par défaut d’un autre idéal/idée…

par Debra - le 7 septembre, 2015


 » L’Union européenne est partie prenante de la barbarie qui (les) menace  » , écrivez-vous sans trembler . Fichtre ! Jean Monnet-Robert Schuman-Alcide de Gasperi – Paul Henri Spaak , au départ . Puis Konrad Adenauer-Charles De Gaulle , Giscard-Schmidt , Mitterrand-Kohl, Jacques Delors-Simone Weil , Angela Merkel et bien d’autres : tous ces gens se seraient trompés pendant un demi-siècle ? Marine Le Pen , seule lucide , nous montrerait la voie ? J’ai bien peur de ne pas suivre les souverainistes dans leurs choix . Il me semble , au contraire , que nous avons besoin de plus d’Europe , pour prendre notre part de la « mondialisation heureuse » . Je ne me vois pas dire à ma fille , qui a découvert Berlin en Erasmus et a des amis dans le monde entier… » Ton destin , c’est Trifouillis-Les-Oies et les vaticinations de l’extrême-droite » .

par Philippe Le Corroller - le 8 septembre, 2015


Je suis persuadé qu’il est nécessaire d’avoir plus d’Europe… mais l’Europe telle qu’elle évolue est-elle bien l’Europe qu’il nous faut ? Depuis que les Etats et l’Europe ont délaissé leur « souveraineté monétaire » aux banques privées, le monde de la finance impose sa dictature. Les peuples, même en démocratie, n’ont plus vraiment capacité à imposer leur vision de la vie publique… Il suffit de voir la Grèce : malgré son élection et le référendum, Tsipras n’a pas réussi à imposer le choix politique de son peuple !
Pour que puissions reprendre en main notre avenir, ne faudrait-il pas que nous reprenions en main notre politique monétaire (en reprenant le pouvoir de frapper la monnaie, pouvoir déléguer aux banques privées et aux financiers) ?
J’ai vraiment l’impression qu’il y a transfert des revenus du travail vers les revenus des capitaux, appauvrissant les uns au profit des rentiers ! transfert expliquant les écart croissant entre les plus pauvres et les plus riches.
A ce stade de réflexion, il me semble qu’il y a 2 manières de reprendre le pouvoir de frapper monnaie ou au moins de décider d’une politique monétaire,c’est
soit que nous sortions de l’Euro, ce qui neme semble pas la meilleure solution pour le projet européen, soit

par Damien Schaeffer - le 20 septembre, 2015


A ce stade de réflexion, il me semble qu’il y a 2 manières de reprendre le pouvoir de frapper monnaie ou au moins de décider d’une politique monétaire, c’est
– soit que nous sortions de l’Euro, ce qui ne me semble pas la meilleure solution pour le projet européen,
– soit que l’Europe évolue très rapidement vers une Europe politique reprenant en main sa monnaie.
Cette seconde solution me semble la meilleure, mais selon moi, je crains qu’il soit très difficile de construire à court terme une Europe politique car il y a trop de différences culturelles entre les peuples constituant l’Europe !

par Damien Schaeffer - le 20 septembre, 2015



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